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Re: Giro 2018 : 8e étape - samedi 12 mai Praia a Mare - Montevergine di Mercogliano (209 km)

Publié : 12 mai 2018, 19:12
par Fusagasuga2
marooned a écrit : 12 mai 2018, 18:18
Trinite a écrit : 12 mai 2018, 18:12 Ils me font marrer quand même sur l'Equipe, ou parfois d'autres consultants, à dire que la marge de Froome se réduit d'année en année.
Ils ne se rendent pas compte que c'est depuis qu'il double 2 GT ? Personne n'y voit aucun lien ?
Je sais pas à quoi ils s'attendent en fait, qu'il fasse des doublé Tour-Vuelta et Giro-Tour avec 5 minutes d'avance ?
C'est dingue quand même.

Si l'an prochain, il ne fait que le Tour et est à ce niveau, on pourra le dire, mais là non.
En 2015, il double Tour/Vuelta et ça ne l'empêche pas d'archi-dominer lors de l'arrivée à la PSM donc je ne vois pas très bien le rapport.
A part en 2013, où il gagne quand même Romandie et Dauphiné avant le Tour, il a quasiment toujours fait deux tours. Parfois avorté pour cause de chutes mais sa préparation était basé à chaque fois sur l'idée de doubler.
Je crois vraiment qu'il n'est plus aussi dominateur. Ca reste un coureur très fort (le plus fort?) mais l'écart qui a pu le séparer des autres a fondu.

Re: Giro 2018 : 8e étape - samedi 12 mai Praia a Mare - Montevergine di Mercogliano (209 km)

Publié : 12 mai 2018, 19:12
par Kivolanov_Volabov
derniercol a écrit : 12 mai 2018, 18:37 La réponse de Madiot sur Froome était assez éclairante sur la stratégie des leaders. En gros, il faut économiser ses forces et n'attaquer que si le rapport temps gagné/énergie dépensée est intéressant. La partie décisive ne commence qu'à partir du Zoncolan. D'ici là, on joue la prudence. Tout cela est horripilant du point de vue du spectateur mais ça se tient du point de vue stratégie. Ce n'est pas maintenant qu'il faut être le plus fort et lâcher les chevaux pour gagner 15 secondes, c'est à partir de la 14e étape. Si ceux qui ont gardé de la fraicheur pour la 3e semaine sont ceux qui montent sur le podium, cela donnera raison à ceux qui ont adopté cette stratégie de la prudence et de l'économie.

Je pense qu'on a un peu tendance à négliger ça dans nos discussions de salon.

Tout à fait, c'est plus facile de parler assis dans nos canapés. Mais je trouve que les circonstances sont exceptionnelles, Froome n'est pas bien et chute encore. Il faut parfois sortir du "P.L.A.N" prévu en début de grand tour. Et c'est oublier aussi qu'il y a un autre CLM où certains vont perdre du temps. Il faut saisir les occasions quand elles se présentent.

Froome n'a pas hésité à attaquer dans une descente et deux jours après faire une bordure pour prendre du temps à Quintana en 2016. Attendre les dernières étapes de montagne ça porte malheur.

Re: Giro 2018 : 8e étape - samedi 12 mai Praia a Mare - Montevergine di Mercogliano (209 km)

Publié : 12 mai 2018, 19:16
par Fusagasuga2
Puis tous les leader auront beau s'économiser il n'y aura pas plus de 3 places sur le podium et un seul vainqueur. Cela dit faut avouer qu'aujourd'hui ça ne devait pas être évident d'attaquer. Ce genre de montée ça me parait bien pour un clm mais en ligne et sans parcours difficile avant ça ne peut être qu'une procession.

Re: Giro 2018 : 8e étape - samedi 12 mai Praia a Mare - Montevergine di Mercogliano (209 km)

Publié : 12 mai 2018, 19:17
par papou06
derniercol a écrit : 12 mai 2018, 19:05 Dans l'absolu, effectivement, c'est ce qu'on a tendance à penser sur ce forum. Mais je pense que les directeurs sportifs ne sont pas tous des abrutis finis et qu'ils ne choisissent pas cette stratégie d'attente sans de bonnes raisons. Il y a certains paramètres qu'ils maitrisent a priori mieux que nous (les capacités de récupération des uns et des autres par exemple).
La raison, c'est surtout qu'ils espèrent rester dans le jeu le plus longtemps possible et que les étoiles s'alignent dans les derniers jours pour l'emporter.
Je ne parle pas de l'étape du jour, où il était évident qu'il n'y aurait pas d'écart entre les favoris compte tenu du profil.
Mais qu'un Froome n'ait rien perdu sur l'Etna, c'est une erreur. Et ça n'aurait pas plus entamé ses adversaires que le kényan lui-même de s'entendre une fois qu'il était distancé.

Re: Giro 2018 : 8e étape - samedi 12 mai Praia a Mare - Montevergine di Mercogliano (209 km)

Publié : 12 mai 2018, 19:19
par papou06
Kivolanov_Volabov a écrit : 12 mai 2018, 19:12
derniercol a écrit : 12 mai 2018, 18:37 La réponse de Madiot sur Froome était assez éclairante sur la stratégie des leaders. En gros, il faut économiser ses forces et n'attaquer que si le rapport temps gagné/énergie dépensée est intéressant. La partie décisive ne commence qu'à partir du Zoncolan. D'ici là, on joue la prudence. Tout cela est horripilant du point de vue du spectateur mais ça se tient du point de vue stratégie. Ce n'est pas maintenant qu'il faut être le plus fort et lâcher les chevaux pour gagner 15 secondes, c'est à partir de la 14e étape. Si ceux qui ont gardé de la fraicheur pour la 3e semaine sont ceux qui montent sur le podium, cela donnera raison à ceux qui ont adopté cette stratégie de la prudence et de l'économie.

Je pense qu'on a un peu tendance à négliger ça dans nos discussions de salon.

Tout à fait, c'est plus facile de parler assis dans nos canapés. Mais je trouve que les circonstances sont exceptionnelles, Froome n'est pas bien et chute encore. Il faut parfois sortir du "P.L.A.N" prévu en début de grand tour. Et c'est oublier aussi qu'il y a un autre CLM où certains vont perdre du temps. Il faut saisir les occasions quand elles se présentent.

Froome n'a pas hésité à attaquer dans une descente et deux jours après faire une bordure pour prendre du temps à Quintana en 2016. Attendre les dernières étapes de montagne ça porte malheur.
Les meilleurs palmarès sur GT depuis 10 ans, ce sont Contador, Froome et Nibali. Et quoi qu'on pense de ces 3, de leur probité ou que sais-je encore, ils ont un point commun : ils ont toujours profité des faiblesses de leurs adversaires en attaquant dès que possible en début de GT, jusqu'à la fin si nécessaire.

Re: Giro 2018 : 8e étape - samedi 12 mai Praia a Mare - Montevergine di Mercogliano (209 km)

Publié : 12 mai 2018, 19:27
par Ilnur majka
Ilnur majka a écrit : 11 mai 2018, 21:38 le Neo-pro Bart Declerq avait gagné en 2011
donc O'connor et Eg(égratiné) seraient inspirés de planter des offensives
Un presque Néo-pro a gagné bon :green:

Re: Giro 2018 : 8e étape - samedi 12 mai Praia a Mare - Montevergine di Mercogliano (209 km)

Publié : 12 mai 2018, 19:36
par piratapantani
marooned a écrit : 12 mai 2018, 18:14
bambou a écrit : 12 mai 2018, 18:03 Bon j'espère qu'on verra plus cette montée....y a le Vésuve pas trop loin qui est beaucoup plus sélectif.
Je valide. Avec une belle victoire de Sastre en 2009 pour la dernière arrivée là bas.

Après le problème aussi de Montevergine, c'est qu'elle est toujours programmée en début de Giro. Peut être que positionnée à 2-3 jours de l'arrivée finale (donc une fois toute la haute montagne passée), elle serait plus intéressante.
je vais le redire pour la énième fois mais il ya moyen de monter plus haut!

j'aurais aimé voir une configuration ou les équipiers font les km traditionnels a fond pour une explication entre cadors sur les derniers 3500m a plus de 8%

ps: promis je ne vais plus en reparler :tonton:

Re: Giro 2018 : 8e étape - samedi 12 mai Praia a Mare - Montevergine di Mercogliano (209 km)

Publié : 12 mai 2018, 19:40
par Thor8_one
Bah voilà Leinster - Racing c est comme cette étape tout en défense. Ce n est pas seulement le vélo qui est impacté... mais les sports pro. Fit de prendre des risques sans retour derrière

Re: Giro 2018 : 8e étape - samedi 12 mai Praia a Mare - Montevergine di Mercogliano (209 km)

Publié : 12 mai 2018, 19:47
par El_Pistolero_07
papou06 a écrit : 12 mai 2018, 19:01
derniercol a écrit : 12 mai 2018, 18:37 La réponse de Madiot sur Froome était assez éclairante sur la stratégie des leaders. En gros, il faut économiser ses forces et n'attaquer que si le rapport temps gagné/énergie dépensée est intéressant. La partie décisive ne commence qu'à partir du Zoncolan. D'ici là, on joue la prudence. Tout cela est horripilant du point de vue du spectateur mais ça se tient du point de vue stratégie. Ce n'est pas maintenant qu'il faut être le plus fort et lâcher les chevaux pour gagner 15 secondes, c'est à partir de la 14e étape. Si ceux qui ont gardé de la fraicheur pour la 3e semaine sont ceux qui montent sur le podium, cela donnera raison à ceux qui ont adopté cette stratégie de la prudence et de l'économie.

Je pense qu'on a un peu tendance à négliger ça dans nos discussions de salon.
C'est surtout une erreur. Quand tes adversaires sont dans un mauvais jour, il faut en profiter, rien ne dit que le rapport de force sera le même les jours suivants. C'est en raisonnant de cette façon que Valverde a perdu la Vuelta 2006, Schleck le Tour 2010, Rodriguez le Giro 2012 par exemple.
Contador l'a toujours dit, il faut prendre du temps quand on PEUT le prendre !

Re: Giro 2018 : 8e étape - samedi 12 mai Praia a Mare - Montevergine di Mercogliano (209 km)

Publié : 12 mai 2018, 19:47
par Ilnur majka
piratapantani a écrit : 12 mai 2018, 19:36
marooned a écrit : 12 mai 2018, 18:14

Je valide. Avec une belle victoire de Sastre en 2009 pour la dernière arrivée là bas.

Après le problème aussi de Montevergine, c'est qu'elle est toujours programmée en début de Giro. Peut être que positionnée à 2-3 jours de l'arrivée finale (donc une fois toute la haute montagne passée), elle serait plus intéressante.
je vais le redire pour la énième fois mais il ya moyen de monter plus haut!

j'aurais aimé voir une configuration ou les équipiers font les km traditionnels a fond pour une explication entre cadors sur les derniers 3500m a plus de 8%

ps: promis je ne vais plus en reparler :tonton:
si la RCS ne part plus haut c'est qu'il y a une ou des raisons
Routes en état? capacité d'y faire des installations de l'organisation?

Re: Giro 2018 : 8e étape - samedi 12 mai Praia a Mare - Montevergine di Mercogliano (209 km)

Publié : 12 mai 2018, 19:48
par CPTmatros
Thor8_one a écrit : 12 mai 2018, 19:40 Bah voilà Leinster - Racing c est comme cette étape tout en défense. Ce n est pas seulement le vélo qui est impacté... mais les sports pro. Fit de prendre des risques sans retour derrière
Un gros gros +1 là-dessus.

Re: Giro 2018 : 8e étape - samedi 12 mai Praia a Mare - Montevergine di Mercogliano (209 km)

Publié : 12 mai 2018, 20:04
par Boris
El_Pistolero_07 a écrit : 12 mai 2018, 17:30 Merci Riblon d'appeler un chat un chat ! A propos des SRM...
Je n’ai pas entendu ce que Riblon a dit, mais Geniez dit dans le vélo mag de ce mois que les capteurs de puissance sont super pour l’entraînement mais tuent le cyclisme. Cependant, hors de question de s’en passer pour lui.
Résultat, les coureurs sont des missiles téléguidés et les explosions en plein vol/col ont disparu...
Sans aller dans l’extrême (vélos de 100kg et ball-trap sur la queue du peloton), on devrait vraiment virer ses capteurs et autres oreillettes.

Re: Giro 2018 : 8e étape - samedi 12 mai Praia a Mare - Montevergine di Mercogliano (209 km)

Publié : 12 mai 2018, 20:12
par Ralphspiegel
Bon, j'ai pas pu voir l'étape aujourd'hui, apparemment j'ai rien loupé.
J'avais misé sur une échappée qui va au bout avec LLS dedans, pari loupé.
Y a encore des équipes qui ont couru pour rien ?
J'ai vu le petit résumé des deux derniers km, c'est à se demander si quelqu'un voulait de cette étape à son palmarès. Pour faire ça, on rattrape pas l'échappée.
La course au maillot blanc est déjà lancée avec cette attaque de carapaz à la fin. J' aurai préféré voir plus de panache chez les leaders pour celle du maillot rose.
En tout cas, belle attaque assez puissante.
Je vais essayer de me refaire le Replay en accéléré...

Re: Giro 2018 : 8e étape - samedi 12 mai Praia a Mare - Montevergine di Mercogliano (209 km)

Publié : 12 mai 2018, 20:54
par mazinho93
derniercol a écrit : 12 mai 2018, 18:37 La réponse de Madiot sur Froome était assez éclairante sur la stratégie des leaders. En gros, il faut économiser ses forces et n'attaquer que si le rapport temps gagné/énergie dépensée est intéressant. La partie décisive ne commence qu'à partir du Zoncolan. D'ici là, on joue la prudence. Tout cela est horripilant du point de vue du spectateur mais ça se tient du point de vue stratégie. Ce n'est pas maintenant qu'il faut être le plus fort et lâcher les chevaux pour gagner 15 secondes, c'est à partir de la 14e étape. Si ceux qui ont gardé de la fraicheur pour la 3e semaine sont ceux qui montent sur le podium, cela donnera raison à ceux qui ont adopté cette stratégie de la prudence et de l'économie.

Je pense qu'on a un peu tendance à négliger ça dans nos discussions de salon.
le raîsonnement de madiot est celui d un epicier, je pense tout le contraire, il faut utilîrer chaque etape pour prendre du temps sur un leader en difficulte , ne pas le faire c est prendre le risque que le mec se refasse....comment sera pinot dans 10 jous ? peut etre mal.....il gache l occasîôn de prendre du temps par cet attentîsme...

Re: Giro 2018 : 8e étape - samedi 12 mai Praia a Mare - Montevergine di Mercogliano (209 km)

Publié : 12 mai 2018, 21:04
par Bradounet_
derniercol a écrit : 12 mai 2018, 19:05 Dans l'absolu, effectivement, c'est ce qu'on a tendance à penser sur ce forum. Mais je pense que les directeurs sportifs ne sont pas tous des abrutis finis et qu'ils ne choisissent pas cette stratégie d'attente sans de bonnes raisons. Il y a certains paramètres qu'ils maitrisent a priori mieux que nous (les capacités de récupération des uns et des autres par exemple).
Les DS/managers ne sont qu'une bande de sacrés frileux, ils constituent une sorte de Surmoi interdicteur de leurs coureurs.
Jurdie qui dit à Bardet de ne pas attaquer tout de suite mais d'attendre l'an passé alors que ce dernier était prêt à bondir.
Riis avec Andy Schleck aux Rousses...
On a quand même Jérome Pineau et Cédric Vasseur qui viennent de passer managers d'équipes, on se rappelle tous je pense de leurs propos quand ils étaient aux commentaires où quand un leader attaquait à 5 km de l'arrivée, ils trouvaient que c'était bien trop tôt/risqué.
Comment voulez-vous après qu'un coureur prenne le moindre risque en course ? Il n'y a que les forts caractères qui osent quitte à envoyer chier leur DS.
Un DS/manager a encore plus peur de tout perdre que son coureur et répercute surement sa peur sur son poulain.

Aujourd'hui, on a Yates qui aurait pu aller gratter des secondes, mais sans doute lui a-t-on dit que l'étape du lendemain serait plus propice et que ce n'était plus à lui de faire la course, et que sa course était déjà réussie, il faut assurer un résultat maintenant qu'on met une équipe à ta contribution pour rouler toute la journée alors déconne pas...