levrai-dufaux a écrit : 16 juil. 2017, 14:43
papou06 a écrit : 16 juil. 2017, 14:35
Du coup, le but ce n'est pas de passer à 7, c'est d'espérer que l'équipe se retrouve à 5 pour que tout devienne incontrôlable ?
Comme le disait quelqu'un sur un autre sujet, le but ça reste quand même que le gars qui gagne soit un des plus forts.
Si c'est pour avoir des échappées tous les jours et une loterie totale, ce n'est plus du sport mais les jeux du cirque.
Non le but c'est d'affaiblir un peu le poids des équipes pour qu'elles puissent à la fois conserver un rôle en termes de tactique, et en même temps qu'elles puissent contrôler la course moins facilement qu'aujourd'hui pour encourager le mouvement et l'offensif.
L'argument du "il faut que ce soit le plus fort qui gagne", on peut le retourner dans l'autre sens : imaginons que Bardet soit chez Sky avec l'équipe actuelle à son service, et Froome chez Ag2r avec l'équipe actuelle à son service. Le rapport de force ne serait plus du tout le même. Sans nier que Froome est un coureur plus complet que Bardet, on a quand même 2 coureurs très proches cette année en terme de niveau, et dans la situation actuelle le niveau de leur équipe respective a un poids trop important pour les départager.
Bardet dans une équipe du même niveau, ça aurait changé quoi jusqu'à présent ?
Froome était seul sur la Planche des Belles Filles, le Mont du Chat et la descente qui a suivi et le mur de Péguères.
Bardet ne lui a pas pris un mètre. La seule raison pour laquelle Froome est devant pour l'instant, c'est qu'il a été plus fort que le français.
Evidemment, ça lui facilite la tâche d'avoir une équipe de ce niveau pour contrôler les autres. Mais dans les ascensions les plus difficiles de ce Tour, ça s'est passé en homme à homme, et hormis sur 200m à Peyragudes, Bardet ne l'a jamais mis en difficulté.
Sur l'étape de Peyragudes, il s'est complètement planté par faute d'attentisme. C'est pas faute d'avoir eu des exemples sur ces 15 dernières années, où un leader était moyen, et où les autres ont été trop frileux et ont attendu trop longtemps pour attaquer (Armstrong 2003, Landis 2008(mal toute la journée mais attaqué bien tard, ce qui lui permet de rester à distance respectable pour son numéro de Morzine), Contador 2010).