« La finale était sans doute très belle pour les spectateurs et je ne veux pas passer pour le mauvais perdant », disait Lefevere, « mais Monsieur Van Vliet (NdlR : l'ancien coureur Léo Van Vliet, organisateur de l'Amstel) est venu à deux kilomètres à leur côté dire qu'ils avaient 45 secondes d'avance. Ce n'était manifestement pas vrai ! Je vous invite à regarder à nouveau les images de la finale car ce n'est pas tout. La moto de la télévision est encore à 300, 400 mètres (en fait 400, 500) encore intercalée devant le groupe Van der Poel. Il faut être sérieux. Dans la finale d'une classique, les motos ne doivent plus être là. Après avoir pris 110 photos, ça suffit ! »
En arrivant dans le bus de son équipe, Julian Alaphilippe avait poussé un grand m… de frustration.
« Je le comprends », disait encore Lefevere. « C'est la preuve qu'une course n'est finie qu'une fois la ligne d'arrivée franchie, Fuglsang a voulu jouer. Au lieu d'être deuxième, il est troisième ! Fuglsang était le compagnon idéal. Mais à quatre kilomètres de l'arrivée, il n'a plus voulu passer. Julian avait des crampes dans le mollet. Il s'est un peu retenu. Bien sûr, c'est facile, mais après coup on peut se dire que s'ils avaient attendu Kwiatkowski et Trentin, à quatre, ils auraient été au bout. Mais on ne sait jamais ce qui se passe à quatre, ça devient autre chose qu'à deux, les hésitations, les spéculations. Avec des si…, on connaît la chanson. »

