L'Histoire du Tour de France en 21 étapes, by jicébé
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Re: L'Histoire du Tour de France en 21 étapes, by jicébé
Je suis partant, à condition qu'on ne commence pas le concours avant milieu de semaine prochaine, cette semaine-ci étant hyper-chargée pour moi.
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Re: L'Histoire du Tour de France en 21 étapes, by jicébé
J'ai malheureusement des problèmes d'ordinateur (mon écran m'a lâché ce matin) qui vont me contraindre à reporter quelque peu la publication de la suite du parcours, donc je pense que le jeu-concours ne commencera pas avant la semaine prochaine.
Runnz, tu peux évidemment me compter parmi les joueurs
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Re: L'Histoire du Tour de France en 21 étapes, by jicébé
C'est bon, il n'y a aucune urgence. 
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Re: L'Histoire du Tour de France en 21 étapes, by jicébé
Etape 13 : Embrun-Nice (Tour 1973) - 234,5 km (moyenne montagne)

Ayant récupéré mon ordinateur ce week-end, voici la suite de mon Tour imaginaire. Et voilà une longue étape qui ne sera pas de tout repos pour les coureurs. En effet, le parcours fait sortir le peloton des Alpes au terme de 234 km plutôt exigeants, avec un départ en col (celui de la Cayolle) puis plusieurs ascensions, celle du Turini étant surement la plus difficile de la journée. Néanmoins, avec son sommet situé à plus de 80 kilomètres de l'arrivée, c'est une étape a priori promise aux baroudeurs. On peut imaginer une échappée de grimpeurs se constituer dans la première ascension et se disputer la victoire à Nice. En 1973, l'étape avait été calme, Ocana ayant assommé le Tour quelques jours plus tôt et c'est un autre Espagnol, Lopez-Carril, qui s'était détaché dans le Turini pour s'imposer en solitaire à Nice avec plus de 10 minutes d'avance !
Etape 14 : Cagnes-sur-mer-Marseille (Tour 2013) - 228,5 km (étape accidentée)

Encore une étape longue et usante pour les coureurs en cette fin de deuxième semaine. Mais cette fois-ci le profil des coureurs que l'on devrait retrouver aux avant-postes est différent. L'étape ne s'adresse pas aux grimpeurs mais aux purs baroudeurs, voire au puncheurs se réservant pour la Gineste... ou bien encore pour les sprinteurs qui tiennent surement là leur seule chance de lever les bras de la semaine. Car, en effet, malgré le profil casse-pattes et le sommet de la Gineste à seulement 12,5 km de l'arrivée, c'est bien Mark Cavendish qui s'était imposé en 2013, obtenant là son 24e succès sur le Tour. Mais l'étape était alors positionnée en première semaine, alors espérons que les baroudeurs ne s'avouent pas vaincus d'avance...
Etape 15 : Carpentras-Mont Ventoux (Tour 1987) - 36,5 km (contre-la-montre individuel)

Après Risoul, voici la deuxième arrivée au sommet de ce Tour de France ainsi que le deuxième chrono. Un contre-la-montre terrible pour conclure cette deuxième semaine avec la montée sèche la plus difficile de l'histoire du Tour, le Ventoux. En 1987, Jean-François Bernard y avait signé la plus grande victoire de sa carrière, au terme d’un effort de près d’1h20. Comme je l’avais indiqué à jicébé, je préfère cette version du contre-la-montre du Ventoux plutôt que celle de l’édition 1958 afin que le match entre purs grimpeurs et coureurs complets soient rééquilibrés par les 15 km de plat jusqu’à Bédoin. Néanmoins les grimpeurs trouveront là un superbe terrain pour exprimer leurs qualités et on peut s'attendre à des écarts importants.
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Re: L'Histoire du Tour de France en 21 étapes, by jicébé
Etape 16 : Carcassonne-Foix (Tour 2022) - 178,5 km (montagne)

Après la journée de repos, premiers contacts avec les Pyrénées pour les coureurs. Une étape a priori promise à une échappée mais où les favoris pourraient s'expliquer si l'envie leur en prend, à l'image de Pogacar qui avait attaqué, en vain, Vingegaard ans le Port de Lers en 2022. La principale difficulté de la journée demeure néanmoins le Mur de Péguère et ses terribles derniers kilomètres avec de nombreuses sections à plus de 12 voire 14% ! Au sommet, il ne restera que 27 km, principalement en descente, pour rallier Foix. De quoi permettre une belle bagarre.
Etape 17 : Saint-Girons-Luz Ardiden (Tour 1988) - 187,5 km (montagne)

Probablement l'étape-reine de ce Tour de France avec un grand classique au menu : le Portet d'Aspet et Mente en apéritif puis l'enchaînement Peyresourde/Aspin/Tourmalet/Luz Ardiden dans les 100 derniers kilomètres en met principal. De quoi lancer la course de loin et procéder à de grandes manoeuvres tactiques. Si l'étape proposera aux coureurs une troisième (et dernière) arrivée au sommet, une nouvelle fois l'ascension finale ne sera pas la plus difficile de la journée et on peut espérer voir des leaders se découvrir dans le Tourmalet même s'il faut bien reconnaître que cet enchaînement a été décevant dans le passé, tant en 1988 où Cubino l'avait largement emporté échappé qu'en 1994 où Virenque l'avait imité malgré un Pantani lancé à sa poursuite.
Etape 18 : Argeles-Gazost-Pampelune (Tour 1996) - 262 km (montagne)

Par sa longueur, voici surement l'étape la plus discutable de mon Tour de France. Celle pour laquelle j'ai le plus hésité. Mon intention initiale étant de faire remonter rapidement les coureurs vers le Puy de Dôme, je ne pensais pas faire de triptyque pyrénéen. Mais, puisque jicébé avait déjà proposé l'étape, j'ai finalement décidé de prolonger le plaisir dans les Pyrénées. Pour cela, j'étais bien obligé de choisir la seule étape du Tour gagnée par Dufaux
Plus sérieusement, il s'agit d'une magnifique étape avec les superbes et difficiles cols du Soudet puis du Port de Larrau, après un départ à froid par l'Aubisque puis Marie-Blanque. Alors oui, au sommet du Port de Larrau, il restera un peu plus de 100 km pour rallier Pampelune. En 1996, cela n'avait pas empêché les hommes forts du général de s'expliquer : un groupe de 8 coureurs s'était détaché et avait creusé un gros écart sur leurs poursuivants (plus de 8 minutes) ; l'étape fut donc décisive puisque ces 8 coureurs termineront aux 8 premières places du classement général final alors qu'Olano et Rominger étaient piégés. Le parcours offre ainsi deux scénarios possibles : si les leaders sont résignés et que les écarts au général sont déjà fait, une grosse échappée de grimpeurs peut espérer se jouer la victoire. Mais, si le général paraît encore jouable à certains prétendants, alors on pourrait voir des équipes tenter le tout pour le tout et trouver dans cette étape un terrain parfait pour renverser le général (le départ à froid par l'Aubisque pouvant réserver de mauvaises surprises !).
Pour actualiser quelque peu cette étape et proposer un kilométrage plus en adéquation avec les standards contemporains, il serait possible de rapprocher l'arrivée du sommet du Port de Larrau plutôt que d'arriver à Pampelune qui avait été choisie pour rendre hommage à Indurain.
Re: L'Histoire du Tour de France en 21 étapes, by jicébé
Ton choix d'étapes est très bon, et cela respecte la présentation d'un tour équilibré quoique avec seulement 2 étapes en plaine, il sera difficile de choisir un pur sprinter capable de faire le minimum de 3 podiums d'étape.
Quand crois-tu pouvoir faire ton topic dédié avec seulement les profils d'étapes ?
Quand crois-tu pouvoir faire ton topic dédié avec seulement les profils d'étapes ?
Re: L'Histoire du Tour de France en 21 étapes, by jicébé
Un beau Tour bien imaginé, mais bien (trop?) difficile à mon goût: il ne reste donc plus à @levrai-dufaux qu'à construire les 2 dernières étapes pour purs sprinters! 
- levrai-dufaux
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Re: L'Histoire du Tour de France en 21 étapes, by jicébé
Etape 19 : Bayonne-Bordeaux (Tour 1964) - 187 km (plat)

Et pour honorer les sprinteurs, quoi de plus naturel qu'une arrivée à Bordeaux où les sprints ont été une belle tradition de l'histoire du Tour.
Pour l'équilibre global de mon parcours, je comprends que la quasi-absence des étapes de plaine puissent créer un sentiment de déséquilibre car c'est assez inhabituel, mais c'est un choix clairement assumé vu la mascarade de compétition que sont malheureusement devenues ces étapes aujourd'hui. Si elles avaient le même déroulé que dans les années 80, j'aurais sélectionné bien plus d'étapes plates...
Etape 20 : Libourne-Saint Emilion (Tour 2021) - 30,8 km (contre-la-montre individuel)

Encore du plat, mais cette fois-ci ce sont les rouleurs et les coureurs du classement général qui sont attendus. J'ai toujours apprécié le contre-la-montre de fin du Tour de France, où la hiérarchie n'est plus la même avec la fatigue de l'épreuve et où les enjeux pour le général (à défaut du maillot jaune) sont toujours présents. La présence de ce contre-la-montre est aussi une incitation à l'attaque pour les grimpeurs afin qu'ils prennent leurs dispositions en montagne pour avoir suffisamment d'avance en vue de ce chrono sur des coureurs plus complets.
Etape 21 : Mantes-la-Jolie-Paris (Tour 2025) - 132,3 km (étape accidentée)

Une dernier étape pour le plaisir (ce Tour imaginaire étant parti un vendredi avec son prologue) avec la version 2025 de l'arrivée à Paris que j'ai vraiment adorée cette année
Finir par une belle classique offre un bouquet final très savoureux au Tour. Je pense, comme l'ont fait les organisateurs cette année, qu'il est plus sage de geler les temps avant le circuit final afin que le seul enjeu de l'étape soit la victoire finale mais puisque l'on est dans un Tour fantasmé, on pourrait imaginer une lutte jusqu'à la ligne d'arrivée
Merci à ceux qui auront suivi ce tracé et pour leurs commentaires. Je partage en partie le sentiment de jicébé sur le déséquilibre du parcours, je pense en effet que j'aurais pu enlever une étape ou deux un peu trop difficile (une étape vallonnée avant les Pyrénées plutôt qu'un tryptique pour la dernière semaine et surement retirer l'étape Embrun-Nice dans la deuxième semaine pour en mettre une vallonnée mais moins exigeante serait des petits rectificatifs que je suis prêt à concéder
Re: L'Histoire du Tour de France en 21 étapes, by jicébé
Merci à toi!
Petite remarque de puriste: 21 étapes + 1 prologue = 22 jours de course --> auras-tu une dérogation de l'UCI?

Petite remarque de puriste: 21 étapes + 1 prologue = 22 jours de course --> auras-tu une dérogation de l'UCI?
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Re: L'Histoire du Tour de France en 21 étapes, by jicébé
non mais c'est clair qu'on ne verra jamais un tel parcours sur le TDF, malgré ce que dit Gouvenou, qui ne semble pas trop apprécier les sprinteurs 
Soyons magnanimes : Pour un arrêt de la pratique cycliste professionnelle en Italie
Re: L'Histoire du Tour de France en 21 étapes, by jicébé
@levrai-dufaux: proposition: si tu ouvres un topic spécifique pour ton Tour, je peux y intégrer les profils LFR pour chaque étape, au rythme d'1 ou 2/jour, ce qui permettrait un suivi jour après jour du classement que va nous concocter @runnz.
J'ai déjà le profil du prologue à Charleroi

A toi de dire si ça t'intéresse.
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A toi de dire si ça t'intéresse.
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Re: L'Histoire du Tour de France en 21 étapes, by jicébé
Avec grand plaisirjicébé a écrit : 24 sept. 2025, 10:46 @levrai-dufaux: proposition: si tu ouvres un topic spécifique pour ton Tour, je peux y intégrer les profils LFR pour chaque étape, au rythme d'1 ou 2/jour, ce qui permettrait un suivi jour après jour du classement que va nous concocter @runnz.
J'ai déjà le profil du prologue à Charleroi![]()
A toi de dire si ça t'intéresse.
A condition que cela ne te demande pas un travail trop conséquent évidemment...
Je manque un peu de temps mais j'ouvre le sujet du Tour imaginaire 2.0 dans les jours à venir
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Re: L'Histoire du Tour de France en 21 étapes, by jicébé
J'ai deux dérogations à demander : une pour courir 22 jours, l'autre pour la soixantaine de kilomètres excédentaire de mon tracé. Cela en fait des passe-droits à demanderjicébé a écrit : 23 sept. 2025, 18:11 Merci à toi!
Petite remarque de puriste: 21 étapes + 1 prologue = 22 jours de course --> auras-tu une dérogation de l'UCI?![]()
![]()
En contrepartie, j'ai fait un gros effort pour limiter les transferts, y compris les jours de repos. Mon transfert le plus mauvais est celui entre Pampelune et Bayonne qui avoisine les 2 heures. Sinon, j'ai veillé à ce que les transferts soient inférieurs à 1h, ce qui est mieux me semble-t-il que les transferts actuels et peut justifier une demande auprès de l'UCI pour voir les coureurs un peu plus longtemps sur la route
Après, c'est cela qui est beau aussi avec un Tour de France imaginé, c'est que l'on peut laisser libre cours à nos fantasmes et rêver un peu. Plus que déséquilibré, je pense surtout que mon tracé est anachronique dans le sens suivant : il aurait été très bien dans les années 1990 quand les étapes de transition portaient bien leur nom : une petite échappée se formait, les cadors se reposaient et arrivaient avec 15 ou 20 minutes de retard. Aujourd'hui, gagner une étape sur le Tour est devenu un tel objectif pour toutes les équipes que les étapes accidentées ou de moyenne montagne sont devenues les plus animées pour être à l'avant. Les batailles pour prendre l'échappée sont devenues aussi longues que terribles. On voit même parfois des leaders s'en mêler en tentant de se glisser dans des gros groupes ! Sur le dernier Tour, l'étape de Toulouse en est un bon résumé.
Avec le tracé que je propose, on pourrait craindre que les étapes accidentées et de moyenne montagne donnent lieu à d'usantes batailles pour prendre l'échappée, fatigant tout le peloton dont les leaders... qui seraient alors moins enclins à se lancer dans de grandes opérations en montagne. C'est un risque, mais j'aimerais tout de même voir ce que donnerait un tel tracé.
En montagne, mon parcours à cherché à varier les plaisirs entre des étapes axées sur les pourcentages (Chambéry et Foix avec le Mont du Chat et le Mur de Péguère), d'autres sur la longueur des cols (Ventoux, Bonette, Lombarde, Lautaret), d'autres enfin sur les enchainements de cols (les étapes de Luz-Ardiden et de Risoul). J'ai veillé à ce qu'il y a relativement peu d'arrivées au sommet (seulement 2 en lignes + le chrono du Ventoux) et qu'à chaque fois l'ascension finale ne soit pas la plus difficile afin que la course puisse potentiellement ne pas se résumer à un course de côte. Il y a au total 6 étapes de montagne + le chrono du Ventoux, ce qui fait un programme corsé, en contrepartie duquel les coureurs plus complets et les bons rouleurs bénéficient de deux chronos de plus de 30 kilomètres (ainsi que du prologue) pour refaire leur retard sur les purs grimpeurs.
Re: L'Histoire du Tour de France en 21 étapes, by jicébé
Dérogations accordées
Ravi de voir que tu as ouvert ton topic: j'y intégrerai les profils type LFR de tes étapes, sachant que je les simplifierai (uniquement les côtes répertoriées, les secteurs pour l'étape de Troyes, 1 ou 2 chronos intermédiaires pour les clm et 1 sprint en cours d'étape).
Pour la catégorisation des côtes et cols, je compte adopter les critères définis lors de la présentation de mon Tour "Historique" (détails ci-dessous), en vue d'harmoniser leur classification pour des étapes s'étant déroulées lors d'années différentes, et donc pour lesquelles la définition des catégories dans la réalité a pu être différente d'une année à l'autre.
Ravi de voir que tu as ouvert ton topic: j'y intégrerai les profils type LFR de tes étapes, sachant que je les simplifierai (uniquement les côtes répertoriées, les secteurs pour l'étape de Troyes, 1 ou 2 chronos intermédiaires pour les clm et 1 sprint en cours d'étape).
Pour la catégorisation des côtes et cols, je compte adopter les critères définis lors de la présentation de mon Tour "Historique" (détails ci-dessous), en vue d'harmoniser leur classification pour des étapes s'étant déroulées lors d'années différentes, et donc pour lesquelles la définition des catégories dans la réalité a pu être différente d'une année à l'autre.





