Dopage 2026

Espace de discussion dédié au cyclisme sur Velo-Club.net : actualité, résultats, transferts, débats, analyses et courses en direct.

Modérateur : Modos VCN

Avatar de l’utilisateur
Iguane
Leader
Leader
Messages : 17093
Inscription : 09 oct. 2017, 21:08

Re: Dopage 2026

Delgato a écrit : 02 mars 2026, 21:00
Iguane a écrit : 02 mars 2026, 19:31 Une perche fait 4,50 m de long environ pour info.
Heu non, des gaules il y a en a de "toutes les tailles" :green:

Quand tu débutes à l'école d'athlé ou en poussin /benjamin, elles font généralement 3m
Les meilleurs sautent avec une perche d'environ 5m20

Et pour exemple, moi quand je sautais en cadet/junior, la perche la plus longue que j'ai prise mesurait 4m60
Ah oui j'étais tombé sur la longueur pour les femmes. Effectivement 5,20 les hommes.
Bon courage pour passer la barre à 7m si tu fais pas 2,60m de haut.
Pourisseur. :metalhead:
Avatar de l’utilisateur
Wald
Equipier de luxe
Equipier de luxe
Messages : 9615
Inscription : 24 sept. 2014, 21:31

Re: Dopage 2026

En vous lisant, on a l’impression qu’il faudrait une énorme organisation pour avoir un dopage chez les jeunes. Mais le dopage peut se faire juste dans le cadre familial ou dans un cercle restreint. Au niveau familial, il y a ce cas troublant : https://www.liberation.fr/sports/2017/1 ... s_1605165/
Paris-Camembert aficionados

Gars lactique
Avatar de l’utilisateur
Iguane
Leader
Leader
Messages : 17093
Inscription : 09 oct. 2017, 21:08

Re: Dopage 2026

Bradounet_ a écrit : 02 mars 2026, 21:15
MajorK03 a écrit : 02 mars 2026, 20:06
Si on veut rester sur du concret, on peut dire que le dopage existe chez les juniors et qu'il n'est pas réservé à l'adulte. Sans parler de protocole sanguin lourd avec une certaine logistique derrière, qu'est-ce qui empêche un junior de tourner à l'EPO ? Avec du micro dosage régulier ensuite pour maintenir les valeurs, le passeport bio il va pas affoler grand monde une fois que l'athlète en question y est soumis.

Après, j'en conviens, j'ai encore jamais lu ou entendu de témoignages démontrant de telles manœuvres, ce n'est que pure supputation de ma part et c'était pas dans le but d'accuser gratuitement mais simplement d'émettre une certaine retenue face à la hiérarchisation des performances selon Coalize. Par contre oui, je préfère garder les portes du doute ouvertes plutôt que de les fermer à double tour sur la question de la précocité de plus en plus présente et prégnante dans les performances de certains. Parce que comme je l'ai déjà dit par le passé, moi perso le dopage qui gâche la course au suspense je m'en balance complet, par contre la question de la santé publique m'interpelle beaucoup plus.
Ce qui pose problème dans ton raisonnement, ce n’est pas seulement l’aspect opérationnel : c’est l’absence de cohérence interne. Pourquoi un junior qui domine largement sa catégorie accepterait-il, du jour au lendemain, d’entrer dans un protocole de dopage lourd (micro‑dosages d’EPO ou micro-transfusions sur le long terme) avant même d’avoir rencontré un blocage sportif ou un sentiment d’injustice ?
Dans tous les témoignages connus, l’entrée dans le dopage ne se fait jamais  par principe mais après un certain conditionnement . Elle apparaît quand un coureur se heurte à un plafond, quand il a l’impression que l’équité ne suffit plus. Imaginer qu’un jeune de 18 ans, en pleine réussite, accepte immédiatement un dispositif aussi contraignant parce qu’on lui dirait que « c’est le nouveau paradigme » n’a rien de crédible.
Et si on part de l’hypothèse inverse : un junior qui aurait déjà besoin d’EPO pour exister chez les U19, alors les équipes que tu présentes comme capables de gérer un protocole sophistiqué seraient aussi capables de repérer très vite des valeurs anormales et/ou une absence de corrélation entre performances sportives et performances en laboratoire. Les structures les plus avancées testent leurs recrues très tôt : Johnny Spanglish, par exemple, passait déjà des batteries complètes de tests sanguins et musculaires à 17 ans sous la supervision de San Millan.
Dans un cas comme dans l’autre, ton scénario ne tient pas : soit le coureur n’a aucune raison d’accepter un protocole lourd à cet âge, soit il serait détecté immédiatement par les équipes que tu supposes justement expertes en suivi biologique.
Si tu rentres dans les considérations psychologiques je te suis à peu près : le plus raisonnable c'est d'aller vers le dopage quand on ressent un manque dans ses capacités, ce qui n'est pas le cas chez le gars qui domine naturellement sa catégorie sans utiliser de produits.

Après la contrainte peut venir non pas des mauvaises performances, mais de l'entourage : un jeune peut être éventuellement poussé vers la triche par son entourage, par exemple un entourage familial sans scrupules, ou un entraîneur trop présent et peu regardant sur l'éthique qui exerce une emprise psychologique ou une fascination sur le jeune. Typiquement c'est l'histoire chez les Mentheour. Mais ils étaient dans le contexte des années 90/2000 que l'on connait. Actuellement les jeunes coureurs sont beaucoup plus sensibilisés aux risques du dopage, Guillaume Martin en parlait dans une interview cet hiver. Après est-ce que tout le monde voit les choses de la même manière, tu peux pas écarter le risque.

Quand Evenepoel tombe à 18 ans dans une équipe connue pour ses doping doctor, qui le suivait depuis un temps, tu peux pas écarter le risque de tentation. "Écoute petit, tu as du talent, tu vas m'écouter, je sais comment ça marche..." (Imaginons).
Pourisseur. :metalhead:
Avatar de l’utilisateur
Wald
Equipier de luxe
Equipier de luxe
Messages : 9615
Inscription : 24 sept. 2014, 21:31

Re: Dopage 2026

Coalize a écrit : 02 mars 2026, 19:10
art93 a écrit : 02 mars 2026, 18:49 Le dopage influe sur la hiérarchie et la fausse complètement. Sans même parler de ceux qui ne savent pas la soupe, chaque organisme réagit différemment à tel ou tel produit. Certains dopants n'auront rien de bénéfique sur un coureur mais peuvent faire changer son copain de chambre de dimension. Puisque tu parlais d'Ullrich, une bonne partie de ses problèmes de poids venait du dopage et de la rétention d'eau qu'il provoquait chez lui.
Ah oui c'est vrai, l'alcoolisme (à minima parce qu'il ne tournait pas qu'à la tize) de l'allemand, son hygiène de vie dégueulasse et sa rigueur d'entraînement proche du zéro absolu ça rentre pas en compte!
L’exemple d’Ulrich n’était pas forcément le meilleur, mais par contre il est évident que chaque être humain va réagir différemment à un produit et en tirera plus ou moins de bénéfices. On le voit bien dans la prise en charge médicamenteuse d’un patient. Il n’y a aucun doute là dessus.
Paris-Camembert aficionados

Gars lactique
Avatar de l’utilisateur
Wald
Equipier de luxe
Equipier de luxe
Messages : 9615
Inscription : 24 sept. 2014, 21:31

Re: Dopage 2026

Iguane a écrit : 02 mars 2026, 21:51
Bradounet_ a écrit : 02 mars 2026, 21:15

Ce qui pose problème dans ton raisonnement, ce n’est pas seulement l’aspect opérationnel : c’est l’absence de cohérence interne. Pourquoi un junior qui domine largement sa catégorie accepterait-il, du jour au lendemain, d’entrer dans un protocole de dopage lourd (micro‑dosages d’EPO ou micro-transfusions sur le long terme) avant même d’avoir rencontré un blocage sportif ou un sentiment d’injustice ?
Dans tous les témoignages connus, l’entrée dans le dopage ne se fait jamais  par principe mais après un certain conditionnement . Elle apparaît quand un coureur se heurte à un plafond, quand il a l’impression que l’équité ne suffit plus. Imaginer qu’un jeune de 18 ans, en pleine réussite, accepte immédiatement un dispositif aussi contraignant parce qu’on lui dirait que « c’est le nouveau paradigme » n’a rien de crédible.
Et si on part de l’hypothèse inverse : un junior qui aurait déjà besoin d’EPO pour exister chez les U19, alors les équipes que tu présentes comme capables de gérer un protocole sophistiqué seraient aussi capables de repérer très vite des valeurs anormales et/ou une absence de corrélation entre performances sportives et performances en laboratoire. Les structures les plus avancées testent leurs recrues très tôt : Johnny Spanglish, par exemple, passait déjà des batteries complètes de tests sanguins et musculaires à 17 ans sous la supervision de San Millan.
Dans un cas comme dans l’autre, ton scénario ne tient pas : soit le coureur n’a aucune raison d’accepter un protocole lourd à cet âge, soit il serait détecté immédiatement par les équipes que tu supposes justement expertes en suivi biologique.
Si tu rentres dans les considérations psychologiques je te suis à peu près : le plus raisonnable c'est d'aller vers le dopage quand on ressent un manque dans ses capacités, ce qui n'est pas le cas chez le gars qui domine naturellement sa catégorie sans utiliser de produits.

Après la contrainte peut venir non pas des mauvaises performances, mais de l'entourage : un jeune peut être éventuellement poussé vers la triche par son entourage, par exemple un entourage familial sans scrupules, ou un entraîneur trop présent et peu regardant sur l'éthique qui exerce une emprise psychologique ou une fascination sur le jeune. Typiquement c'est l'histoire chez les Mentheour. Mais ils étaient dans le contexte des années 90/2000 que l'on connait. Actuellement les jeunes coureurs sont beaucoup plus sensibilisés aux risques du dopage, Guillaume Martin en parlait dans une interview cet hiver. Après est-ce que tout le monde voit les choses de la même manière, tu peux pas écarter le risque.

Quand Evenepoel tombe à 18 ans dans une équipe connue pour ses doping doctor, qui le suivait depuis un temps, tu peux pas écarter le risque de tentation. "Écoute petit, tu as du talent, tu vas m'écouter, je sais comment ça marche..." (Imaginons).
Il y a ce rapport qui est intéressant à ce sujet même s’il date un peu : https://www.wada-ama.org/sites/default/ ... 007_fr.pdf
Paris-Camembert aficionados

Gars lactique
Avatar de l’utilisateur
MajorK03
Leader
Leader
Messages : 12332
Inscription : 02 mai 2022, 22:40

Re: Dopage 2026

Bradounet_ a écrit : 02 mars 2026, 21:15
MajorK03 a écrit : 02 mars 2026, 20:06
Si on veut rester sur du concret, on peut dire que le dopage existe chez les juniors et qu'il n'est pas réservé à l'adulte. Sans parler de protocole sanguin lourd avec une certaine logistique derrière, qu'est-ce qui empêche un junior de tourner à l'EPO ? Avec du micro dosage régulier ensuite pour maintenir les valeurs, le passeport bio il va pas affoler grand monde une fois que l'athlète en question y est soumis.

Après, j'en conviens, j'ai encore jamais lu ou entendu de témoignages démontrant de telles manœuvres, ce n'est que pure supputation de ma part et c'était pas dans le but d'accuser gratuitement mais simplement d'émettre une certaine retenue face à la hiérarchisation des performances selon Coalize. Par contre oui, je préfère garder les portes du doute ouvertes plutôt que de les fermer à double tour sur la question de la précocité de plus en plus présente et prégnante dans les performances de certains. Parce que comme je l'ai déjà dit par le passé, moi perso le dopage qui gâche la course au suspense je m'en balance complet, par contre la question de la santé publique m'interpelle beaucoup plus.
Ce qui pose problème dans ton raisonnement, ce n’est pas seulement l’aspect opérationnel : c’est l’absence de cohérence interne. Pourquoi un junior qui domine largement sa catégorie accepterait-il, du jour au lendemain, d’entrer dans un protocole de dopage lourd (micro‑dosages d’EPO ou micro-transfusions sur le long terme) avant même d’avoir rencontré un blocage sportif ou un sentiment d’injustice ?
Dans tous les témoignages connus, l’entrée dans le dopage ne se fait jamais  par principe mais après un certain conditionnement . Elle apparaît quand un coureur se heurte à un plafond, quand il a l’impression que l’équité ne suffit plus. Imaginer qu’un jeune de 18 ans, en pleine réussite, accepte immédiatement un dispositif aussi contraignant parce qu’on lui dirait que « c’est le nouveau paradigme » n’a rien de crédible.
Et si on part de l’hypothèse inverse : un junior qui aurait déjà besoin d’EPO pour exister chez les U19, alors les équipes que tu présentes comme capables de gérer un protocole sophistiqué seraient aussi capables de repérer très vite des valeurs anormales et/ou une absence de corrélation entre performances sportives et performances en laboratoire. Les structures les plus avancées testent leurs recrues très tôt : Johnny Spanglish, par exemple, passait déjà des batteries complètes de tests sanguins et musculaires à 17 ans sous la supervision de San Millan.
Dans un cas comme dans l’autre, ton scénario ne tient pas : soit le coureur n’a aucune raison d’accepter un protocole lourd à cet âge, soit il serait détecté immédiatement par les équipes que tu supposes justement expertes en suivi biologique.
Donc si le raisonnement ne tient pas, ce que je peux entendre si j'en crois ce que tu dis, ça veut dire que j'ai pas à m'en faire pour les jeunes et leur rapport au dopage à des produits lourds type EPO ? Ils ne se dopent pas dans l'extrême majorité des cas à quelques rares exceptions près, et ceux qui le font s'exposent de facto à un refus des plus grosses équipes de les embaucher pour des raisons éthiques et/ou biologiques ? Et donc l'argument du talent et/ou de la progression de l'entraînement reste(nt) le(s) seul(s) facteur(s) pouvant expliquer la précocité des performances de plus en plus présente dans les sports d'endurance ? Perso c'est tout ce que je demande, mais j'ai du mal à en être convaincu.

Sinon sur l'argument de la tentation du dopage et du cheminement psychologique de tout ça qui commence au moment où le sportif supposé propre rencontre un obstacle dans sa progression ou un sentiment d'injustice face aux performances de la concurrence, ça fait quand même so 90's comme raisonnement. Tout cela était particulièrement vrai à l'époque et on a suffisamment de témoignages évoquant cela, mais aujourd'hui, le premier adversaire du coureur, il est pas en train de pédaler à côté ou devant lui : il est au milieu de son cintre et il s'appelle le capteur de puissance. Tu peux avoir des watts chez les jeunes, mais si tu sais d'avance que ces mêmes watts ne te permettront pas de viser le haut du panier chez les pros, tu le prends pas comme un obstacle à franchir ? Les coureurs ont un rapport très particulier avec leurs watts et ce dès le plus jeune âge, et en ça le refus de Seixas de donner les siens quand il devient champion de France de CX chez les juniors est assez parlant. Limite c'est de l'ordre de l'intime le truc.
Avatar de l’utilisateur
RemcoAlafpolak
Equipier de luxe
Equipier de luxe
Messages : 2408
Inscription : 14 sept. 2019, 22:28
Localisation : sur un talus dans la Taïga

Re: Dopage 2026

Iguane a écrit : 02 mars 2026, 21:51
Bradounet_ a écrit : 02 mars 2026, 21:15

Ce qui pose problème dans ton raisonnement, ce n’est pas seulement l’aspect opérationnel : c’est l’absence de cohérence interne. Pourquoi un junior qui domine largement sa catégorie accepterait-il, du jour au lendemain, d’entrer dans un protocole de dopage lourd (micro‑dosages d’EPO ou micro-transfusions sur le long terme) avant même d’avoir rencontré un blocage sportif ou un sentiment d’injustice ?
Dans tous les témoignages connus, l’entrée dans le dopage ne se fait jamais  par principe mais après un certain conditionnement . Elle apparaît quand un coureur se heurte à un plafond, quand il a l’impression que l’équité ne suffit plus. Imaginer qu’un jeune de 18 ans, en pleine réussite, accepte immédiatement un dispositif aussi contraignant parce qu’on lui dirait que « c’est le nouveau paradigme » n’a rien de crédible.
Et si on part de l’hypothèse inverse : un junior qui aurait déjà besoin d’EPO pour exister chez les U19, alors les équipes que tu présentes comme capables de gérer un protocole sophistiqué seraient aussi capables de repérer très vite des valeurs anormales et/ou une absence de corrélation entre performances sportives et performances en laboratoire. Les structures les plus avancées testent leurs recrues très tôt : Johnny Spanglish, par exemple, passait déjà des batteries complètes de tests sanguins et musculaires à 17 ans sous la supervision de San Millan.
Dans un cas comme dans l’autre, ton scénario ne tient pas : soit le coureur n’a aucune raison d’accepter un protocole lourd à cet âge, soit il serait détecté immédiatement par les équipes que tu supposes justement expertes en suivi biologique.
Si tu rentres dans les considérations psychologiques je te suis à peu près : le plus raisonnable c'est d'aller vers le dopage quand on ressent un manque dans ses capacités, ce qui n'est pas le cas chez le gars qui domine naturellement sa catégorie sans utiliser de produits.

Après la contrainte peut venir non pas des mauvaises performances, mais de l'entourage : un jeune peut être éventuellement poussé vers la triche par son entourage, par exemple un entourage familial sans scrupules, ou un entraîneur trop présent et peu regardant sur l'éthique qui exerce une emprise psychologique ou une fascination sur le jeune. Typiquement c'est l'histoire chez les Mentheour. Mais ils étaient dans le contexte des années 90/2000 que l'on connait. Actuellement les jeunes coureurs sont beaucoup plus sensibilisés aux risques du dopage, Guillaume Martin en parlait dans une interview cet hiver. Après est-ce que tout le monde voit les choses de la même manière, tu peux pas écarter le risque.

Quand Evenepoel tombe à 18 ans dans une équipe connue pour ses doping doctor, qui le suivait depuis un temps, tu peux pas écarter le risque de tentation. "Écoute petit, tu as du talent, tu vas m'écouter, je sais comment ça marche..." (Imaginons).
Preuves pour le dernier paragraphe?
La ville : Paris
Propriétaires : Remco et Wout
Avatar de l’utilisateur
Iguane
Leader
Leader
Messages : 17093
Inscription : 09 oct. 2017, 21:08

Re: Dopage 2026

Preuves de quoi? D'un risque? D'une imagination ?
Ou que Ibarguren et Van Mol sont des doping doctor ?

Tu ouvres wikipédia pour la dernière question, t'auras toutes les réponses.
Pourisseur. :metalhead:
fred30
Equipier de luxe
Equipier de luxe
Messages : 8660
Inscription : 23 avr. 2019, 12:58

Re: Dopage 2026

Coalize a écrit : 02 mars 2026, 19:10
Ah oui c'est vrai, l'alcoolisme (à minima parce qu'il ne tournait pas qu'à la tize) de l'allemand, son hygiène de vie dégueulasse et sa rigueur d'entraînement proche du zéro absolu ça rentre pas en compte!
Je me permets un petit HS.
On en fait beaucoup sur le manque de rigueur d'Ullrich, mais tous ses équipiers décrivaient un gars sérieux qui était le premier levé lors des stages, qui était allé courir et de retour à l'hôtel quand les autres se levaient...
Je crois qu'en effet, sa fragilité mentale et peut-être la frustration permanente de se voir battu par moins bon (le Texan) a dû le faire vriller progressivement et il y a ensuite eu une addition d'éléments tout à fait contraires à la performance par l'hygiène de vie.
Coalize a écrit : 02 mars 2026, 19:32
Je ne prétends pas que le dopage n'existe pas, je serai complétement con, mais je prétends que le dopage ne transforme pas un âne en cheval de course! Ou alors c'est cramé!

Ben si, tu disais à juste titre que quand Riis ridiculise un Pantani ou un Ullrich, ça pue... S'il y en a bien un qui n'eut pas existé sans le dopage, c'est Riis, non ? Or le gars a un Tour de France et un Amstel au palmarès : ça parle ce genre de coursette, non ?

Pogacar est tellement au dessus du lot, qu'il a même pas besoin de se doper pour gagner : c'est ma position! Et je suis beaucoup moins serein sur le dossier Vingegaard! Le mec du jour au lendemain, il s'est mis à batailler avec Pogacar, ça ça me met le doute par contre!
Justement, tu vois bien les contradictions ici : il est au-dessus du lot mais il ne peut rien faire, deux années consécutives, face à Vingegaard. Donc il aurait (éventuellement) besoin de se doper pour retrouver sa position dominante. Et quand on voit ce que fait Pogacar depuis qu'il a été battu deux fois sur le Tour ... c'est tout à fait humain de s'interroger, je pense.
fred30
Equipier de luxe
Equipier de luxe
Messages : 8660
Inscription : 23 avr. 2019, 12:58

Re: Dopage 2026

Le sujet est pénible car on n'a pas de certitude et souvent pour exister dans ce genre de débat il faut choisir une position.
Difficilement tenable car cela devient vite une posture, et aussi parce qu'on obéit à notre instinct.

Mon instinct :
Seixas ou Bernal sont des talents générationnels qui sont de la trempe des Hinault, Fignon, Ullrich, Anquetil, Gimondi...
C'est normal qu'ils gagnent à un très jeune âge. Ce sont des talents purs. Heureusement qu'avec ces qualités ils gagnent, sinon ce serait à désespérer !

Ma raison :
Anquetil ou Fignon quand ils gagnent le Tour à 23 ans, on les dit très précoces.
Or aujourd'hui, on a l'impression qu'exploser à 23 ans c'est presque tard. Pas tant par la différence que ça représente avec le fait de gagner les plus grandes courses à 20-21 ans, mais parce que la densité de coureurs qui ont l'air de fuoriclasse et qui explosent à 21 ans (voire avant) est impressionnante. Il n'y en a jamais eu autant que ces dernières années. (Pogacar, Evenepoel, Ayuso, Bernal, Del Toro ...)
Alors que certains s'interrogent et trouvent ça louche, je comprends.
On parle quand même d'un sport d'endurance, où il était entendu que les gars vivaient leurs meilleures années vers 25 ans, et ce pour trois ou quatre ans à suivre. Logique puisque le coureur se connaît mieux, qu'il a pris de la caisse, qu'il a appris tout simplement.

A la rigueur qu'un sprinteur dominant explose au plus haut niveau à 20 ans, je trouve ça ok. Car les fibres rapides sont plus performantes quand on est jeune, et c'est le type d'effort qui devient plus difficile en premier en prenant de l'âge. Mais les noms cités plus haut ne sont pas des sprinteurs, leur filière est justement ce qui est censé s'améliorer avec le temps (avant d'atteindre un plafond et un déclin, bien sûr).

Aujourd'hui on a l'impression que l'expérience du plus haut niveau ne sert plus à rien. Qu'un tout jeune peut arriver et être immédiatement performant a minima, et dominant dans le plus marqué des cas.

Franchement que ça interroge ne me choque pas. Que ça dégoûte du sport en revanche ...
Avatar de l’utilisateur
Iguane
Leader
Leader
Messages : 17093
Inscription : 09 oct. 2017, 21:08

Re: Dopage 2026

Je pense perso que la réaction de "dégoût" de certains comme jimmy ou Albator n'est pas lié uniquement au lien avec le dopage, mais qu'il y a d'autres aspects qui rentrent en compte.

Un truc tout simple, le terme de "talent" : caractéristique innée pour certains, construction sociale consécutives de l'inégalité des chances pour d'autres.

Tant que tu n'as pas ce recul sur les termes, acceptés naturellement par certains, rejetés par d'autres, tu passes à côté des incompréhensions.

Le dopage est le sujet facile pour les mettre toutes dedans.

Je l'ai dit, le produit médiatique Seixas est un machin de droite, c'est une évidence (je ne m'avance pas sur les convictions du gars, qui a le droit de penser ce qu'il veut par ailleurs). Et ça, ça explique forcément les engueulades ici.
Pourisseur. :metalhead:
Puncheur71
Equipier de luxe
Equipier de luxe
Messages : 4879
Inscription : 24 oct. 2022, 10:19

Re: Dopage 2026

Iguane a écrit : 03 mars 2026, 13:43 Je pense perso que la réaction de "dégoût" de certains comme jimmy ou Albator n'est pas lié uniquement au lien avec le dopage, mais qu'il y a d'autres aspects qui rentrent en compte.

Un truc tout simple, le terme de "talent" : caractéristique innée pour certains, construction sociale consécutives de l'inégalité des chances pour d'autres.

Tant que tu n'as pas ce recul sur les termes, acceptés naturellement par certains, rejetés par d'autres, tu passes à côté des incompréhensions.

Le dopage est le sujet facile pour les mettre toutes dedans.

Je l'ai dit, le produit médiatique Seixas est un machin de droite, c'est une évidence (je ne m'avance pas sur les convictions du gars, qui a le droit de penser ce qu'il veut par ailleurs). Et ça, ça explique forcément les engueulades ici.
Mouais, autant à gauche on n'aime pas les sauveurs suprêmes, mais parfois on peut vouer quelques cultes de la personnalité :green:

Le concept de mérite de bien travailler pour rattraper le déficit inné de talent par rapport aux autres est bien de droite aussi. Tout comme la compétition, ou le mythe de la concurrence libre et non faussée, exempte donc de tout dopage.
Bref, vous avez 4h :jesors:
Landismo o barbarie
Avatar de l’utilisateur
blouss_
Leader
Leader
Messages : 15137
Inscription : 07 juil. 2014, 17:09

Re: Dopage 2026

fred30 a écrit : 03 mars 2026, 12:26 Le sujet est pénible car on n'a pas de certitude et souvent pour exister dans ce genre de débat il faut choisir une position.
Difficilement tenable car cela devient vite une posture, et aussi parce qu'on obéit à notre instinct.

Mon instinct :
Seixas ou Bernal sont des talents générationnels qui sont de la trempe des Hinault, Fignon, Ullrich, Anquetil, Gimondi...
C'est normal qu'ils gagnent à un très jeune âge. Ce sont des talents purs. Heureusement qu'avec ces qualités ils gagnent, sinon ce serait à désespérer !

Ma raison :
Anquetil ou Fignon quand ils gagnent le Tour à 23 ans, on les dit très précoces.
Or aujourd'hui, on a l'impression qu'exploser à 23 ans c'est presque tard. Pas tant par la différence que ça représente avec le fait de gagner les plus grandes courses à 20-21 ans, mais parce que la densité de coureurs qui ont l'air de fuoriclasse et qui explosent à 21 ans (voire avant) est impressionnante. Il n'y en a jamais eu autant que ces dernières années. (Pogacar, Evenepoel, Ayuso, Bernal, Del Toro ...)
Alors que certains s'interrogent et trouvent ça louche, je comprends.
On parle quand même d'un sport d'endurance, où il était entendu que les gars vivaient leurs meilleures années vers 25 ans, et ce pour trois ou quatre ans à suivre. Logique puisque le coureur se connaît mieux, qu'il a pris de la caisse, qu'il a appris tout simplement.

A la rigueur qu'un sprinteur dominant explose au plus haut niveau à 20 ans, je trouve ça ok. Car les fibres rapides sont plus performantes quand on est jeune, et c'est le type d'effort qui devient plus difficile en premier en prenant de l'âge. Mais les noms cités plus haut ne sont pas des sprinteurs, leur filière est justement ce qui est censé s'améliorer avec le temps (avant d'atteindre un plafond et un déclin, bien sûr).

Aujourd'hui on a l'impression que l'expérience du plus haut niveau ne sert plus à rien. Qu'un tout jeune peut arriver et être immédiatement performant a minima, et dominant dans le plus marqué des cas.

Franchement que ça interroge ne me choque pas. Que ça dégoûte du sport en revanche ...
Sur le fait qu'on voit de plus en plus de très jeunes coureurs arrivés très vite au plus haut niveau, je pense qu'il y a deux facteurs qui me paraissent déterminants. Avant un jeune coureur arrivait plus tard à maturité, car il devait apprendre à gérer son effort et avoir plus de caisse. Aujourd'hui le capteur de puissance permet de gérer son effort bcp plus facilement et le coureur peut même être "guidé" à distance par son staff. Et je pense que la révolution nutritionnelle a aussi rabattu les cartes physiquement. On voit bien que les coureurs d'aujourd'hui arrivent à maintenir un effort important bcp plus longtemps et donc j'aurais tendance à penser que l'acquisition d'une bonne endurance avec l'âge devient moins primordiale.
Avatar de l’utilisateur
Coalize
Equipier de luxe
Equipier de luxe
Messages : 8644
Inscription : 24 août 2016, 15:44

Re: Dopage 2026

Moi je l'ai déjà dit, si il y a un gros ou plusieurs gros coureurs qui tombent pour dopage, je vais pas tomber de mon siège. Je sais que le dopage existe et surtout nous en tant que fan de cyclisme, on ne peut pas rejeter cette hypothése.

Moi ce qui m'insupporte ce n'est donc pas qu'on parle de dopage, c'est depuis l'origine intrinsèque à notre sport (Maurice Garin dès le tour 1904 s'est fait disqualifier, à cette époque pas pour de la tricherie chimique telle que nous la connaissons, bien sûr, mais pour de la tricherie organisée assimilable au dopage chimique actuel), et en général à tous les sports d'endurance! Moi ce qui m'insupporte c'est la suspicion systématique!

Ce qui m'insupporte c'est de considérer la performance comme suspicieuse. Certes chat échaudé craint l'eau chaude, mais je perçois ici une certaine exagération, voire même une obsession sur le dopage, qui me paraît empêcher les protagonistes de disserter calmement sur les autres pistes d'explication. Ici si on essaye timidement de parler de pistes aléatoires (progression matérielle, de la progression de la rigueur, de la professionnalisation des équipes, de la motivation générée par l'argent, de l'amélioration de la détection, du fait que les jeunes prometteurs aient accès à des installations de grande qualité dès 16 ans au lieu de 23 ans il y a même pas 10 ans, etc...) , on se prend une fin de non recevoir du style "ta gueule, c'est un gros dopé, c'est tout, pas besoin de réflechir"
Avatar de l’utilisateur
Coalize
Equipier de luxe
Equipier de luxe
Messages : 8644
Inscription : 24 août 2016, 15:44

Re: Dopage 2026

Iguane a écrit : 03 mars 2026, 13:43 Je pense perso que la réaction de "dégoût" de certains comme jimmy ou Albator n'est pas lié uniquement au lien avec le dopage, mais qu'il y a d'autres aspects qui rentrent en compte.

Un truc tout simple, le terme de "talent" : caractéristique innée pour certains, construction sociale consécutives de l'inégalité des chances pour d'autres.

Tant que tu n'as pas ce recul sur les termes, acceptés naturellement par certains, rejetés par d'autres, tu passes à côté des incompréhensions.

Le dopage est le sujet facile pour les mettre toutes dedans.

Je l'ai dit, le produit médiatique Seixas est un machin de droite, c'est une évidence (je ne m'avance pas sur les convictions du gars, qui a le droit de penser ce qu'il veut par ailleurs). Et ça, ça explique forcément les engueulades ici.
J'avoue! le "ta gueule, c'est un dopé, sinon t'es un facho", je l'avais pas vu venir!
Répondre