Tour du Valais étape 4: Zermatt-Sanetsch 183 km
C'est parti pour cette étape reine du Tour du Valais, qui relie la célèbre station de Zermatt au sublime col du Sanetsch. Les coureurs étaient arrivés à Viège (ou Visp en Allemand) la veille. Profitant de l'infrastructure hôtellière des environs, c'est depuis Zermatt que les coureurs s'élancent.
Le detail des difficultés:
SPRINTS INTERMÉDIAIRES: Viège (652 m, Km 37.7), Conthey (499 m, Km 113.3).
GPM: Varen (4ème catégorie, 746 m, 2.3 Km à 5.3%, Km 60.9), Aminona (1ère catégorie, 1518 m, 13.3 Km à 7.4%, Km 81.1), Chamoson (4ème catégorie, 621 m, 2.3 Km à 5.9%, Km 124.2), Ovronnaz (1ère catégorie, 1357 m, 9.1 Km à 9.4%, Km 135.4), Erde (2ème catégorie, 798 m, 3.4 Km à 9.1%, Km 152.2), Chandolin (2ème catégorie, 887 m, 6.3 Km à 5.9%, Km 162.9), Sanetsch (Hors catégorie, 2245 m, 20.3 Km à 8.4%, Arrivée).
Car le tour du Valais c'est aussi le Tour
de le Valais, le depart est donc donné au pied du Cervin, montagne la plus connue du Valais, et l'une des figures emblématiques de la Suisse. Pour la petite histoire, si le Cervin, ou Matterhorn en allemand, est connu pour sa forme très caractéristique et sa position impressionnante (il n'y a pas d'autres grandes montagnes autour qui lui font de l'ombre), il a la particularité d'être constitué de
roches et sédiments issus de la plaque africaine.
Autre particularité, il s'agit donc d'un départ en descente, format peu courant sur les courses pro (enfin si, il devait y avoir Champéry sur le Romandie 2017, mais il neigeait

Xav peut en témoigner!

). Le début de la course servira donc à former l'échappée, qu'on peut imaginer massive, et à montrer quelques paysages. L'étape de la veille a magnifiquement mis en évidence le vignoble. En redescendant la vallée du Rhône, le peloton passe par Varen, avec une vue sur le bois de Finges
La première grosse difficulté est la montée d'Aminona (Aminona étant une sorte d'extension de la station très huppée de Crans-Montana, lieu de villégiature de feu Sir Roger Moore). 13 km à plus de 7% de moyenne tout de même.
S'ensuit une longue descente vers Sion puis Chamoson, à nouveau le long de différents vignobles.
Il sera alors temps d'attaquer la deuxième grosse difficulté du jour, la montée d'Ovronnaz. Je prends le même versant que le Tour de Romandie en 2009. Même si je trouve que la montée par l'autre côté est plus dur, cela s'enchainait moins bien. Cela reste une belle et difficile montée de 9.1 Km à 9.4% de moyenne et avec quelques passages vers les 11-12%
La descente est ensuite vertigineuse, assez technique avec pas mal de virages en lacets, et très raide. S'ensuivent 2 petites ascensions courtes mais très difficiles, sur des routes étroites et au rendement très mauvais, au Coeur du vignoble. Je n'ai pas beaucoup de photos sous la main (j'essayerai d'en mettre ce soir ou ultérieurement). La montée vers Erde est terrible, 3.4 km à 9,1% de moyenne, mais avec des passages très étrois à 13% puis Chandolin, 6km à 6%, mais avec un passage à 18%, d'ailleurs emprunté plusieurs fois par des clm du Tour de Romandie.
A Chandolin, la course rejoint le col du Sanetsch, mon col favori, le plus beau que j'ai grimpé. Voici le profil, depuis Sion. Dans ma course, les coureurs rejoignent la route du profil qui suit au km 6.5 (la montée par les balettes et Chandolin étant une autre manière d'attendre la route du Sanetsch, avec l'option Conthey, que je préfère quand j'y vais, car moins dure

).
Mais en enlevant ce col de 2e catégorie, nous avons donc: 18.69 Km à7.9% de moyenne, un passage de 500m à 11.4% de moyenne, un passage de 1km à 9,7% et 2000 à 9,3% de moyenne.

La montée se fait donc par palier au milieu d'une nature magnifique et de paysages grandioses. Il y a même un tunnel de 800m de long peu avant la fin (éclairage spéciale pour les vélos alimenté à l'énergie solaire).
Le dernier km et l'arrivée, dans un paysage lunaire:
Et pour conclure, le profil de l'étape:
