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Re: Patrick Chêne et les Deux Alpes
Publié : 09 mai 2017, 20:12
par biquet
El_Pistolero_07 a écrit : 09 mai 2017, 17:10
Pas 2 minutes, presque 3 minutes entre Pantani et le groupe Ullrich au sommet !
En tout cas, Vincenta, tu me fais saliver !
Bordel, oui, presque 3', je viens de vérifier

. Il les avait assassiné, après avoir tranquillement attendu son moment et laissé faire pendant que Escartin, Boogerd et Leblanc plantaient des banderilles, avant le secteur du Plan Lachat. C'est là qu'Ullrich s'est un peu enflammé, mais n'oublions pas qu'il n'avait que 24 balais, je crois.
Re: Patrick Chêne et les Deux Alpes
Publié : 09 mai 2017, 20:17
par Vincenzo60
Ah ouais 3' en moins de 6 km, c'était quand même une autre EPOque

Re: Patrick Chêne et les Deux Alpes
Publié : 09 mai 2017, 20:24
par El_Pistolero_07
biquet a écrit : 09 mai 2017, 20:12
El_Pistolero_07 a écrit : 09 mai 2017, 17:10
Pas 2 minutes, presque 3 minutes entre Pantani et le groupe Ullrich au sommet !
En tout cas, Vincenta, tu me fais saliver !
Bordel, oui, presque 3', je viens de vérifier

. Il les avait assassiné, après avoir tranquillement attendu son moment et laissé faire pendant que Escartin, Boogerd et Leblanc plantaient des banderilles, avant le secteur du Plan Lachat. C'est là qu'Ullrich s'est un peu enflammé, mais n'oublions pas qu'il n'avait que 24 balais, je crois.
On voit pas le passage du groupe Ullrich, mais on peut estimer 2'50 environ, c'est vraiment un écart monumental, mais il faut dire qu'au bout d'un moment Ullrich reste dans les roues et ça a l'air de grimper moins fort dans le groupe.
Re: Patrick Chêne et les Deux Alpes
Publié : 10 mai 2017, 09:18
par FrancescoDelPonte
Quelle grande étape
Et que d'attaques de bons coureurs dans le Galibier, il ne s'agissait pas d'une vague échappée roulottante qu'on avait prévu de reprendre à 3km du sommet des 2 Alpes.
La flopée de grimpeurs espagnols me manque un peu quand même, les Jimenez, Escartin, Serrano, Rubiera, Beltran... et le Heras de ses débuts (plus les colombiens de ce temps-là, les Buenahora, Chepe Gonzalez, Carlos Contreras,...).
Il y avait un bon groupe de purs grimpeurs à l'époque (relativement irréguliers et tout), qui n'existe plus tellement.
Le terme de "pur grimpeur" s'applique encore à qui ? Ils ont tous maintenant ce côté "coureur complet", joueur de placette au CG... Ce que j'aime ce sont les vrais grimpeurs qui s'en tapent de leur place éventuelle dans le top 10 et qui n'hésitent pas à foutre la merde. Le vrai combat cycliste en montagne ce sont les purs grimpeurs vs les rouleurs-grimpeurs assis qui peuvent ou pas se prendre une belle craquante.
Evidemment les années Armstrong pour ça ce fut le désert (en même temps il avait acheté quelques espagnols déjà cités)... Heureusement Pantani... Seul encore Simoni en 2003 faisait la grande gueule, mais il n'avait pas assuré derrière...
J'ai beaucoup (trop) d'espoirs avec Miguel-Angel Lopez...
Peut-être un Gaudu dans le futur...
Re: Patrick Chêne et les Deux Alpes
Publié : 10 mai 2017, 09:25
par FrancescoDelPonte
J'attends beaucoup de l'étape du Galibier cette année, le Galibier ça reste pour moi le monstre indomptable, animé d'une vie propre ou quasiment. Et encore plus quand il pleut, là on peut dire que la montagne est vivante.
Le lieu propice pour renverser la table quoi. Et donc un Quintana et un Contador peuvent tout à cet endroit... Mais même un Froome à la limite, pourquoi pas...
Re: Patrick Chêne et les Deux Alpes
Publié : 10 mai 2017, 09:27
par FrancescoDelPonte
FrancescoDelPonte a écrit : 10 mai 2017, 09:18
Quelle grande étape
Et que d'attaques de bons coureurs dans le Galibier, il ne s'agissait pas d'une vague échappée roulottante qu'on avait prévu de reprendre à 3km du sommet des 2 Alpes.
La flopée de grimpeurs espagnols me manque un peu quand même, les Jimenez, Escartin, Serrano, Rubiera, Beltran... et le Heras de ses débuts (plus les colombiens de ce temps-là, les Buenahora, Chepe Gonzalez, Carlos Contreras,...).
Il y avait un bon groupe de purs grimpeurs à l'époque (relativement irréguliers et tout), qui n'existe plus tellement.
Le terme de "pur grimpeur" s'applique encore à qui ? Ils ont tous maintenant ce côté "coureur complet", joueur de placette au CG... Ce que j'aime ce sont les vrais grimpeurs qui s'en tapent de leur place éventuelle dans le top 10 et qui n'hésitent pas à foutre la merde. Le vrai combat cycliste en montagne ce sont les purs grimpeurs vs les rouleurs-grimpeurs assis qui peuvent ou pas se prendre une belle craquante.
Evidemment les années Armstrong pour ça ce fut le désert (en même temps il avait acheté quelques espagnols déjà cités)... Heureusement Pantani... Seul encore Simoni en 2003 faisait la grande gueule, mais il n'avait pas assuré derrière...
J'ai beaucoup (trop) d'espoirs avec Miguel-Angel Lopez...
Peut-être un Gaudu dans le futur...
J'avais aussi un grand amour pour le Landa du Giro 2015, il pouvait devenir un grand dynamiteur. Peut-être que son rôle dans l'ombre de Thomas sur ce Giro va l'aider à retrouver cette attitude.
Re: Patrick Chêne et les Deux Alpes
Publié : 10 mai 2017, 09:30
par FrancescoDelPonte
Je serai d'ailleurs près de Risoul pour la dernière semaine du Tour et je me demandais si j'irais me poser dans le Galibier ou bien rester sur la ligne à Serre-Chevalier...
Mais je serai bien dans l'Izoard le lendemain, un peu après Brunissard sans doute.
Re: Patrick Chêne et les Deux Alpes
Publié : 10 mai 2017, 09:46
par biquet
Vincenzo60 a écrit : 09 mai 2017, 20:17
Ah ouais 3' en moins de 6 km, c'était quand même une autre EPOque
Ceci dit, Bahamontès était capable de réaliser à peu prés les mêmes différences, et sur une simple course de côte. Et pas d'EPO en son temps. Y a pas que le dopage qui compte, y a aussi la qualité exceptionnelle du coureur.
Re: Patrick Chêne et les Deux Alpes
Publié : 10 mai 2017, 09:49
par biquet
FrancescoDelPonte a écrit : 10 mai 2017, 09:25
J'attends beaucoup de l'étape du Galibier cette année, le Galibier ça reste pour moi le monstre indomptable, animé d'une vie propre ou quasiment. Et encore plus quand il pleut, là on peut dire que la montagne est vivante.
Le lieu propice pour renverser la table quoi. Et donc un Quintana et un Contador peuvent tout à cet endroit... Mais même un Froome à la limite, pourquoi pas...
Pour que le Galibier fasse ses effets, il faut qu'il y ait une belle baston auparavant, quand même. En 98, toutes les conditions était réunies (même le temps, car Ullrich détestait la pluie) pour l'exploit d'un grand grimpeur. Et aucune formation n'était capable de régenter la course, malgré la puissance des produits dopants.
Re: Patrick Chêne et les Deux Alpes
Publié : 10 mai 2017, 10:52
par veji2
FrancescoDelPonte a écrit : 10 mai 2017, 09:25
J'attends beaucoup de l'étape du Galibier cette année, le Galibier ça reste pour moi le monstre indomptable, animé d'une vie propre ou quasiment. Et encore plus quand il pleut, là on peut dire que la montagne est vivante.
Le lieu propice pour renverser la table quoi. Et donc un Quintana et un Contador peuvent tout à cet endroit... Mais même un Froome à la limite, pourquoi pas...
Un Galibier sous la pluie c'est une horreur absolue, une forme de Sibérie qui n'en finit plus.. C'est vraiment un col assassin.
Re: Patrick Chêne et les Deux Alpes
Publié : 10 mai 2017, 11:31
par El_Pistolero_07
biquet a écrit : 10 mai 2017, 09:49
FrancescoDelPonte a écrit : 10 mai 2017, 09:25
J'attends beaucoup de l'étape du Galibier cette année, le Galibier ça reste pour moi le monstre indomptable, animé d'une vie propre ou quasiment. Et encore plus quand il pleut, là on peut dire que la montagne est vivante.
Le lieu propice pour renverser la table quoi. Et donc un Quintana et un Contador peuvent tout à cet endroit... Mais même un Froome à la limite, pourquoi pas...
Pour que le Galibier fasse ses effets, il faut qu'il y ait une belle baston auparavant, quand même. En 98, toutes les conditions était réunies (même le temps, car Ullrich détestait la pluie) pour l'exploit d'un grand grimpeur. Et aucune formation n'était capable de régenter la course, malgré la puissance des produits dopants.
Il faut faire grimper vite la Croix de Fer et le Télégraphe et là, on aura une étape de légende !

Re: Patrick Chêne et les Deux Alpes
Publié : 10 mai 2017, 11:42
par biquet
El_Pistolero_07 a écrit : 10 mai 2017, 11:31
biquet a écrit : 10 mai 2017, 09:49
Pour que le Galibier fasse ses effets, il faut qu'il y ait une belle baston auparavant, quand même. En 98, toutes les conditions était réunies (même le temps, car Ullrich détestait la pluie) pour l'exploit d'un grand grimpeur. Et aucune formation n'était capable de régenter la course, malgré la puissance des produits dopants.
Il faut faire grimper vite la Croix de Fer et le Télégraphe et là, on aura une étape de légende !
Déjà le Télégraphe, ce serait pas mal. La Croix de Fer, j'ai du mal à y croire.
Re: Patrick Chêne et les Deux Alpes
Publié : 10 mai 2017, 11:43
par Lemon-Curry
Sur la retransmission de la Rai, (3 heures de live, super facile à trouver sur Youtube), Charly Gaul, interviewé en français au pied du Télégraphe, annonce la victoire au général de Pantani.

Re: Patrick Chêne et les Deux Alpes
Publié : 10 mai 2017, 11:54
par biquet
biquet a écrit : 10 mai 2017, 09:46
Vincenzo60 a écrit : 09 mai 2017, 20:17
Ah ouais 3' en moins de 6 km, c'était quand même une autre EPOque
Ceci dit, Bahamontès était capable de réaliser à peu prés les mêmes différences, et sur une simple course de côte. Et pas d'EPO en son temps. Y a pas que le dopage qui compte, y a aussi la qualité exceptionnelle du coureur.
Pour situer à quel point un pur grimpeur exceptionnel est capable de réaliser des différences énormes en peu de temps, sur des ascensions difficiles, j'ai retrouvé les temps de 4 grands coureurs, sur la partie difficile du Puy de Dôme, à partir du péage (entre le km 8,3 et le km 12,5, marque de la banderole d'arrivée):
Bahamontès 16'33"
Gaul 17'32" (+59")
Rivière 18'35" (+2'02")
Anquetil 18'57" (+ 2'24")
En 4 bornes de montée, Bahamontès avait mis plus de 2' à Rivière et Anquetil, quand même..

(Je précise que Bahamontès avait gagné ce chrono, avec 1'26" d'avance sur Gaul )
Evidemment, le vélo n'est plus le même, les niveaux sont extrêmement resserrés, mais les 8 derniers km du Galibier sont vraiment un secteur ou un grimpeur en grande forme peut réaliser de trés belles différences. (Je pense surtout à Quintana, évidemment.. d'autant que le sommet du col sera quand même situé en dessous de l'altitude du lieu de vie du colombien )
Re: Patrick Chêne et les Deux Alpes
Publié : 10 mai 2017, 13:37
par ulysse1
il faut dire aussi que sur ces 4 km du puy de dôme la pente moyenne dépasse 12 % , ce qui en france est tout à fait hors norme ;
mais la plus grande différence entre bahamontes et les meilleurs grimpeurs d' aujourd' hui est qu' il n' y avait pratiquement pas d' arrivée en altitude , et qu' il gagnait la plupart de ses étapes de montagne après des descentes , et pas de 20 km comme aujourd' hui , mais en général de 40 ( briançon ) ou mieux encore , le jour de ses 36 ans , de 70 km ( pau après l' aubisque , quatrième col de l' étape classique , au somment duquel il avait près de 7 minutes d' avance , et pas comme un quelconque échappé du jour mais alors qu' il était candidat à la victoire finale et virtuel maillot jaune depuis un moment ce jour-là )