Il me semble que tu marques un point important. Mais, cela est valable pour les coureurs de second rideau, pas pour les top leaders.MickaelKael11 a écrit :Les points WT ont aussi une sorte de valeur marchande pour un coureur. Ce qui explique que parfois voir souvent un coureur préfère assurer une place que de tout tenter et exploser.
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Comme l'a dit Wald, la crise est passée par là donc en effet leur signification a beaucoup baissé. Après ils ont quand même au début des années 2010 contribué à renforcer la manière de courir en WT qui s'est standardisée. il suffit de lire les déclarations d'un Bardet qui explique froidement dès 2013 qu'en WT il ne faut pas se découvrir, tenir tenir tenir alors que ça élimine par l'arrière et que ce n'est que vers la toute fin de course qu'il faut savoir saisir le moment pour prendre une initiative.Racemousse a écrit :Oui je sais, mais je pense que beaucoup ici surestime l'influence des points World-Tour sur le déroulement des courses. Après ce n'est que mon avis.
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pour faire un résultat, on doit forcément courir de la sorte, avec les armadas présentes, partir à 20/30 km de l'arrivée, c'est du suscide, cela n'a rien à voir avec les points WT.
Les grosses équipes contrôlent facilement la course pour leur champion, c'est quasi impossible de tenter quelque chose loin de l'arrivée, alors on attend les tout derniers km.
Les grosses équipes contrôlent facilement la course pour leur champion, c'est quasi impossible de tenter quelque chose loin de l'arrivée, alors on attend les tout derniers km.
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Pourquoi les Strade Bianche ou A Travers les Flandres arrivent à se décanter et à se lancer à 50 bornes de l'arrivée ? On y retrouve pourtant les mêmes protagonistes que sur LBL ou le Ronde, alors que dans ces courses là, plus dures et plus longues, il faut attendre les 15/20 derniers kilomètres pour avoir de l'action.
Il y a certainement plusieurs réponses à cette équation et pas mal de mesures à prendre et à mon sens \"l'obligation\" de résultat sur les plus grandes courses, pour les grandes équipes en est une. Et ce n'est pas qu'une question de prestige. Quel prestige y a-t-il à finir 6ème ou 7ème d'un monument ?
Les points WT ne sont certainement pas la seule explication mais reste pour moi un élément majeur à ce cyclisme défensif.
D'une manière générale depuis que j'ai vu Bartoli sacrifier un Tour de Lombardie pour s'assurer le CG d'une Coupe du Monde je suis contre toute forme de championnat comportant les plus grandes courses du calendrier.
Il y a certainement plusieurs réponses à cette équation et pas mal de mesures à prendre et à mon sens \"l'obligation\" de résultat sur les plus grandes courses, pour les grandes équipes en est une. Et ce n'est pas qu'une question de prestige. Quel prestige y a-t-il à finir 6ème ou 7ème d'un monument ?
Les points WT ne sont certainement pas la seule explication mais reste pour moi un élément majeur à ce cyclisme défensif.
D'une manière générale depuis que j'ai vu Bartoli sacrifier un Tour de Lombardie pour s'assurer le CG d'une Coupe du Monde je suis contre toute forme de championnat comportant les plus grandes courses du calendrier.
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Pour plusieurs raisons. D'abord les équipes y sont beaucoup moins homogènes, il n'y a pas tout le ban et l'arrière ban des lieutenants/équipiers de luxe qui peut te verrouiller une course. Ensuite sur les flandriennes (de moins en moins RVV avec son parcours moisi maintenant) les équipiers ont plus de mal à peser sur la course et donc jouent un rôle moindre. Sur les Strade c'est un peu pareil.Liam_ a écrit :[b:17dpnnum]Pourquoi les Strade Bianche ou A Travers les Flandres arrivent à se décanter et à se lancer à 50 bornes de l'arrivée ? On y retrouve pourtant les mêmes protagonistes que sur LBL ou le Ronde, alors que dans ces courses là, plus dures et plus longues, il faut attendre les 15/20 derniers kilomètres pour avoir de l'action. [/b:17dpnnum]
Il y a certainement plusieurs réponses à cette équation et pas mal de mesures à prendre et à mon sens "l'obligation" de résultat sur les plus grandes courses, pour les grandes équipes en est une. Et ce n'est pas qu'une question de prestige. Quel prestige y a-t-il à finir 6ème ou 7ème d'un monument ?
Les points WT ne sont certainement pas la seule explication mais reste pour moi un élément majeur à ce cyclisme défensif.
D'une manière générale depuis que j'ai vu Bartoli sacrifier un Tour de Lombardie pour s'assurer le CG d'une Coupe du Monde je suis contre toute forme de championnat comportant les plus grandes courses du calendrier.
Pour moi la manière défensive de courir tient à plusieurs facteurs :
- Equipiers trop fort (peloton bien plus homogène, on a plus d'un côté fuoriclasse et de l'autre porteurs d'eau). La solution est de diminuer la taille des équipes.
- Coureurs qui ne prennent plus d'initiatives, plus de bluff, de psycho, en grande partie à cause des oreillettes. La solution est de supprimer les oreillettes.
- Les coureurs cherchent à se donner une valeur. Sauf être sprinteur ou gros coureur de CG (en gros 30 coureurs dans le peloton) comment un coureur peut-il prouver sa valeur ? Un leader d'équipe de second rang, un second couteau de grosse écurie il a des chances infimes de battre à la pédale un Gerrans ou un Valverde ou un Purito sur une classique ardennaise. Le mieux pour lui est donc de se dépouiller pour faire top 10, et donc pour son équipe le but est de lui donner le plus de chances possibles de faire top 10, donc cette équipe roule pour le protéger. Résultat on a des équipes de second couteaux qui aident celles des favoris à tout contrôler, au lieu de les attaquer.
Tout ça fait que tous les coureurs repoussent le plus tard possible la sélection malheureusement.
- Bradounet_
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Il y a un truc qu'on ne voit presque jamais : une équipe qui d'un seul coup prend les commandes dans une côte/col et fait tout exploser ou tout du moins les équipiers de l'équipe qui contrôlait la course avant. Une sorte de gambit.twisty a écrit :pour faire un résultat, on doit forcément courir de la sorte, avec les armadas présentes, partir à 20/30 km de l'arrivée, c'est du suscide, cela n'a rien à voir avec les points WT.
Les grosses équipes contrôlent facilement la course pour leur champion, c'est quasi impossible de tenter quelque chose loin de l'arrivée, alors on attend les tout derniers km.
Mais quand je dis une équipe, c'est en fait un ou deux coureurs qui se mettraient en tête et qui, sans attaquer, feraient une accélération progressive pour finir sur un rythme endiablé sur 500m/1 km et ensuite s'écarteraient.
Même si après ça temporise, ça peut donner des idées à certains coureurs pour passer à l'attaque.
A la place, on assiste bien souvent à la pire des stratégies possibles téléphonées : une équipe qui se replace en bloc à l'avant et accélère le rythme sans que celui-ci soit infernal sur plusieurs km et qui en fin de compte fait le boulot de l'équipe précédente, qui n'a plus qu'à reprendre le contrôle de la course une fois que tous les coureurs de l'équipe précédente auront pris leurs relais à s'épuiser pour rien.
"Qui a eu cette idée folle, un jour d’inventer les cols ?" F.Gall
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Tu ramènes souvent ça aux équipiers trop forts. Ça étaye d'ailleurs ta thèse des équipes réduites. Je veux bien l'entendre dans le cas de démonstration collective du style Sky ou Us Postal en haute montagne, lorsqu'il reste autant d'équipiers du leader que de leaders adverses, mais pas dans le cas des classiques que l'on a pu vivre récemment. Quelle armada avait la possibilité de contrôler à elle seule les 50 derniers kilomètres de LBL ? Aucune à mon sens. Quand les leaders veulent faire la course, les équipiers sautent. Quasi systématiquement.
Je reprends l'exemple des Strade Bianche car c'est le plus parlant cette année : Valverde attaque à 50 bornes et emmène avec lui tous les meilleurs de la course. Rideau. Que les équipes soient plus fortes sur Liège que sur les Strade est chose vraie mais qui le reste jusqu'à un certain point. Si Valverde refait le même coup dans La Roche aux Faucons et emmène avec lui Purito, Bardet et les 7/8 hommes forts de la course et que ça s'entend, il n'y a pas une équipe et un leader qui aura l'intérêt et surtout la capacité de rouler. Alors pourquoi prendre le risque sur une course et pas sur l'autre ? Parce que sur les Strade, pour Valverde le jeu est plus important que l'enjeu, alors que sur Liège l'enjeu l'emporte.
Et je ne prends pas l'exemple de Valverde pour lui taper dessus, vu que c'est quand même le coureur qui s'en sort le mieux sur une course d'attente, mais surtout pour stigmatiser la différence d'attitude des coureurs entre deux courses.
Je n'ai aucun espoir de (re)voir à l'avenir ce genre de numéro sur une ardennaise, mais on peut quand même améliorer les choses. Et pour moi il faut absolument minimiser l'enjeu de ce genre d'épreuves, que les coureurs y évoluent avec la seule volonté de remporter un monument du cyclisme. Sans autre forme de récompense.
Bien sûr on pourra en plus y supprimer les oreillettes, réduire le nombre d'équipiers etc...
Je reprends l'exemple des Strade Bianche car c'est le plus parlant cette année : Valverde attaque à 50 bornes et emmène avec lui tous les meilleurs de la course. Rideau. Que les équipes soient plus fortes sur Liège que sur les Strade est chose vraie mais qui le reste jusqu'à un certain point. Si Valverde refait le même coup dans La Roche aux Faucons et emmène avec lui Purito, Bardet et les 7/8 hommes forts de la course et que ça s'entend, il n'y a pas une équipe et un leader qui aura l'intérêt et surtout la capacité de rouler. Alors pourquoi prendre le risque sur une course et pas sur l'autre ? Parce que sur les Strade, pour Valverde le jeu est plus important que l'enjeu, alors que sur Liège l'enjeu l'emporte.
Et je ne prends pas l'exemple de Valverde pour lui taper dessus, vu que c'est quand même le coureur qui s'en sort le mieux sur une course d'attente, mais surtout pour stigmatiser la différence d'attitude des coureurs entre deux courses.
Je n'ai aucun espoir de (re)voir à l'avenir ce genre de numéro sur une ardennaise, mais on peut quand même améliorer les choses. Et pour moi il faut absolument minimiser l'enjeu de ce genre d'épreuves, que les coureurs y évoluent avec la seule volonté de remporter un monument du cyclisme. Sans autre forme de récompense.
Bien sûr on pourra en plus y supprimer les oreillettes, réduire le nombre d'équipiers etc...
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+1Bradounet_ a écrit :Il y a un truc qu'on ne voit presque jamais : une équipe qui d'un seul coup prend les commandes dans une côte/col et fait tout exploser ou tout du moins les équipiers de l'équipe qui contrôlait la course avant. Une sorte de gambit.twisty a écrit :pour faire un résultat, on doit forcément courir de la sorte, avec les armadas présentes, partir à 20/30 km de l'arrivée, c'est du suscide, cela n'a rien à voir avec les points WT.
Les grosses équipes contrôlent facilement la course pour leur champion, c'est quasi impossible de tenter quelque chose loin de l'arrivée, alors on attend les tout derniers km.
Mais quand je dis une équipe, c'est en fait un ou deux coureurs qui se mettraient en tête et qui, sans attaquer, feraient une accélération progressive pour finir sur un rythme endiablé sur 500m/1 km et ensuite s'écarteraient.
Même si après ça temporise, ça peut donner des idées à certains coureurs pour passer à l'attaque.
A la place, on assiste bien souvent à la pire des stratégies possibles téléphonées : une équipe qui se replace en bloc à l'avant et accélère le rythme sans que celui-ci soit infernal sur plusieurs km et qui en fin de compte fait le boulot de l'équipe précédente, qui n'a plus qu'à reprendre le contrôle de la course une fois que tous les coureurs de l'équipe précédente auront pris leurs relais à s'épuiser pour rien.
C'est le truc le plus inconcevable du cyclisme moderne : la façon dont on se sert des équipiers.
Comme les Movistar sur Liège 2014 qui roulent sur toutes les phases de transition et ne mettent pas une accélération dans les côtes pour éliminer Gerrans.
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Aucune armada ne peut contrôler toute la course, mais ce n'est pas comme ça qu'il faut poser le problème : Si tu es un des concurrents de la course, qu'on est dans un groupe de 25 costauds à 30 ou 25 bornes de l'arrivée, il suffit d'un seul éqiupier pour te ruiner ta course si tu attaques : tu est Romain Bardet et tu attaques, il reste un Fuglsang ou un Caruso qui roulent pour Nibali ou Purito, il ramène le groupe sur toi (ben ouais lui il se dépouille, il a pas à tenir encore 25 bornes derrière) ou à tout le moins t'empêche de faire un écart. Résultat tu as grillé une grosse cartouche sans en retirer davantage, tout ça à cause d'UN équipier.Liam_ a écrit :Tu ramènes souvent ça aux équipiers trop forts. Ça étaye d'ailleurs ta thèse des équipes réduites. Je veux bien l'entendre dans le cas de démonstration collective du style Sky ou Us Postal en haute montagne, lorsqu'il reste autant d'équipiers du leader que de leaders adverses, mais pas dans le cas des classiques que l'on a pu vivre récemment. [b:2eqjly5q]Quelle armada avait la possibilité de contrôler à elle seule les 50 derniers kilomètres de LBL ? Aucune à mon sens. Quand les leaders veulent faire la course, les équipiers sautent. Quasi systématiquement.[/b:2eqjly5q]
Dis toi maintenant que dans ce groupe de 25 coureurs tu as peut être 18 leaders et 7 lieutenants équipiers (pour l'exemple disons qu'il y a encore 3 Astana, 3 Katusha, 2 Movistar, 2 Sky et 2 Ag2r), et bien les 13 "leaders" qui sont tous seuls sans équipiers ils ont beau être bien plus nombreux que les 7 équipiers/lieutenants encore présents, à titre individuel il suffit qu'un seul de ces équipiers ait encore suffisament de jus pour se sacrifier en roulant sur eux et leur attaque est foutue.
On retrouve un effet dissuasif très fort des équipiers. L'attaquant en gros il s'est grillé tout en faisant le travail pour les autres puisque d'autres attaquants après lui pourraient, eux, avoir le bénéfice de la fatigue de l'équipier.
C'est comme ça que les Orica ramènent Gerrans et contrôlent ensuite le tempo l'an dernier par exemple.
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Très interessant ça! Mais desesperant...veji2 a écrit : - Les coureurs cherchent à se donner une valeur. Sauf être sprinteur ou gros coureur de CG (en gros 30 coureurs dans le peloton) comment un coureur peut-il prouver sa valeur ? Un leader d'équipe de second rang, un second couteau de grosse écurie il a des chances infimes de battre à la pédale un Gerrans ou un Valverde ou un Purito sur une classique ardennaise. Le mieux pour lui est donc de se dépouiller pour faire top 10, et donc pour son équipe le but est de lui donner le plus de chances possibles de faire top 10, donc cette équipe roule pour le protéger. Résultat on a des équipes de second couteaux qui aident celles des favoris à tout contrôler, au lieu de les attaquer.
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Merci Albator
Merci Albator
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Sur les cinq dernières saisons les points World Tour avaient une signification car ils étaient en lien avec les points UCI. Selon le rang du coureur au classement individuel WT il apportait un certain nombre de points UCI à son équipe. Ces mêmes points UCI qui permettaient d'établir le critère sportif UCI et savoir si une équipe était en droit de prétendre ou non au WorldTour (Europcar fin 2013 - IAM fin 2014). Et inversement si une équipe WT était classé au delà de la 18e place du classement \"Points UCI\", elle se voyait retirer sa licence.
Donc les coureurs avaient des intérêts de jouer les top10 sur les courses WT pour emmagasiner des points UCI et effectivement avoir une valeur marchande en cas de transferts, renégociation de contrats.
C'est surtout cette année que les points WT ne servent à rien. La réforme n'a jamais commencé, l'UCI a tout de même abandonné le principe des points UCI, donc on est reparti sur un système équivalent au WT d'avant 2010.
Bien qu'il ne semble plus y avoir d'équipe Continental-Pro actuelle capable de prétendre au WT l'an prochain, à la place de la Garmin, de la FDJ, de la Lotto Jumbo ou de IAM, il vaudrait mieux éviter de terminer dernière du WT. On ne sait jamais avec l'UCI
Donc les coureurs avaient des intérêts de jouer les top10 sur les courses WT pour emmagasiner des points UCI et effectivement avoir une valeur marchande en cas de transferts, renégociation de contrats.
C'est surtout cette année que les points WT ne servent à rien. La réforme n'a jamais commencé, l'UCI a tout de même abandonné le principe des points UCI, donc on est reparti sur un système équivalent au WT d'avant 2010.
Bien qu'il ne semble plus y avoir d'équipe Continental-Pro actuelle capable de prétendre au WT l'an prochain, à la place de la Garmin, de la FDJ, de la Lotto Jumbo ou de IAM, il vaudrait mieux éviter de terminer dernière du WT. On ne sait jamais avec l'UCI
