vesp-asien a écrit :Booze a écrit :Je ne vois pas pourquoi la victoire de Kruiswijk serait moche. Il sera - si elle s'avère - allé la chercher tout seul sans le soutien d'une armada. Je préfère mille fois un coureur qui ose, qui tente, qui joue, qui assume le poids du maillot qu'un autre qui court planqué pendant 150 bornes derrière ses équipiers qui contrôlent la course pour lui et attendant [i:2xhbzj7t]essairêmement [/i:2xhbzj7t]les cinq dernières bornes pour monter juste ce qu'il faut de watts pour distancer ses adversaires qu'un rythme de folie aura émoussé.
Aujourd'hui, c'était un combat d'homme à homme. Mis à part Nibali, les autres étaient livrés à eux-mêmes très tôt et ils se sont battus sur leurs valeurs intrinsèques. Le succès des uns n'est que plus beau; la défaillance des autres que plus révélatrice.
Le succès n'a jamais plus de valeur que lorsqu'il est obtenu seul face à l'adversité. Le succès des armadas et de leurs capitaines n'est pas pour autant sans valeur, mais il a un prix. Celui de leur constitution. Et c'est cela qui le déprécie.
Quand je dis que la victoire de Kruiswijk ca serait moche, c'est purement subjectif, je n'apprécie pas tellement ce coureur qui ne dégage aucun charisme, un peu à la Hesjedal. J'aurais préféré Purito vainqueur du Giro 2012 et Valverde du Giro 2016, je trouve que ça claque beaucoup plus qu'Hesjedal et Kruiswijk... c'est juste un avis, Kruiswijk profite à 100% de l'opportunité qu'il n'aura probablement plus jamais dans sa carrière mais voilà...
Je crois comprendre ton point de vue, même si je ne le partage pas. Selon toi, Valverde (ou Purito auparavant ), ce serait plus sexy, plus en phase avec la grande histoire cycliste avec ses coureurs magnifiques aux palmarès impressionnants, des champions hors normes aux destins hors du commun, ses héros s'élevant au-dessus du commun, ses légendes écrites à l'encre d'une plume de champagne au goût de victoire. Ca claque, c'est sexy.
Seulement voilà, le sexy, le nom, le prestige ne compte pas. Un palmarès, une aura glanée par le passé, une célébrité ne donne le droit à rien. Pas même à prétendre que la victoire d'une légende honorerait une épreuve. Ce qui honore une épreuve, c'est le mérite de son vainqueur, son courage, son art de la course, son dépassement. Purito a perdu le Giro 2012. Tant mieux. Il a couru comme un abruti suffisant. Il a cru que la course allait s'offrir à lui. Il ne la méritait pas; et sa victoire aurait entaché le palmarès.
Cette année, pour l'instant, Kruijswijk honore le Giro. Il court à l'avant, dans la droite ligne de ce qu'il a fait l'an passé. Il ne ratonne pas. Il défend sa tunique. Apparemment, il ne fait pas rêver certains. C'est leur droit, leur ressenti. Mais, je me demande ce qu'il faut ! Les noms, on s'en fout ! C'est la manière et l'intention qui comptent ! Et de ce côté-là, Kruiswijk n'a pour l'instant rien à envier à personne.
Les vedettes, c'est à Cannes. Sur une course cycliste, rien ne leur est du.