Je l’ai déjà écrit mais je vais le remettre,xacasar a écrit : 20 sept. 2020, 23:34 Un billet de l'affreux Vayer: http://www.chronoswatts.com/news/163/
Ses commentaires sont tellement malsains et orientés que je ne reviendrais pas dessus, mais par contre les calculs de Porteleaux sur lesquelles il se base sont intéressants, notamment ce tableau: http://www.chronoswatts.com/img/article ... ltours.JPG
Il faut bien sur prendre en considération que c'est une moyenne, les courses ce sont souvent courus différemment et les trains n'étaient pas les mémes, j'y reviendrais...
En gros Pogacar fait une moyenne de 423 watts étalon durant 33' sur l'ensemble des cols finaux du TDF.
Ça reste bien en dessous des années folles/bonheur (de 94 à 98), de Contador 2009, mais au niveau de LA 2005 et supérieurs* aux TDF de ces 9 dernières années (donc de Froome notamment).
A prendre en compte deux choses, que les vélos d'aujourd'hui sont plus léger (de 1 à 2 kg selon l'EPOque) et surtout ont un bien meilleur rendement qu'il y a 10 ans et surtout qu'il y a 20 ans (en gros un coureur va être flashé avec plus de watts aujourd'hui, alors que c'est seulement son vélo qui répercute mieux sa puissance...). Et aussi que cette année le train de Jumbo était particulièrement surpuissant et est responsable à 75% de ces records de watts, Armstrong/Indurain/Riis (...) sortaient à 6/7km de l'arrivée, et comme on l'a vu récemment ( https://pbs.twimg.com/media/EiCjcSeXgAY ... name=large ) avoir un train méme en montagne, c'est utile et fait économiser prés de 8% de puissance.
Les vélos actuels ne pèsent pas deux kg de moins que ceux des années 90.
Le Bianchi de Pantani pèse 6,9 kg en 1998 (cadre alu et fourche Time en carbone), et la limite UCI a 6,8 date du début des années 2000 justement parce que ça descendait encore plus bas (avec crainte pour l’intégrité des cadres et des périphériques en cas de chute).
En ce qui concerne le rendement, c’est la même. Il y a un gain, certes, mais minime.
Il y a plusieurs articles disponibles sur le net d’essais des vélos de Pantani, des Treks d’Amstrong, des Pinarelo de Ulrich... et à chaque fois les essayeurs (bien plus performants que moi au passage) marquent leur surprise du rendement de ces vélos hyper rigides, souvent en alu, et déjà équipés de dérailleurs 10 vitesses indexés parfaitement fiables et rapides.
Les histoires de carbone « haut module », de freins à disque, de dérailleur électroniques, c’est pour vendre des vélos, mais le rendement il est la depuis les années 90.

