Quand on voit la manière dont Roglic change de vélo, on comprend que c'était la panique et le manque d'organisation qui régnaient à la Jumbo à ce moment-là.dolipr4ne a écrit : 21 sept. 2020, 12:51Je me répète mais comment peut-on croire qu’ils aient commis une faute qui nous apparait comme évidente, qui plus est grossiere, alors que les mecs sont des mega-pros, qu’ils ont tout étudié et que le coureur a quand meme un minimum de connaissance sur ce qu’il ressent, sur ce qu’il developpe avec ou sans velo de chrono?El_Pistolero_07 a écrit : 21 sept. 2020, 09:29
Sa puissance est peut être excellente mais sa stratégie ne l'était pas. Grimper la PDB sur un vélo CLM c'est logique que tu te prennes une claque. Son temps d'ascension est très moyen à cause de ça. Il aurait pu être beaucoup plus prêt de Pogacar.
Pour ma part, je pense qu'ils hésitaient à changer de vélo pour Roglic et Van Aert et Dumoulin pouvaient très bien servir de "cobayes" : l'un sur un vélo de montagne, l'autre sur un vélo de CLM pour mesurer au dernier moment les effets sur le chrono (et décider ainsi du changement de vélo ou non pour Roglic).
Dumoulin lâche 41 secondes à Van Aert dans l'ascension. Ajouté à cela l'impression visuelle laissée dans l'ascension (totalement écrasée) : pour moi, il ne fait guère de doute que le Hollandais aurait mieux fait en changeant de vélo.
EDIT : de plus, j'ajouterais qu'un erreur apparaît toujours plus évidente après coup. Quand on voit le résultat, oui, il paraît évident que le changement de vélo s'imposait. Mais avant la course, cela était plus difficile à déterminer.
Et il y a beaucoup d'imprévus de ce genre sur le chrono de samedi. Par exemple, les écarts entre leaders ont été bien plus importants que prévus (pas seulement entre Pogacar et Roglic). Ou encore des coureurs complets ont grimpé plus rapidement la Planche que de bons grimpeurs.
On voit bien que si tout était parfaitement prévisible et calculable à l'avance, jamais la Jumbo n'aurait laissé Pogacar à moins d'une minute avant ce chrono. Heureusement qu'il y a encore des erreurs d'appréciation dans les équipes, même si on est à une époque où tout est fait pour les minimiser.




