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Re: Dopage 2026
Publié : 02 mars 2026, 21:30
par Iguane
Delgato a écrit : 02 mars 2026, 21:00
Iguane a écrit : 02 mars 2026, 19:31
Une perche fait 4,50 m de long environ pour info.
Heu non, des gaules il y a en a de "toutes les tailles"
Quand tu débutes à l'école d'athlé ou en poussin /benjamin, elles font généralement 3m
Les meilleurs sautent avec une perche d'environ 5m20
Et pour exemple, moi quand je sautais en cadet/junior, la perche la plus longue que j'ai prise mesurait 4m60
Ah oui j'étais tombé sur la longueur pour les femmes. Effectivement 5,20 les hommes.
Bon courage pour passer la barre à 7m si tu fais pas 2,60m de haut.
Re: Dopage 2026
Publié : 02 mars 2026, 21:43
par Wald
En vous lisant, on a l’impression qu’il faudrait une énorme organisation pour avoir un dopage chez les jeunes. Mais le dopage peut se faire juste dans le cadre familial ou dans un cercle restreint. Au niveau familial, il y a ce cas troublant :
https://www.liberation.fr/sports/2017/1 ... s_1605165/
Re: Dopage 2026
Publié : 02 mars 2026, 21:51
par Iguane
Bradounet_ a écrit : 02 mars 2026, 21:15
MajorK03 a écrit : 02 mars 2026, 20:06
Si on veut rester sur du concret, on peut dire que le dopage existe chez les juniors et qu'il n'est pas réservé à l'adulte. Sans parler de protocole sanguin lourd avec une certaine logistique derrière, qu'est-ce qui empêche un junior de tourner à l'EPO ? Avec du micro dosage régulier ensuite pour maintenir les valeurs, le passeport bio il va pas affoler grand monde une fois que l'athlète en question y est soumis.
Après, j'en conviens, j'ai encore jamais lu ou entendu de témoignages démontrant de telles manœuvres, ce n'est que pure supputation de ma part et c'était pas dans le but d'accuser gratuitement mais simplement d'émettre une certaine retenue face à la hiérarchisation des performances selon Coalize. Par contre oui, je préfère garder les portes du doute ouvertes plutôt que de les fermer à double tour sur la question de la précocité de plus en plus présente et prégnante dans les performances de certains. Parce que comme je l'ai déjà dit par le passé, moi perso le dopage qui gâche la course au suspense je m'en balance complet, par contre la question de la santé publique m'interpelle beaucoup plus.
Ce qui pose problème dans ton raisonnement, ce n’est pas seulement l’aspect opérationnel : c’est l’absence de cohérence interne. Pourquoi un junior qui domine largement sa catégorie accepterait-il, du jour au lendemain, d’entrer dans un protocole de dopage lourd (micro‑dosages d’EPO ou micro-transfusions sur le long terme) avant même d’avoir rencontré un blocage sportif ou un sentiment d’injustice ?
Dans tous les témoignages connus, l’entrée dans le dopage ne se fait jamais par principe mais après un certain conditionnement . Elle apparaît quand un coureur se heurte à un plafond, quand il a l’impression que l’équité ne suffit plus. Imaginer qu’un jeune de 18 ans, en pleine réussite, accepte immédiatement un dispositif aussi contraignant parce qu’on lui dirait que « c’est le nouveau paradigme » n’a rien de crédible.
Et si on part de l’hypothèse inverse : un junior qui aurait déjà besoin d’EPO pour exister chez les U19, alors les équipes que tu présentes comme capables de gérer un protocole sophistiqué seraient aussi capables de repérer très vite des valeurs anormales et/ou une absence de corrélation entre performances sportives et performances en laboratoire. Les structures les plus avancées testent leurs recrues très tôt : Johnny Spanglish, par exemple, passait déjà des batteries complètes de tests sanguins et musculaires à 17 ans sous la supervision de San Millan.
Dans un cas comme dans l’autre, ton scénario ne tient pas : soit le coureur n’a aucune raison d’accepter un protocole lourd à cet âge, soit il serait détecté immédiatement par les équipes que tu supposes justement expertes en suivi biologique.
Si tu rentres dans les considérations psychologiques je te suis à peu près : le plus raisonnable c'est d'aller vers le dopage quand on ressent un manque dans ses capacités, ce qui n'est pas le cas chez le gars qui domine naturellement sa catégorie sans utiliser de produits.
Après la contrainte peut venir non pas des mauvaises performances, mais de l'entourage : un jeune peut être éventuellement poussé vers la triche par son entourage, par exemple un entourage familial sans scrupules, ou un entraîneur trop présent et peu regardant sur l'éthique qui exerce une emprise psychologique ou une fascination sur le jeune. Typiquement c'est l'histoire chez les Mentheour. Mais ils étaient dans le contexte des années 90/2000 que l'on connait. Actuellement les jeunes coureurs sont beaucoup plus sensibilisés aux risques du dopage, Guillaume Martin en parlait dans une interview cet hiver. Après est-ce que tout le monde voit les choses de la même manière, tu peux pas écarter le risque.
Quand Evenepoel tombe à 18 ans dans une équipe connue pour ses doping doctor, qui le suivait depuis un temps, tu peux pas écarter le risque de tentation. "Écoute petit, tu as du talent, tu vas m'écouter, je sais comment ça marche..." (Imaginons).
Re: Dopage 2026
Publié : 02 mars 2026, 22:06
par Wald
Coalize a écrit : 02 mars 2026, 19:10
art93 a écrit : 02 mars 2026, 18:49
Le dopage influe sur la hiérarchie et la fausse complètement. Sans même parler de ceux qui ne savent pas la soupe, chaque organisme réagit différemment à tel ou tel produit. Certains dopants n'auront rien de bénéfique sur un coureur mais peuvent faire changer son copain de chambre de dimension. Puisque tu parlais d'Ullrich, une bonne partie de ses problèmes de poids venait du dopage et de la rétention d'eau qu'il provoquait chez lui.
Ah oui c'est vrai, l'alcoolisme (à minima parce qu'il ne tournait pas qu'à la tize) de l'allemand, son hygiène de vie dégueulasse et sa rigueur d'entraînement proche du zéro absolu ça rentre pas en compte!
L’exemple d’Ulrich n’était pas forcément le meilleur, mais par contre il est évident que chaque être humain va réagir différemment à un produit et en tirera plus ou moins de bénéfices. On le voit bien dans la prise en charge médicamenteuse d’un patient. Il n’y a aucun doute là dessus.
Re: Dopage 2026
Publié : 02 mars 2026, 22:13
par Wald
Iguane a écrit : 02 mars 2026, 21:51
Bradounet_ a écrit : 02 mars 2026, 21:15
Ce qui pose problème dans ton raisonnement, ce n’est pas seulement l’aspect opérationnel : c’est l’absence de cohérence interne. Pourquoi un junior qui domine largement sa catégorie accepterait-il, du jour au lendemain, d’entrer dans un protocole de dopage lourd (micro‑dosages d’EPO ou micro-transfusions sur le long terme) avant même d’avoir rencontré un blocage sportif ou un sentiment d’injustice ?
Dans tous les témoignages connus, l’entrée dans le dopage ne se fait jamais par principe mais après un certain conditionnement . Elle apparaît quand un coureur se heurte à un plafond, quand il a l’impression que l’équité ne suffit plus. Imaginer qu’un jeune de 18 ans, en pleine réussite, accepte immédiatement un dispositif aussi contraignant parce qu’on lui dirait que « c’est le nouveau paradigme » n’a rien de crédible.
Et si on part de l’hypothèse inverse : un junior qui aurait déjà besoin d’EPO pour exister chez les U19, alors les équipes que tu présentes comme capables de gérer un protocole sophistiqué seraient aussi capables de repérer très vite des valeurs anormales et/ou une absence de corrélation entre performances sportives et performances en laboratoire. Les structures les plus avancées testent leurs recrues très tôt : Johnny Spanglish, par exemple, passait déjà des batteries complètes de tests sanguins et musculaires à 17 ans sous la supervision de San Millan.
Dans un cas comme dans l’autre, ton scénario ne tient pas : soit le coureur n’a aucune raison d’accepter un protocole lourd à cet âge, soit il serait détecté immédiatement par les équipes que tu supposes justement expertes en suivi biologique.
Si tu rentres dans les considérations psychologiques je te suis à peu près : le plus raisonnable c'est d'aller vers le dopage quand on ressent un manque dans ses capacités, ce qui n'est pas le cas chez le gars qui domine naturellement sa catégorie sans utiliser de produits.
Après la contrainte peut venir non pas des mauvaises performances, mais de l'entourage : un jeune peut être éventuellement poussé vers la triche par son entourage, par exemple un entourage familial sans scrupules, ou un entraîneur trop présent et peu regardant sur l'éthique qui exerce une emprise psychologique ou une fascination sur le jeune. Typiquement c'est l'histoire chez les Mentheour. Mais ils étaient dans le contexte des années 90/2000 que l'on connait. Actuellement les jeunes coureurs sont beaucoup plus sensibilisés aux risques du dopage, Guillaume Martin en parlait dans une interview cet hiver. Après est-ce que tout le monde voit les choses de la même manière, tu peux pas écarter le risque.
Quand Evenepoel tombe à 18 ans dans une équipe connue pour ses doping doctor, qui le suivait depuis un temps, tu peux pas écarter le risque de tentation. "Écoute petit, tu as du talent, tu vas m'écouter, je sais comment ça marche..." (Imaginons).
Il y a ce rapport qui est intéressant à ce sujet même s’il date un peu :
https://www.wada-ama.org/sites/default/ ... 007_fr.pdf
Re: Dopage 2026
Publié : 02 mars 2026, 22:22
par MajorK03
Bradounet_ a écrit : 02 mars 2026, 21:15
MajorK03 a écrit : 02 mars 2026, 20:06
Si on veut rester sur du concret, on peut dire que le dopage existe chez les juniors et qu'il n'est pas réservé à l'adulte. Sans parler de protocole sanguin lourd avec une certaine logistique derrière, qu'est-ce qui empêche un junior de tourner à l'EPO ? Avec du micro dosage régulier ensuite pour maintenir les valeurs, le passeport bio il va pas affoler grand monde une fois que l'athlète en question y est soumis.
Après, j'en conviens, j'ai encore jamais lu ou entendu de témoignages démontrant de telles manœuvres, ce n'est que pure supputation de ma part et c'était pas dans le but d'accuser gratuitement mais simplement d'émettre une certaine retenue face à la hiérarchisation des performances selon Coalize. Par contre oui, je préfère garder les portes du doute ouvertes plutôt que de les fermer à double tour sur la question de la précocité de plus en plus présente et prégnante dans les performances de certains. Parce que comme je l'ai déjà dit par le passé, moi perso le dopage qui gâche la course au suspense je m'en balance complet, par contre la question de la santé publique m'interpelle beaucoup plus.
Ce qui pose problème dans ton raisonnement, ce n’est pas seulement l’aspect opérationnel : c’est l’absence de cohérence interne. Pourquoi un junior qui domine largement sa catégorie accepterait-il, du jour au lendemain, d’entrer dans un protocole de dopage lourd (micro‑dosages d’EPO ou micro-transfusions sur le long terme) avant même d’avoir rencontré un blocage sportif ou un sentiment d’injustice ?
Dans tous les témoignages connus, l’entrée dans le dopage ne se fait jamais par principe mais après un certain conditionnement . Elle apparaît quand un coureur se heurte à un plafond, quand il a l’impression que l’équité ne suffit plus. Imaginer qu’un jeune de 18 ans, en pleine réussite, accepte immédiatement un dispositif aussi contraignant parce qu’on lui dirait que « c’est le nouveau paradigme » n’a rien de crédible.
Et si on part de l’hypothèse inverse : un junior qui aurait déjà besoin d’EPO pour exister chez les U19, alors les équipes que tu présentes comme capables de gérer un protocole sophistiqué seraient aussi capables de repérer très vite des valeurs anormales et/ou une absence de corrélation entre performances sportives et performances en laboratoire. Les structures les plus avancées testent leurs recrues très tôt : Johnny Spanglish, par exemple, passait déjà des batteries complètes de tests sanguins et musculaires à 17 ans sous la supervision de San Millan.
Dans un cas comme dans l’autre, ton scénario ne tient pas : soit le coureur n’a aucune raison d’accepter un protocole lourd à cet âge, soit il serait détecté immédiatement par les équipes que tu supposes justement expertes en suivi biologique.
Donc si le raisonnement ne tient pas, ce que je peux entendre si j'en crois ce que tu dis, ça veut dire que j'ai pas à m'en faire pour les jeunes et leur rapport au dopage à des produits lourds type EPO ? Ils ne se dopent pas dans l'extrême majorité des cas à quelques rares exceptions près, et ceux qui le font s'exposent de facto à un refus des plus grosses équipes de les embaucher pour des raisons éthiques et/ou biologiques ? Et donc l'argument du talent et/ou de la progression de l'entraînement reste(nt) le(s) seul(s) facteur(s) pouvant expliquer la précocité des performances de plus en plus présente dans les sports d'endurance ? Perso c'est tout ce que je demande, mais j'ai du mal à en être convaincu.
Sinon sur l'argument de la tentation du dopage et du cheminement psychologique de tout ça qui commence au moment où le sportif supposé propre rencontre un obstacle dans sa progression ou un sentiment d'injustice face aux performances de la concurrence, ça fait quand même so 90's comme raisonnement. Tout cela était particulièrement vrai à l'époque et on a suffisamment de témoignages évoquant cela, mais aujourd'hui, le premier adversaire du coureur, il est pas en train de pédaler à côté ou devant lui : il est au milieu de son cintre et il s'appelle le capteur de puissance. Tu peux avoir des watts chez les jeunes, mais si tu sais d'avance que ces mêmes watts ne te permettront pas de viser le haut du panier chez les pros, tu le prends pas comme un obstacle à franchir ? Les coureurs ont un rapport très particulier avec leurs watts et ce dès le plus jeune âge, et en ça le refus de Seixas de donner les siens quand il devient champion de France de CX chez les juniors est assez parlant. Limite c'est de l'ordre de l'intime le truc.
Re: Dopage 2026
Publié : 02 mars 2026, 22:38
par RemcoAlafpolak
Iguane a écrit : 02 mars 2026, 21:51
Bradounet_ a écrit : 02 mars 2026, 21:15
Ce qui pose problème dans ton raisonnement, ce n’est pas seulement l’aspect opérationnel : c’est l’absence de cohérence interne. Pourquoi un junior qui domine largement sa catégorie accepterait-il, du jour au lendemain, d’entrer dans un protocole de dopage lourd (micro‑dosages d’EPO ou micro-transfusions sur le long terme) avant même d’avoir rencontré un blocage sportif ou un sentiment d’injustice ?
Dans tous les témoignages connus, l’entrée dans le dopage ne se fait jamais par principe mais après un certain conditionnement . Elle apparaît quand un coureur se heurte à un plafond, quand il a l’impression que l’équité ne suffit plus. Imaginer qu’un jeune de 18 ans, en pleine réussite, accepte immédiatement un dispositif aussi contraignant parce qu’on lui dirait que « c’est le nouveau paradigme » n’a rien de crédible.
Et si on part de l’hypothèse inverse : un junior qui aurait déjà besoin d’EPO pour exister chez les U19, alors les équipes que tu présentes comme capables de gérer un protocole sophistiqué seraient aussi capables de repérer très vite des valeurs anormales et/ou une absence de corrélation entre performances sportives et performances en laboratoire. Les structures les plus avancées testent leurs recrues très tôt : Johnny Spanglish, par exemple, passait déjà des batteries complètes de tests sanguins et musculaires à 17 ans sous la supervision de San Millan.
Dans un cas comme dans l’autre, ton scénario ne tient pas : soit le coureur n’a aucune raison d’accepter un protocole lourd à cet âge, soit il serait détecté immédiatement par les équipes que tu supposes justement expertes en suivi biologique.
Si tu rentres dans les considérations psychologiques je te suis à peu près : le plus raisonnable c'est d'aller vers le dopage quand on ressent un manque dans ses capacités, ce qui n'est pas le cas chez le gars qui domine naturellement sa catégorie sans utiliser de produits.
Après la contrainte peut venir non pas des mauvaises performances, mais de l'entourage : un jeune peut être éventuellement poussé vers la triche par son entourage, par exemple un entourage familial sans scrupules, ou un entraîneur trop présent et peu regardant sur l'éthique qui exerce une emprise psychologique ou une fascination sur le jeune. Typiquement c'est l'histoire chez les Mentheour. Mais ils étaient dans le contexte des années 90/2000 que l'on connait. Actuellement les jeunes coureurs sont beaucoup plus sensibilisés aux risques du dopage, Guillaume Martin en parlait dans une interview cet hiver. Après est-ce que tout le monde voit les choses de la même manière, tu peux pas écarter le risque.
Quand Evenepoel tombe à 18 ans dans une équipe connue pour ses doping doctor, qui le suivait depuis un temps, tu peux pas écarter le risque de tentation. "Écoute petit, tu as du talent, tu vas m'écouter, je sais comment ça marche..." (Imaginons).
Preuves pour le dernier paragraphe?
Re: Dopage 2026
Publié : 02 mars 2026, 23:57
par Iguane
Preuves de quoi? D'un risque? D'une imagination ?
Ou que Ibarguren et Van Mol sont des doping doctor ?
Tu ouvres wikipédia pour la dernière question, t'auras toutes les réponses.