Stéphane Thirion, outre être une fine plume, est bien plus connaisseur du cyclisme que beaucoup de ses collègues francophones et autres.jicébé a écrit : 07 oct. 2023, 13:49Het Nieuwsblad est irréprochable sur ce point: le we précédent, il a retranscrit une itw de Lefevere (résumée ici) qui a eu le mérite d'informer et donc d'ouvrir le débat sur ce qui se tramait en coulisses, et dans le courant de la semaine, il a donné la parole au bras-droit de Bakala lors d'une itw que tu as trouvée toi-même intéressante.Iguane a écrit : 07 oct. 2023, 12:32 J'aimerais avoir l'opinion de jicébé au regard de l'avalanche de rumeurs de ces derniers jours : Tes journaux favoris font toujours un boulot de qualité sur le cyclisme ?![]()
Quant à Le Soir, son chroniqueur vaut ce qu'il vaut: je le trouve moi-même à la fois grandiloquent et imprécis dans ses propos, donc souvent à côté de ses pompes. Mais le but de ce topic étant aussi de vous informer de ce qui se dit en Belgique (du moins en ce qui concerne les 2 quotidiens que je lis), je trouve utile de reporter ses propos, même si je sais que ça va valoir des réactions négatives.
Vu de Belgique: Lu dans Het Nieuwsblad (ou autres media)
Modérateur : Modos VCN
Re: Vu de Belgique: Lu dans Het Nieuwsblad (ou autres media)
Re: Vu de Belgique: Lu dans Het Nieuwsblad (ou autres media)
Ci-après un article du Nieuwsblad (qui date un peu - 21 septembre) sur le(s) projet(s) de Remco Evenepoel pour la jeunesse Bruxelloise.
Quelques jours après la Vuelta, Evenepoel a définitivement lancé la R. EV Brussels Cycling Academy. Un projet qui veut permettre à des enfants défavorisés en région Bruxelloise de faire connaissance avec le vélo, mais dans un seconde phase veut préparer de jeunes coureurs à leur première course.
Evenepoel : « en fait, ce projet a pris forme très spontanément, après une discussion à bâtons rompus avec mon père. Je lui ai dit que nous devions faire quelque chose pour le vélo dans la région autour de Bruxelles, car tout y tourne seulement autour du foot. Finalement nous en sommes arrivés à ce projet. Quand je jouais à Anderlecht, j’ai eu la chance grâce à mes parents de pouvoir acheter des nouvelles chaussures de foot tous les quelques mois, mais quand je regardais autour de moi, je voyais que ce n’était pas aussi simple pour tout le monde. Quelques chaussures de foot sont quand même bien meilleur marché qu’un vélo. C’est pourquoi nous voulons mettre des vélos à disposition de jeunes Bruxellois. »
Plus tôt dans la semaine, il a aussi lancé avec sa moitié Oumi une action de soutien aux victimes du tremblement de terre au Maroc. Dans ce cadre, il s’est aussi engagé auprès de la jeunesse Bruxelloise. « Je laisse à d’autres l’organisation et le suivi des activités, mais si j’ai la chance de rendre visite à l’une ou l’autre maison de jeunes, je ne manque pas de le faire. Maintenant que je suis encore actif comme coureur il est plus facile d’attirer l’attention sur ce genre de projets. Après ma carrière, ce sera plus difficile. Ces initiatives montrent que que mon épouse Oumi et moi-même apportons de l’intérêt à notre environnement et à la société. Il y a plus que le vélo. Nous voulons volontiers montrer comment nous sommes au plus profond de nous-mêmes. »
Evenepoel veut plus que seulement laisser une trace sportive grâce à ses performances. Il est déjà activement occupé avec ce qu’il peut donner en retour. « Ma carrière peut durer dix à quinze ans, mais ensuite, il y aura encore une vie, celle comme personne, homme et, j’espère, père. Je veux continuer à m’engager et créer des effets positifs. C’est aussi pour moi un soutien. Comme coureur on est soit en course soit en stage. Je ne vais pas jusqu’à dire que cela m’affecte mentalement, mais c’est parfois difficile de voir des choses au-delà du vélo. Cela m’aide. Cela me fait garder les pieds sur terre. Garder les yeux ouverts est toujours positif… Cela m’aide à relativiser les choses. J’ai conscience d’avoir (une vie) facile. Tout pour moi est réglé par l’équipe, alors que d’autres familles n’ont même pas de quoi offrir un vélo à leurs enfants. Je ne dois pas me plaindre ou pleurnicher quand c’est parfois un peu plus difficile. »
Tout comme pour sa carrière sportive Evenepoel met aussi la barre haut pour son projet. Le plan de la R.EV Academy est de livrer tant une fille qu’un garçon pour le Mondial 2030, pour lequel Bruxelles a posé sa candidature. « Je veux insister sur le fait que nous voulons conduire une fille jusqu’au Mondial, car avec ce projet, nous voulons aussi volontiers attirer l’attention sur le cyclisme féminin. »
Mon post suivant détaillera un peu plus le projet de la R. EV Academy.
Quelques jours après la Vuelta, Evenepoel a définitivement lancé la R. EV Brussels Cycling Academy. Un projet qui veut permettre à des enfants défavorisés en région Bruxelloise de faire connaissance avec le vélo, mais dans un seconde phase veut préparer de jeunes coureurs à leur première course.
Evenepoel : « en fait, ce projet a pris forme très spontanément, après une discussion à bâtons rompus avec mon père. Je lui ai dit que nous devions faire quelque chose pour le vélo dans la région autour de Bruxelles, car tout y tourne seulement autour du foot. Finalement nous en sommes arrivés à ce projet. Quand je jouais à Anderlecht, j’ai eu la chance grâce à mes parents de pouvoir acheter des nouvelles chaussures de foot tous les quelques mois, mais quand je regardais autour de moi, je voyais que ce n’était pas aussi simple pour tout le monde. Quelques chaussures de foot sont quand même bien meilleur marché qu’un vélo. C’est pourquoi nous voulons mettre des vélos à disposition de jeunes Bruxellois. »
Plus tôt dans la semaine, il a aussi lancé avec sa moitié Oumi une action de soutien aux victimes du tremblement de terre au Maroc. Dans ce cadre, il s’est aussi engagé auprès de la jeunesse Bruxelloise. « Je laisse à d’autres l’organisation et le suivi des activités, mais si j’ai la chance de rendre visite à l’une ou l’autre maison de jeunes, je ne manque pas de le faire. Maintenant que je suis encore actif comme coureur il est plus facile d’attirer l’attention sur ce genre de projets. Après ma carrière, ce sera plus difficile. Ces initiatives montrent que que mon épouse Oumi et moi-même apportons de l’intérêt à notre environnement et à la société. Il y a plus que le vélo. Nous voulons volontiers montrer comment nous sommes au plus profond de nous-mêmes. »
Evenepoel veut plus que seulement laisser une trace sportive grâce à ses performances. Il est déjà activement occupé avec ce qu’il peut donner en retour. « Ma carrière peut durer dix à quinze ans, mais ensuite, il y aura encore une vie, celle comme personne, homme et, j’espère, père. Je veux continuer à m’engager et créer des effets positifs. C’est aussi pour moi un soutien. Comme coureur on est soit en course soit en stage. Je ne vais pas jusqu’à dire que cela m’affecte mentalement, mais c’est parfois difficile de voir des choses au-delà du vélo. Cela m’aide. Cela me fait garder les pieds sur terre. Garder les yeux ouverts est toujours positif… Cela m’aide à relativiser les choses. J’ai conscience d’avoir (une vie) facile. Tout pour moi est réglé par l’équipe, alors que d’autres familles n’ont même pas de quoi offrir un vélo à leurs enfants. Je ne dois pas me plaindre ou pleurnicher quand c’est parfois un peu plus difficile. »
Tout comme pour sa carrière sportive Evenepoel met aussi la barre haut pour son projet. Le plan de la R.EV Academy est de livrer tant une fille qu’un garçon pour le Mondial 2030, pour lequel Bruxelles a posé sa candidature. « Je veux insister sur le fait que nous voulons conduire une fille jusqu’au Mondial, car avec ce projet, nous voulons aussi volontiers attirer l’attention sur le cyclisme féminin. »
Mon post suivant détaillera un peu plus le projet de la R. EV Academy.
Re: Vu de Belgique: Lu dans Het Nieuwsblad (ou autres media)
Le travail de la R.EV Brussels Cycling Academy se décline en trois axes.
Dans le premier, le projet veut offrir la chance à des enfants défavorisés entre 10 et 12 ans, principalement de maisons de jeunes, de faire connaissance avec la bicyclette sur un circuit fermé où des instructeurs les guident et leur apprennent via divers exercices à maîtriser leur vélo.
Dans une deuxième phase, ils peuvent franchir le cap vers une meilleure connaissance de ce qu’est le vélo comme sport. Cette partie est dédiée à des cyclistes sportifs sans licence.
La troisième partie aide aussi des coureurs avec licence à se préparer à une carrière comme cycliste. Ils reçoivent aussi la chance de participer à des stages de plusieurs jours.
Pour faire en sorte que tout fonctionne harmonieusement, la R .EV Academy s’orientera vers un nombre de quelque 50 jeunes.
A côté de la ville et de la région Bruxelloise, rentrent aussi dans le projet ? Golazo (organisateur de course professionnelles en Belgique), la marque de cycles Specialized, Soudal et AG Insurance. Golazo va même aller un pas plus loin, pour, avec l’Academy comme rampe de lancement, essaimer dans toute la Belgique. A partir de février, ils veulent permettre, dans 2 villes/communes Bruxelloises, 2 flamandes et 2 wallonnes, à des jeunes entre 3 et 12 ans de vivre une première expérience cycliste sur des circuits fermés de 1 à 1,5 km.
Dans le premier, le projet veut offrir la chance à des enfants défavorisés entre 10 et 12 ans, principalement de maisons de jeunes, de faire connaissance avec la bicyclette sur un circuit fermé où des instructeurs les guident et leur apprennent via divers exercices à maîtriser leur vélo.
Dans une deuxième phase, ils peuvent franchir le cap vers une meilleure connaissance de ce qu’est le vélo comme sport. Cette partie est dédiée à des cyclistes sportifs sans licence.
La troisième partie aide aussi des coureurs avec licence à se préparer à une carrière comme cycliste. Ils reçoivent aussi la chance de participer à des stages de plusieurs jours.
Pour faire en sorte que tout fonctionne harmonieusement, la R .EV Academy s’orientera vers un nombre de quelque 50 jeunes.
A côté de la ville et de la région Bruxelloise, rentrent aussi dans le projet ? Golazo (organisateur de course professionnelles en Belgique), la marque de cycles Specialized, Soudal et AG Insurance. Golazo va même aller un pas plus loin, pour, avec l’Academy comme rampe de lancement, essaimer dans toute la Belgique. A partir de février, ils veulent permettre, dans 2 villes/communes Bruxelloises, 2 flamandes et 2 wallonnes, à des jeunes entre 3 et 12 ans de vivre une première expérience cycliste sur des circuits fermés de 1 à 1,5 km.
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frikkadell
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Re: Vu de Belgique: Lu dans Het Nieuwsblad (ou autres media)
Donc en fait dans deux axes sur trois le projet a rien de social mais ils arrivent quand même à faire un article où ils parlent que du premier axe.jicébé a écrit : 12 oct. 2023, 20:59 Le travail de la R.EV Brussels Cycling Academy se décline en trois axes.
Dans le premier, le projet veut offrir la chance à des enfants défavorisés entre 10 et 12 ans, principalement de maisons de jeunes, de faire connaissance avec la bicyclette sur un circuit fermé où des instructeurs les guident et leur apprennent via divers exercices à maîtriser leur vélo.
Dans une deuxième phase, ils peuvent franchir le cap vers une meilleure connaissance de ce qu’est le vélo comme sport. Cette partie est dédiée à des cyclistes sportifs sans licence.
La troisième partie aide aussi des coureurs avec licence à se préparer à une carrière comme cycliste. Ils reçoivent aussi la chance de participer à des stages de plusieurs jours.
Pour faire en sorte que tout fonctionne harmonieusement, la R .EV Academy s’orientera vers un nombre de quelque 50 jeunes.
A côté de la ville et de la région Bruxelloise, rentrent aussi dans le projet ? Golazo (organisateur de course professionnelles en Belgique), la marque de cycles Specialized, Soudal et AG Insurance. Golazo va même aller un pas plus loin, pour, avec l’Academy comme rampe de lancement, essaimer dans toute la Belgique. A partir de février, ils veulent permettre, dans 2 villes/communes Bruxelloises, 2 flamandes et 2 wallonnes, à des jeunes entre 3 et 12 ans de vivre une première expérience cycliste sur des circuits fermés de 1 à 1,5 km.
Ca me rappelle mon ancien club, tu vas faire une action de sécurité routière à vélo une matinée dans une école et après tu as les subventions tu peux acheter des spads à deux mille balles pour la DN.
Non c'est très bien, je suis incapable de citer un cycliste belge d'origine black ou reubeu, là où sans plus trop suivre le football je te cites quatre ou cinq footballeurs super forts sans trop de soucis.
Pourisseur. 
Re: Vu de Belgique: Lu dans Het Nieuwsblad (ou autres media)
Si, RachidIguane a écrit : 12 oct. 2023, 22:07Donc en fait dans deux axes sur trois le projet a rien de social mais ils arrivent quand même à faire un article où ils parlent que du premier axe.jicébé a écrit : 12 oct. 2023, 20:59 Le travail de la R.EV Brussels Cycling Academy se décline en trois axes.
Dans le premier, le projet veut offrir la chance à des enfants défavorisés entre 10 et 12 ans, principalement de maisons de jeunes, de faire connaissance avec la bicyclette sur un circuit fermé où des instructeurs les guident et leur apprennent via divers exercices à maîtriser leur vélo.
Dans une deuxième phase, ils peuvent franchir le cap vers une meilleure connaissance de ce qu’est le vélo comme sport. Cette partie est dédiée à des cyclistes sportifs sans licence.
La troisième partie aide aussi des coureurs avec licence à se préparer à une carrière comme cycliste. Ils reçoivent aussi la chance de participer à des stages de plusieurs jours.
Pour faire en sorte que tout fonctionne harmonieusement, la R .EV Academy s’orientera vers un nombre de quelque 50 jeunes.
A côté de la ville et de la région Bruxelloise, rentrent aussi dans le projet ? Golazo (organisateur de course professionnelles en Belgique), la marque de cycles Specialized, Soudal et AG Insurance. Golazo va même aller un pas plus loin, pour, avec l’Academy comme rampe de lancement, essaimer dans toute la Belgique. A partir de février, ils veulent permettre, dans 2 villes/communes Bruxelloises, 2 flamandes et 2 wallonnes, à des jeunes entre 3 et 12 ans de vivre une première expérience cycliste sur des circuits fermés de 1 à 1,5 km.
Ca me rappelle mon ancien club, tu vas faire une action de sécurité routière à vélo une matinée dans une école et après tu as les subventions tu peux acheter des spads à deux mille balles pour la DN.
Non c'est très bien, je suis incapable de citer un cycliste belge d'origine black ou reubeu, là où sans plus trop suivre le football je te cites quatre ou cinq footballeurs super forts sans trop de soucis.
Re: Vu de Belgique: Lu dans Het Nieuwsblad (ou autres media)
Y'a un problème honnêtement.jicébé a écrit : 12 oct. 2023, 22:15Si, RachidIguane a écrit : 12 oct. 2023, 22:07
Donc en fait dans deux axes sur trois le projet a rien de social mais ils arrivent quand même à faire un article où ils parlent que du premier axe.
Ca me rappelle mon ancien club, tu vas faire une action de sécurité routière à vélo une matinée dans une école et après tu as les subventions tu peux acheter des spads à deux mille balles pour la DN.
Non c'est très bien, je suis incapable de citer un cycliste belge d'origine black ou reubeu, là où sans plus trop suivre le football je te cites quatre ou cinq footballeurs super forts sans trop de soucis.je crois même que c'est toi qui en as parlé récemment dans je ne sais plus quel topic.
Mais on a le même en France. Moyennant quelques exceptions notables que je ne retrouve pas en Belgique.
Pourisseur. 
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Re: Vu de Belgique: Lu dans Het Nieuwsblad (ou autres media)
Un problème, deux explications :
- la pratique du cyclisme est de plus en plus chère
- le sport cycliste n'intéresse pas les jeunes de banlieue
- la pratique du cyclisme est de plus en plus chère
- le sport cycliste n'intéresse pas les jeunes de banlieue
Re: Vu de Belgique: Lu dans Het Nieuwsblad (ou autres media)
Le foot, il suffit d'un caillou ou d'une balle en chiffon pour taper son pied dedans dans la cour de récré ou dans le terrain vague d'à côté.
Le vélo, il faut déjà pouvoir se l'acheter.
Le vélo, il faut déjà pouvoir se l'acheter.
Re: Vu de Belgique: Lu dans Het Nieuwsblad (ou autres media)
Je savais pas la Belgique si pauvre.jicébé a écrit : 12 oct. 2023, 22:30 Le foot, il suffit d'un caillou ou d'une balle en chiffon pour taper son pied dedans dans la cour de récré ou dans le terrain vague d'à côté.
Le vélo, il faut déjà pouvoir se l'acheter.
Pourisseur. 
Re: Vu de Belgique: Lu dans Het Nieuwsblad (ou autres media)
Ben moi, c'est comme ça que j'ai commencé à jouer (très mal) au foot.
Re: Vu de Belgique: Lu dans Het Nieuwsblad (ou autres media)
Ci-après un article paru ce dernier vendredi dans Le Soir, titré "La nouvelle économie du vélo est en route"
"Finalement avorté, le projet de fusion entre deux des équipes les plus puissantes de la planète vélo (Jumbo-Visma et Soudal Quick-Step) a rappelé la fragilité du modèle économique sur lequel le cyclisme repose. Et au départ duquel il essaie d’avancer, cahin-caha, depuis trop longtemps. Quasi totalement dépendantes d’un sponsoring qui brasse des dizaines de millions d’euros par saison, les structures sont de plus en plus professionnelles et pointues dans leur approche, mais sont pourtant contraintes de fonctionner dans un cadre obsolète, sur base de règles empiriques.
Le cyclisme a besoin d’une nouvelle économie, impérativement, urgemment. Comme le confirment l’agence Reuters et divers médias internationaux, plusieurs managers et dirigeants influents y travaillent, au cœur d’un projet baptisé OneCycling qui doit faire émerger un nouveau modèle à l’horizon 2026 (soit au terme de l’actuel système des licences WorldTour). Pour faire simple : c’est dans la manne des droits télé et droits connexes, espaces actuellement inaccessibles aux équipes, que la solution se trouverait.
1 Le budget d’une équipe ? Plus de 90% de sponsoring
Sur quoi reposent les recettes d’un budget annuel, qui oscille entre quinze et quarante millions d’euros pour l’élite du vélo ? « Sur le sponsoring, pour plus de 90% ! », illustre à titre d’exemple Maxime Segers, responsable marketing/communication d’Intermarché - Circus - Wanty. Une dépendance évidemment malsaine, qui place les teams à la merci d’un changement de stratégie commerciale de leur partenaire majeur.
Au-delà du sponsoring, les équipes perçoivent aussi frais de déplacement et indemnités de participation, qui représentent en moyenne cinq « gros » pourcents de leurs rentrées. Tout cela répond à des barèmes prédéfinis (8.500 euros pour une course d’un jour WorldTour, comme le Tour des Flandres ou Liège-Bastogne-Liège par exemple ; 3.600 euros pour une course hors catégorie ; 2.600 euros pour une course 1.1 ; 2.000 euros pour une course 2.1 ; ces tarifs sont un peu lissés pour les courses par étapes où, là par contre, les organisateurs interviennent dans les frais d’hébergement).
Le reliquat ? Les quelques rentrées générées par « Velon », association créée en 2014 par les équipes elles-mêmes, qui valorise aujourd’hui le « team radio » (communications entre directeurs sportifs et coureurs pendant la course, comme en F1, échanges filtrés qu’on a pu découvrir sur le Tour de France, utilisation des datas telles que la vitesse ou la fréquence cardiaque des coureurs), un peu de merchandising par-ci par-là, et parfois quelques primes « de participation », qui ne concernent toutefois qu’une poignée de leaders et coureurs bankables. Des montants parfois anecdotiques et pourtant, qu’il faut arracher avec les dents…
2 Enfin accéder aux droits télé
Dans l’économie du sport, on sait toute l’importance que revêtent les droits télé, mais le cyclisme reste décidément atypique... La voie qui mène à cette source au débit très intense est en effet interdite aux équipes, pourtant principales actrices du spectacle, les montants liés à la diffusion étant pour l’heure perçus par les grands organisateurs (ASO, RCS, Flanders Classics, etc).
Le modèle devrait, devra changer sous peu, pour baliser le futur de la discipline le long de chemins moins rocailleux. Le projet OneCycling s’appuie ainsi sur une utilisation équilibrée et rationnelle de droits commerciaux dits « connexes », pour l’instant inexploités. Concrètement, ces droits télé « enrichis » profiteraient enfin aux équipes – séries produites par les plateformes comme Netflix, concept de vidéo à la demande, virtuel, etc.
Une fois n’est pas coutume, tous les acteurs du cyclisme semblent cette fois tirer sur la même corde : les organisateurs d’épreuves ont compris que ce qui intéresse le public, c’est aussi voire surtout ce qui se passe dans les bus, au cœur des équipes,… et plus seulement la retransmission de la course. S’ils ne collaborent pas, ces images-là – qui appartiennent aux sportifs et à leurs employeurs – leur échapperont totalement…
3 Pourquoi l’optimisme est-il plus franc ?
Ce n’est pas la première fois que le cyclisme essaie de dépoussiérer un business model fragile comme du verre. Alors pourquoi le projet 2023 irait-il plus loin que la louable déclaration d’intention ? Primo : urgence il y a, le flirt entre Jumbo-Visma et Soudal Quick-Step (deux des trois meilleures équipes de la planète) l’illustre à souhait. Secundo : les réunions exploratoires assoient, enfin, à la même table des interlocuteurs autrefois distants (ASO et Flanders Classics, cinq des équipes les plus puissantes, soit Jumbo-Visma, Ineos, Soudal Quick-Step, Education First et Lidl-Trek), sous l’égide de David Lappartient et de l’UCI. Tertio : selon Reuters et Cyclingnews, une société de consulting (EY) serait en contact avec des fonds d’investissements (arabes ?) et/ou avec les Luxembourgeois de CVC Partners (ex-F1).
4 Vers une ligue « franchisée »
A terme, on irait vers une forme de ligue « fermée », franchisée comme en NBA, qui offrirait plus de stabilité et un partage équilibré des charges et recettes. Avec un calendrier de courses plus cohérent aussi (les Flandriennes en mars-avril, les semi-classiques italiennes à l’automne donnent l’exemple), pour éviter les déplacements farfelus entre continents, réduire les frais et de facto, limiter l’empreinte carbone."
Une nème tentative de réformer l'économie du cyclisme (accès des équipes aux droits télé, élaboration d'un calendrier plus cohérent, ...) qui finira pour la nème fois en eau de boudin.
Le fait que l'UCI y soit soi-disant associé n'y changera rien: l'UCI était aussi partie prenante au début des projets Bakala et Velon et on sait ce qu'il en est advenu.
"Finalement avorté, le projet de fusion entre deux des équipes les plus puissantes de la planète vélo (Jumbo-Visma et Soudal Quick-Step) a rappelé la fragilité du modèle économique sur lequel le cyclisme repose. Et au départ duquel il essaie d’avancer, cahin-caha, depuis trop longtemps. Quasi totalement dépendantes d’un sponsoring qui brasse des dizaines de millions d’euros par saison, les structures sont de plus en plus professionnelles et pointues dans leur approche, mais sont pourtant contraintes de fonctionner dans un cadre obsolète, sur base de règles empiriques.
Le cyclisme a besoin d’une nouvelle économie, impérativement, urgemment. Comme le confirment l’agence Reuters et divers médias internationaux, plusieurs managers et dirigeants influents y travaillent, au cœur d’un projet baptisé OneCycling qui doit faire émerger un nouveau modèle à l’horizon 2026 (soit au terme de l’actuel système des licences WorldTour). Pour faire simple : c’est dans la manne des droits télé et droits connexes, espaces actuellement inaccessibles aux équipes, que la solution se trouverait.
1 Le budget d’une équipe ? Plus de 90% de sponsoring
Sur quoi reposent les recettes d’un budget annuel, qui oscille entre quinze et quarante millions d’euros pour l’élite du vélo ? « Sur le sponsoring, pour plus de 90% ! », illustre à titre d’exemple Maxime Segers, responsable marketing/communication d’Intermarché - Circus - Wanty. Une dépendance évidemment malsaine, qui place les teams à la merci d’un changement de stratégie commerciale de leur partenaire majeur.
Au-delà du sponsoring, les équipes perçoivent aussi frais de déplacement et indemnités de participation, qui représentent en moyenne cinq « gros » pourcents de leurs rentrées. Tout cela répond à des barèmes prédéfinis (8.500 euros pour une course d’un jour WorldTour, comme le Tour des Flandres ou Liège-Bastogne-Liège par exemple ; 3.600 euros pour une course hors catégorie ; 2.600 euros pour une course 1.1 ; 2.000 euros pour une course 2.1 ; ces tarifs sont un peu lissés pour les courses par étapes où, là par contre, les organisateurs interviennent dans les frais d’hébergement).
Le reliquat ? Les quelques rentrées générées par « Velon », association créée en 2014 par les équipes elles-mêmes, qui valorise aujourd’hui le « team radio » (communications entre directeurs sportifs et coureurs pendant la course, comme en F1, échanges filtrés qu’on a pu découvrir sur le Tour de France, utilisation des datas telles que la vitesse ou la fréquence cardiaque des coureurs), un peu de merchandising par-ci par-là, et parfois quelques primes « de participation », qui ne concernent toutefois qu’une poignée de leaders et coureurs bankables. Des montants parfois anecdotiques et pourtant, qu’il faut arracher avec les dents…
2 Enfin accéder aux droits télé
Dans l’économie du sport, on sait toute l’importance que revêtent les droits télé, mais le cyclisme reste décidément atypique... La voie qui mène à cette source au débit très intense est en effet interdite aux équipes, pourtant principales actrices du spectacle, les montants liés à la diffusion étant pour l’heure perçus par les grands organisateurs (ASO, RCS, Flanders Classics, etc).
Le modèle devrait, devra changer sous peu, pour baliser le futur de la discipline le long de chemins moins rocailleux. Le projet OneCycling s’appuie ainsi sur une utilisation équilibrée et rationnelle de droits commerciaux dits « connexes », pour l’instant inexploités. Concrètement, ces droits télé « enrichis » profiteraient enfin aux équipes – séries produites par les plateformes comme Netflix, concept de vidéo à la demande, virtuel, etc.
Une fois n’est pas coutume, tous les acteurs du cyclisme semblent cette fois tirer sur la même corde : les organisateurs d’épreuves ont compris que ce qui intéresse le public, c’est aussi voire surtout ce qui se passe dans les bus, au cœur des équipes,… et plus seulement la retransmission de la course. S’ils ne collaborent pas, ces images-là – qui appartiennent aux sportifs et à leurs employeurs – leur échapperont totalement…
3 Pourquoi l’optimisme est-il plus franc ?
Ce n’est pas la première fois que le cyclisme essaie de dépoussiérer un business model fragile comme du verre. Alors pourquoi le projet 2023 irait-il plus loin que la louable déclaration d’intention ? Primo : urgence il y a, le flirt entre Jumbo-Visma et Soudal Quick-Step (deux des trois meilleures équipes de la planète) l’illustre à souhait. Secundo : les réunions exploratoires assoient, enfin, à la même table des interlocuteurs autrefois distants (ASO et Flanders Classics, cinq des équipes les plus puissantes, soit Jumbo-Visma, Ineos, Soudal Quick-Step, Education First et Lidl-Trek), sous l’égide de David Lappartient et de l’UCI. Tertio : selon Reuters et Cyclingnews, une société de consulting (EY) serait en contact avec des fonds d’investissements (arabes ?) et/ou avec les Luxembourgeois de CVC Partners (ex-F1).
4 Vers une ligue « franchisée »
A terme, on irait vers une forme de ligue « fermée », franchisée comme en NBA, qui offrirait plus de stabilité et un partage équilibré des charges et recettes. Avec un calendrier de courses plus cohérent aussi (les Flandriennes en mars-avril, les semi-classiques italiennes à l’automne donnent l’exemple), pour éviter les déplacements farfelus entre continents, réduire les frais et de facto, limiter l’empreinte carbone."
Une nème tentative de réformer l'économie du cyclisme (accès des équipes aux droits télé, élaboration d'un calendrier plus cohérent, ...) qui finira pour la nème fois en eau de boudin.
Le fait que l'UCI y soit soi-disant associé n'y changera rien: l'UCI était aussi partie prenante au début des projets Bakala et Velon et on sait ce qu'il en est advenu.
Re: Vu de Belgique: Lu dans Het Nieuwsblad (ou autres media)
Ces équipes n'ont qu'à alors organiser les courses pour toucher les droits télé et maitriser leur coûts de déplacements.

Re: Vu de Belgique: Lu dans Het Nieuwsblad (ou autres media)
STIVARIS a écrit : 31 oct. 2023, 21:32 Ces équipes n'ont qu'à alors organiser les courses pour toucher les droits télé et maitriser leur coûts de déplacements.![]()
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Re: Vu de Belgique: Lu dans Het Nieuwsblad (ou autres media)
Il était temps de faire sortir ce topic des oubliettes.
C'est à l'occasion d'un itw croisée entre le CEO de Quick-Step Ruben Desmet (DS) et Patrick Lefevere (L), organisée par Het Nieuwsblad lors d'une réception pour les 25 ans de l'existence de "l'équipe Quick-Step".
Très longue itw, que je traduirai ici en 2 ou 3 épisodes, de façon à ne pas la transformer en pavé imbuvable.
Episode 1:
"DS : Nous avons suivi à l’époque Brico comme cosponsor de Mapei. Brico était un de nos clients et très content de son sponsoring dans le cyclisme. Seulement, ce n’était plus atteignable pour eux de continuer. A Frans De Cock (précédent CEO de Quick Step), ils ont alors suggéré : peut-être devrais-tu téléphoner à Patrick Lefevere.
L : j’ai reçu au débotté un coup de fil de Frans, que je ne connaissais pas du tout à l’époque. Je connaissais bel et bien Quick Step. Leurs panneaux publicitaires figuraient au stade de Waregem derrière les goals (sic!).
Entretemps, nous en sommes vingt-cinq ans plus tard.
DS : Comme entreprise, nous visons toujours le long terme. Il en est ainsi avec nos clients et intermédiaires et aussi avec notre sponsoring dans le sport. Il réside beaucoup de valeur dans la persistance. Pourquoi Quick Step est-il une marque aussi importante en Flandre et bien au-delà ? Parce que nous figurons depuis vingt-cinq ans sur le maillot d’une équipe qui porte notre nom.
L : Ils ne s’en cachent d’ailleurs pas. Frans De Cock l’a souvent dit, Ruben le dit aussi : notre équipe a placé Quick Step sur la carte. J’aime l’entendre dire.
Les partenariats de longue durée sont cependant dans le cyclisme plus une exception que la règle.
DS : La Loterie y est encore depuis plus longtemps, mais comme entreprise privée vingt-cinq ans de sponsoring est en effet unique.
L : Je ne suis pas contre de nouveaux sponsors, au contraire, mais une aussi longue collaboration a des avantages. Ruben connaît la maison, sait à qui il doit téléphoner quand c’est nécessaire. De cette façon, on peut travailler sereinement. Ils ne sont pas un sponsor qui panique quand il y a un quelconque contretemps. Dans le sponsoring, il en va comme dans le vélo : parfois tu as des vents favorables et de temps en temps aussi des vents contraires.
Le récent épisode autour de la fusion avec Jumbo-Visma était une période de vents contraires ?
DS : je suis fier de la façon dont nous avons surmonté cela. Nous avons toujours dit que nous voulions rester un sponsor qui compte dans le cyclisme et que nous voulions continuer à nous battre pour la survie de l’équipe.
L : Rien à ajouter. J’ai depuis le jour 1 joué cartes sur table avec mes sponsors. Clairement déclaré que je n’avais en tout cas pas d’agenda caché.
DS : On ne doit pas sous-estimer ce qui s’est abattu sur Patrick dans cette période, mais il a une fois de plus démontré tout son métier. Disons que tout ce qui a paru à cette période dans les medias différait fortement de ce qui se jouait réellement en coulisses. Patrick a le don de bien faire la part des choses. Il ne panique pas vite.
L : Ce que j’ai déjà dit cent fois : la panique est mauvaise conseillère. La période écoulée m’a appris beaucoup, mais j’ai déjà surmonté d’autres tempêtes. Une tumeur avec très peu de chances de survie. Pendant le Covid, j’ai aussi plus d’une fois été sérieusement sur le flanc. Concernant la saga de la fusion, nous ne devons plus en rajouter. J’en ai beaucoup appris, mais n’en reste pas rancunier ou frustré après coup. That’s it.
Chez Soudal, le sponsoring est lié à la figure Remco Evenepoel. Est-ce aussi le cas pour Quick Step ?
DS : Le nom Evenepoel ne figure pas dans le contrat, mais nous en parlons beaucoup avec Patrick. Un jeune coureur, Belge de surcroît, avec le potentiel de gagner le Tour, nous soutenons ce projet. Remco est pour nous une part importante de l’équipe, mais tout doit rester naturellement cohérent.
L : Je viens juste d’avoir un dîner d’affaires avec des sponsors plus petits que Quick Step, mais aussi d’importance. Là, ce fut aussi Remco, Remco, Remco …J’ai dit : je vais maintenant être brutal, mais mon équipe existe depuis plus de vingt ans sans Remco et j’espère qu’elle va continuer à exister encore vingt ans. Ce sera bien à un moment sans Remco et en tout cas sans moi."
Episode 2 et ss à suivre ...
C'est à l'occasion d'un itw croisée entre le CEO de Quick-Step Ruben Desmet (DS) et Patrick Lefevere (L), organisée par Het Nieuwsblad lors d'une réception pour les 25 ans de l'existence de "l'équipe Quick-Step".
Très longue itw, que je traduirai ici en 2 ou 3 épisodes, de façon à ne pas la transformer en pavé imbuvable.
Episode 1:
"DS : Nous avons suivi à l’époque Brico comme cosponsor de Mapei. Brico était un de nos clients et très content de son sponsoring dans le cyclisme. Seulement, ce n’était plus atteignable pour eux de continuer. A Frans De Cock (précédent CEO de Quick Step), ils ont alors suggéré : peut-être devrais-tu téléphoner à Patrick Lefevere.
L : j’ai reçu au débotté un coup de fil de Frans, que je ne connaissais pas du tout à l’époque. Je connaissais bel et bien Quick Step. Leurs panneaux publicitaires figuraient au stade de Waregem derrière les goals (sic!).
Entretemps, nous en sommes vingt-cinq ans plus tard.
DS : Comme entreprise, nous visons toujours le long terme. Il en est ainsi avec nos clients et intermédiaires et aussi avec notre sponsoring dans le sport. Il réside beaucoup de valeur dans la persistance. Pourquoi Quick Step est-il une marque aussi importante en Flandre et bien au-delà ? Parce que nous figurons depuis vingt-cinq ans sur le maillot d’une équipe qui porte notre nom.
L : Ils ne s’en cachent d’ailleurs pas. Frans De Cock l’a souvent dit, Ruben le dit aussi : notre équipe a placé Quick Step sur la carte. J’aime l’entendre dire.
Les partenariats de longue durée sont cependant dans le cyclisme plus une exception que la règle.
DS : La Loterie y est encore depuis plus longtemps, mais comme entreprise privée vingt-cinq ans de sponsoring est en effet unique.
L : Je ne suis pas contre de nouveaux sponsors, au contraire, mais une aussi longue collaboration a des avantages. Ruben connaît la maison, sait à qui il doit téléphoner quand c’est nécessaire. De cette façon, on peut travailler sereinement. Ils ne sont pas un sponsor qui panique quand il y a un quelconque contretemps. Dans le sponsoring, il en va comme dans le vélo : parfois tu as des vents favorables et de temps en temps aussi des vents contraires.
Le récent épisode autour de la fusion avec Jumbo-Visma était une période de vents contraires ?
DS : je suis fier de la façon dont nous avons surmonté cela. Nous avons toujours dit que nous voulions rester un sponsor qui compte dans le cyclisme et que nous voulions continuer à nous battre pour la survie de l’équipe.
L : Rien à ajouter. J’ai depuis le jour 1 joué cartes sur table avec mes sponsors. Clairement déclaré que je n’avais en tout cas pas d’agenda caché.
DS : On ne doit pas sous-estimer ce qui s’est abattu sur Patrick dans cette période, mais il a une fois de plus démontré tout son métier. Disons que tout ce qui a paru à cette période dans les medias différait fortement de ce qui se jouait réellement en coulisses. Patrick a le don de bien faire la part des choses. Il ne panique pas vite.
L : Ce que j’ai déjà dit cent fois : la panique est mauvaise conseillère. La période écoulée m’a appris beaucoup, mais j’ai déjà surmonté d’autres tempêtes. Une tumeur avec très peu de chances de survie. Pendant le Covid, j’ai aussi plus d’une fois été sérieusement sur le flanc. Concernant la saga de la fusion, nous ne devons plus en rajouter. J’en ai beaucoup appris, mais n’en reste pas rancunier ou frustré après coup. That’s it.
Chez Soudal, le sponsoring est lié à la figure Remco Evenepoel. Est-ce aussi le cas pour Quick Step ?
DS : Le nom Evenepoel ne figure pas dans le contrat, mais nous en parlons beaucoup avec Patrick. Un jeune coureur, Belge de surcroît, avec le potentiel de gagner le Tour, nous soutenons ce projet. Remco est pour nous une part importante de l’équipe, mais tout doit rester naturellement cohérent.
L : Je viens juste d’avoir un dîner d’affaires avec des sponsors plus petits que Quick Step, mais aussi d’importance. Là, ce fut aussi Remco, Remco, Remco …J’ai dit : je vais maintenant être brutal, mais mon équipe existe depuis plus de vingt ans sans Remco et j’espère qu’elle va continuer à exister encore vingt ans. Ce sera bien à un moment sans Remco et en tout cas sans moi."
Episode 2 et ss à suivre ...

