J'ai affiché plus haut le temps mis par les duos van Aert/van der Poel et van der Poel/Asgreen pour parcourir la dernière portion après le Paterberg, et sans tenir compte des conditions météo, on constate que c'est allé beaucoup plus vite cette année (1min20sec en moins).-Vélomen- a écrit : 04 avr. 2021, 22:20
Moralité : le Néerlandais était sûrement plus fatigué au moment du sprint aujourd'hui mais il paie aussi le fait qu'Asgreen lance le sprint de beaucoup plus loin et qu'il n'a, dans les 2 cas, que 175 m d'autonomie.
L'an passé, ils n'avaient pas la pression d'un retour d'un groupe.
Et finalement, cette stratégie d'Asgreen de continuer à passer des relais de porcs alors qu'il aurait pu jouer sur les nerfs de van der Poel en passant en dedans ou en se mettant dans la roue du Batave dans les 2 derniers km vu que Sénéchal était derrière et que van der Poel ne tenait absolument pas à ce que son rival van Aert recolle également, s'est avéré payante.
A aucun moment van der Poel n'a pu récupérer ce qui constitue sa principale force pour recharger les batteries pour sortir un gros sprint.
Asgreen était vraiment sur de sa supériorité physique pour jouer là-dessus comme quand il a demandé à Alaphilippe de durcir alors qu'initialement, on aurait pensé qu'il fallait tout miser sur des moments de temporisation pour qu'il puisse s'extirper et jouer sa carte.
Et c'est là aussi que van der Poel a merdé. Il a dit qu'il avait vite pu constater que Asgreen était très fort.
Donc, van der Poel a commis pour moi une erreur tactique d'attaquer dans le Vieux Kwaremont pour tenter de virer van Aert et/ou de finir en solitaire car, dans ce cas-là, soit il se retrouve tout seul avec Asgreen aux fesses en poursuite pendant un bon moment et Asgreen étant un meilleur rouleur, c'était jouer sur son terrain et diminuer ses chances ; soit comme ce qu'il s'est passé, il finissait avec Asgreen avec des relais qui reviennent très vite à deux si Asgreen décidait de ne pas temporiser et c'est ce qu'il a fait.
Comme sur l'E3, il aurait eu intérêt à garder van Aert avec lui.
En vélo, il ne faut jamais s'isoler avec un mec que tu sens au moins aussi fort que toi alors que ton arme principale est le sprint, s'il décide de rouler comme un boeuf jusqu'à la ligne sans vrai temps mort, t'es cuit. Ca, van der Poel aurait du le sentir.
Après, c'est sur que, d'un point de vue de téléspectateur, van der Poel paraissait dans la situation idéale.


