dolipr4ne a écrit :Wow, paye tes généralités... Je confirme: tu es démesurément aigri. :triste:
Sinon, et j'en avais deja parlé il y a pas mal de temps: réserver les JO aux amateurs est (et fut) une chose tres belle sur le papier, mais dans les faits, on n'arrive à l'inverse de ce que l'on veut viser.
En effet, lorsque les JO etaient encore interdits aux professionnels, les instances se sont rendues compte d'une aberration grandissante, à savoir:
1/ pour se qualifier pour les JO, il fallait etre performant
2/ pour etre performant, il fallait s'entrainer beaucoup et faire beaucoup de compèt'
3/ pour s'entrainer beaucoup et faire beaucoup de compèt', il fallait du temps et de l'argent.
Résultat: l'immense majorité des meilleurs sportifs amateurs etaient des nantis, des "oisifs", qui profitaient de leur fortune (acquise ou héritée) pour pratiquer leur sport à haute intensité et améliorer leurs performances.
Les non-fortunés, obligés de travailler pour gagner leur vie et payer leur passion, n'avaient ni le temps ni les moyens des nantis pour améliorer leurs performances. Certains arrivaient à surnager, mais force était de constater que cet état de fait, finalement tres injuste, etait à mille lieues de l'esprit olympique.
Il [i:17tz7nqu]fallait[/i:17tz7nqu] ouvrir aux professionnels, c'etait une nécessité. Et meme si cela engendre du business, que ça n'est pas parfait (mais qu'est-ce qui parfait dans ce monde?), cela donne au moins la chance à tout sportif de concourir sans etre un "fils de".
Je pense que tu te trompes dans ton analyse.
La "pureté" des JO réservés aux amateurs était avant tout une volonté de façade des dirigeants du CIO. Cette volonté se basait sur une vision complètement erronée, hypocrite et arbitraire du sport et des enjeux.
Dès le début, l'amateurisme n'étaient que de façade et maintenu artificiellement par le CIO qui décidait arbitrairement quels sports et sportifs étaient purs ou corrompus. C'est rapidement devenu un enjeu politique très éloigné des idéaux du sport.
Le summum de cette hypocrisie a été atteint dans les années 70-80 avec les "amateurs" des pays de l'est.
Il n'y a jamais eu de "non-fortunés" comme tu le dis et tous les "amateurs" étaient en fait des professionnels payés par leur Etat respectif.
L'ouverture aux professionnel s'est faite progressivement et à un moment le CIO n'a plus eu le choix.
L'esprit olympique n'a jamais existé.
Si on considère le cyclisme sur route, il y avait historiquement une distinction amateur/pros plutôt "saine" avec une catégorie amateur naturellement réservée aux jeunes coureurs. Après guerre, cette distinction est devenu complètement faussée par l'arrivée des coureurs de l'est qui étaient des amateurs déguisés. Les amateurs de l'ouest n'étaient surement pas mieux, mais la différence d'age était trop importante.
Dans les faits, il y avait 2 circuits séparés et très peu de ponts entre les deux. On ne pouvait pas savoir si l'un était meilleur que l'autre. La fusion était demandée depuis longtemps mais bloquée par le CIO.
Sur piste, c'était assez différent, le circuit amateur était de loin le plus prestigieux. Mais aucun coureur n'était réellement amateur.