Richard a écrit : 02 juin 2018, 13:22
biquet a écrit : 02 juin 2018, 13:09
Moi je veux bien que Froome lisse son état de forme pour envisager les doublés (Tour-Vuelta l'an dernier, Giro-Tour cette année). Mais dans ce cas, sa démonstration de Bardonnechia apparaît encore plus inexplicable. Parce qu'on va quand même pas me dire que c'est un Froome à 90 ou 95°/° qui a écrabouillé Dumoulin, Pinot, Lopez et Pozzovivo lors de cette étape.

Ces gars ne sont pas des rigolos, et je me répète encore une fois: jusqu'à cette journée, ils rivalisaient largement avec Froome, en montagne (d'ailleurs le kenyan blanc n'était que 6è sur l'addition des étapes de montagne, au matin de l'étape).
Froome a changé de "braquet", en cette journée, peut-être comme il l'avait fait le lendemain de sa défaillance "inquiétante" sur les pentes de Los Machucos (qui ont prouvé que lorsqu'il lui manque un peu d'oxygène, il peut aussi souffrir sur les très forts pourcentages ). On sait tous comment il a rétabli la situation, lors de la dernière Vuelta: en forçant sur les doses. A partir de là, impossible pour moi de ne pas mettre en relation son rétablissement de l'an dernier avec son renversement radical du dernier Giro. Et pas possible non plus de ne pas repenser au Tour de Romandie 2014, lorsqu'une AUT-express (et très discutable) était venue le sauver.
En ces 2 occasions, Froome a prouvé qu'il n'hésitait pas à taper dans la boite à pharmacie (légale, peut-être, mais en doublant les doses permises) lorsque sa condition physique s'avère incertaine.
Je me fais l'avocat du diable mais
- qui te dit que Dumoulin et les autres étaient à 100% ce jour-là ?
Froome ne leur est-il pas intrinsèquement supérieur à forme équivalente ?
- je me méfierais du scénario "forcer sur les doses"
Il avait aussi déclaré avoir refusé une AUT à la fin du Tour 2015...
https://www.bbc.com/sport/cycling/38534318
On peut dire qu'il dit ce qu'il veut, mais bon...
Oui, Froome leur est intrinsèquement supérieur en montagne, à forme équivalente. Quoique même ça, on peut en discuter. C'est quand qu'on a vu un Froome réellement supérieur aux autres, en montagne? C'était sur le Tour 2015, il y a 3 ans déjà.

Depuis, que ce soit sur le Tour ou la Vuelta, on n'a jamais vu un Froome ultra-dominateur. Et là ou il faisait VRAIMENT la différence, c'est davantage par ses qualités de rouleur largement supérieures aux autres grimpeurs et un éventail de qualités bien plus étendu (on l'a vu attaquer sur la descente du Peyresourde, participer à une bordure avec Sagan).
Mais là, on était sur le Giro. Les mecs s'étaient préparés sur la même course, le Tour des Alpes. Et que ce soit sur le Tour des Alpes ou sur la grande majorité des étapes montagneuses du Giro, j'ai pas vu Froome supérieur à Pozzovivo, Pinot, Lopez et Dumoulin. Avant de les massacrer en haute montagne, lors de l'étape la plus dure de l'épreuve.
Je veux bien retenir l'idée qu'on a retrouvé du grand Froome en 3è semaine (préparation bien calibrée, ok). Mais entre le Froome à la peine des jours précédents (sauf sur le Zoncolan, ou il avait déjà intrigué) et celui qui surclasse ses adversaires sur l'étape de Finestre, je trouve qu'il y a une trop grosse différence de niveau.