dolipr4ne a écrit : 12 juin 2020, 15:08
levrai-dufaux a écrit : 12 juin 2020, 13:03
Combien de fois ASO va-t-elle répéter la même erreur de proposer un tracé aussi déséquilibré en concentrant ainsi les principales difficultés sur les étapes finales ?
Au poker, on dit que quand on reproduit plusieurs fois la meme erreur, ça devient un choix.
Du coup, ne penses-tu pas que c’est tres clairement une volonté de la part d’ASO? Je l’ai deja avancé de nombreuses fois mais, justement, en constatant que « l’erreur » se reproduit chaque fois, j’ai vraiment tendance à penser que c’est un choix assumé de la part d’ASO, pensant qu’il vaut mieux avoir un suspense de 3 semaines à coups de secondes plutot qu’une bagarre de 3 semaines à coups de minutes.
La presence d’un chrono (meme si à moitié en côte) en juge de paix final ne fait que me conforter, malheureusement, dans cet etat d’esprit.
Je changerai d’avis le jour où il n’y aura pas de haute-montagne en 3eme semaine, mais autant te dire que j’y crois moyen...
Je suis tout à fait d'accord avec toi, je pense aussi qu'il s'agit d'un choix assumé destiné à préserver le plus grand suspense le plus longtemps possible.
D'ailleurs, on a souvent entendu Prudhomme ou Gouvenou déclarer en interview à quel point ils avaient été marqués par Ax-3-Domaines en 2013 et surtout la Pierre-Saint-Martin en 2015. Dans leur esprit, c'est clairement : "plus jamais ça".
C'est en cela qu'ils commettent une erreur selon moi. Suspense ne rime pas avec spectacle. Et j'irais même plus loin : un suspense artificiellement maintenu par un parcours déséquilibré est nuisible au spectacle. Il suffit de songer aux plus mauvais Tours de la dernière décennie. Les années 2016 et 2017 sont régulièrement cités et ce sont deux TDF où les suiveurs se sont plaint avant tout du manque de bagarre entre leaders. Qui a-t-il de plus désagréable que d'avoir le sentiment de suivre une course d'attente, jamais véritablement lancée, où les favoris n'osent pas attaquer et préfèrent garder des forces en vue des difficultés finales parce que "le Tour est encore long" ?
Par opposition, il est assez significatif que 2013 et 2015, sans être de grandes cuvées, apparaissent comme des éditions de meilleure qualité en dépit d'un suspense très faible (si l'on excepte les Alpes en 2015). A choisir entre deux maux, il me semble préférable de dessiner un parcours qui s'expose à ce que le général soit plié au terme du premier massif, mais qui aurait au moins le mérite de vraiment engager la course entre les leaders pour la suite.