Joao Almeida qui part dès le San Bernardino =>
Gorka Izagirre, Luis Leon Sanchez, Vadim Pronskiy, Harold Tejada, Chris Hamilton, Michael Storer, Alberto Bettiol : 7 équipiers des formations Astana (pour Aleksander Vlasov), DSM (pour Romain Bardet surtout pour ne pas laisser échapper la victoire d'étape), EF (pour Hugh Carthy) qui donneront tout dans l'ascension pour ne pas lui laisser du champ et s'il s'avérait qu'ils soient inefficaces, on peut imaginer que
Jonathan Castroviejo roulerait pour défendre aussi la place de
Daniel Felipe Martiiiinesss.
Simon Yates qui part dès le San Bernardino => Narvaez + Moscon qui lâchent tout + Castroviejo aux trousses si besoin.
Il va donc falloir sérieusement essorer le peloton et faire sauter une partie de ce beau monde pour qu'une tentative dans les cinq derniers km du San Bernardino puisse être judicieuse.
Les essoreurs ?
Pour Almeida : Peter Serry et James Knox comme aujourd'hui.
Pour Yates : Tanel Kangert et Mikel Nieve.
Problème numéro 1 : ce replat de 3 km au milieu du San Bernardino, les équipiers DSM, Astana, EF et Ineos qui auraient été dans le rouge juste avant pourront se refaire la cerise dans les roues et poursuivre ensuite leurs efforts sur 2 km de montée après, ce qui laisserait seulement 3 km à un Almeida/Yates pour attaquer et faire des différences avant la descente et la partie de plaine. Il faut également éviter que ces équipiers ne puissent rentrer dans la descente donc faut les rejeter assez loin et ne pas attendre le dernier moment pour attaquer.
Solution : un essorage radical dans les 14 premiers km du San Bernardino.
De toute façon, un James Knox n'aurait actuellement pas les capacités de faire tout un col à donf.
Problème numéro 2 : si cet essorage peut suffire à faire sauter une bonne partie des sept équipiers cités plus haut, ce ne sera sans doute pas suffisant pour faire péter tous les Ineos qui prendront le relais.
Solution au problème numéro 2 : envoyer des coéquipiers de Yates/Almeida à l'avant.
Problème à cette solution au problème numéro 2 : on peut difficilement jouer sur les deux tableaux : essorage + relais à l'avant par manque cruel de main d'œuvre.
La cheville ouvrière du _Plan se nomme donc :
Rémi Cavagna qu'Almeida doit envoyer à l'avant (pas sur qu'Ineos s'amuse à filtrer un coéquipier d'Almeida qui ne constitue pas une menace) pour retomber sur lui dans la vallée assasine longue de 12 km entre le premier et le deuxième col. Mais chez DQS, est-on prêt à sacrifier une bonne partie des chances sur le chrono du lendemain pour Rémi Cavagna pour un résultat hypothétique ? Chez DQS, la victoire passe avant tout. Cela dit, Cavagna aime bien se faire une petite sortie de 100 km de mise en jambes la veille d'un chrono.
Pour Yates, la pièce maitresse sera
Cameron Meyer ou
Callum Scotson, mais là on peut tout à fait imaginer que l'intimidant Filippo Ganna ne les laissera pas sortir en début d'étape.
Pour Foss, je crois bien qu'il ne cherchera pas à forcer demain, il s'assurera de ne pas perdre trop de temps sur Dan Martin (qui est à 3 min de lui au classement) pour se donner le max de chances de jouer le podium d'étape/victoire d'étape sur le chrono du lendemain.