RouleMaPuce a écrit :ça
http://sportsscientists.com/2015/07/com ... hysiology/
c'est gratuit, même si on peut y faire un don, mais c'est en anglais.
Cela explique quelques bases sur la physiologie.
Attention quand même, il oublie dans son analyse qu'une partie de la puissance peut être produite de manière anaérobie et certains athlètes peuvent rouler à leur puissance au seuil lactique (4mmol/ml) pendant presque une heure voire plus. (cas de Contador par exemple (indépendamment du dopage)).
Ca représente une part faible sur 40 minutes par exemple, mais pas marginale non plus, parfois contribuant pour plus de 0.3W/kg. Et sur des efforts de 15-20 minutes comme à la Planche des Belles Filles, l'analyse devient complètement faussée.
Donc, ses calculs de consommation d'oxygène sont légèrement surévaluées ainsi que ses pourcentages d'utilisation de VO2Max.
De plus, ses analyses à partir de la consommation d'oxygène paraissent à présent quelque peu archaïques. Pour l'athlé, sport dont il est davantage spécialiste je veux bien mais pour le vélo, il est plus pertinent de partir directement des valeurs de puissance surtout qu'on a les instruments pour la mesurer en labo (et comme la mesure de VO2Max, la PMA dépend du protocole utilisé), ça présente l'avantage de se passer directement du facteur de rendement métabolique.
De plus, sur de nombreuses données que je possède, le rendement dépend de la durée de l'effort donc il est très variable. Prendre 22, 23 ou 24 % comme il le fait, c'est bien gentil, mais il faut que ce soit corrélé à une certaine durée, sinon, ça ne veut pas dire grand chose.
Voilà pourquoi, il est préférable de se passer directement des analyses faites à partir de la consommation de l'O2, ça comporte bien trop de biais, Ross Tucker en est resté à ses vieux bouquins de cours et se complique inutilement la tâche