Iguane a écrit : 09 sept. 2022, 23:25
Oui, on peut dire que la vuelta est le plus naze des trois grands tours, ça c'est connu depuis belle lurette, évidemment.
Après c'est la fin de saison, y'a toujours énormément de candidats pour sauver quelque chose de leur saison.
Bon attendons quand même avant de conclure,
la vuelta est encore longue
Alors pour moi, et je l'ai toujours dit (j'ai pas attendu que Remco soit en passe de le gagner), mais les 3 GT se valent, du moins en terme d'exploit sportif, car si sur le papier le Giro est souvent celui proposant le parcours le plus difficile, cela reste tout de même une sacrée performance de rouler pendant 3 semaines à une haute intensité. Ce n'est évidemment pas donner à tous les cyclistes, et les GT sacrent les grands champions, les meilleurs coureurs (souvent très complet et ayant une énorme capacité de récupération) de leur époque. Si la chance joue beaucoup, on ne gagne pas non plus un GT par hasard ! Et si on critique souvent le plateau, c'est également oublier comme déjà dit, que le pire adversaire d'un coureur sur un GT, c'est avant tout lui-même, et que donc rien que d'y participer représente un challenge éreintant !
La Vuelta étant beaucoup moins vieille (à peu prêt 30 ans de moins que le Tour), il a fallu du temps pour qu'elle se développe. Mais ce qui a longtemps pu handicaper le développement de celle-ci, c'est qu'il était placé quasiment en même temps que le Giro. Cela dit il y a des coureurs qui ont remporté la Vuelta et le Giro la même année (Eddy Merckx, Giovanni Battaglin), ce qui fait 6 semaines avec quasiment aucun jour de repos, un exploit malheureusement peu cité !
Le choix de la placer en août-septembre, dès 1995, est pour moi judicieux. Certes il constitue souvent une séance de rattrapage, mais il peut aussi constituer un challenge pour les vainqueurs sortant du Tour.
En ce moment, comme le Tour est l'objectif majeur d'une saison (et d'une carrière), le Giro en souffre souvent, car il est usant, et les coureurs ne veulent pas compromettre leurs chances sur le Tour. Sur la Vuelta, souvent tout le monde arrive à égalité (un GT dans les jambes ou au moins une saison usante avant de participer à la course espagnole) !
Par contre, pour moi ce qui fait le prestige du Giro, c'est son histoire aussi prestigieuse, ainsi que le fait qu'il a un parcours souvent intéressant et très difficile.
Bref, chaque GT à ses particularités, et si le Tour capte beaucoup d'attentions, les deux autres GT ont leurs avantages et inconvénients, mais reste tout de même des épreuves importantes que beaucoup de coureurs rêveraient d'avoir dans leur palmarès !