Je ne pensais pas que mon post allait faire faire une comparaison entre les année 80 et aujourd'hui mais c'est toujours très intéressant de voir vos avis sur cette époque que je n'ai pas connu.
En fait je voulais insister sur le fait que l'on se projette vers un cyclisme (ou plutôt une élite du cyclisme) où les écarts ne pourront plus se faire entre les favoris sur les étapes en ligne, hors CLM et défaillance et donc sur les sprints (classement à la place) ou sur les bonifs. Je suis persuadé que les coureurs seront poussés à faire toujours plus de jours de courses pour satisfaire les suiveurs, les organisateurs et les sponsors, et donc que les parcours seront de plus en plus "facile" pour les coureurs ou le cas échéants, que la plupart des difficultés seront escamotées pour faciliter la récup', la fatigue liés au décalage horaire etc et que de toute façon les matériels de plus en plus performants empêchent la différence de se faire entre deux coureurs. Les tactiques sont de plus en plus optimisées également et dans un sport aussi aérodynamique que le vélo, la tactique la plus efficace et d'attendre le sprint
Je pense que l'on va aller au delà des dominations récentes de Dumoulin/Wiggins/Froome sur la gestion de l'effort et qu'en plus d'être efficace comme un vrai rouleur, maintenant il faudra avoir du punch voire même une bonne vitesse de pointe pour se démarquer. D'ailleurs Pinot a peut-être senti le truc vu comme il a progressé en sprint. Je me demande si Alaph' ne pourrait pas cartonner dans cette configuration, même s'il semble se désinteresser des CG au profit des étapes.
On verra bien, mais on a clairement un cyclisme a deux vitesses entre ce que produisent les équipes WT (Haut Var, Provence, UAE Tour, Australie) et le cyclisme produit par des équipes "moins professionnelles" comme ce que l'on a vu en Colombie ou maintenant au Rwanda.