Nopik a écrit : 29 mai 2021, 19:40
Bernal il gagne aujourd'hui chez les favoris quand même, donc finalement son coup de mou aura duré 1 étape et demie ?
Bernal, il redépasse aujourd'hui dans la hiérarchie Almeida et Yates car il n'a jamais tenté de côtoyer trop longtemps la "zone de la mort"(les 6.4/6.5W/kg sur 30 min) depuis la deuxième journée de repos.
On sent que Bernal finit sur la réserve et que son équipe lui a permis de lisser ses efforts pour perdre le moins de temps sur les trois derniers jours. Grimper à chaque fois à 6.2 W/kg les ascensions finales sur les trois dernière étapes de montagne était suffisant, il avait trop d'avance, il aurait fallu un Pogacar face à lui (ou un Roglic grace au chrono) pour pouvoir sortir deux étapes de haut vol dans le même bloc montagneux avec du 6.4/6.5 W/kg à la suite comme il l'a fait le week-end de Tirreno mais pas encore en GT cela dit.
Almeida s'est brulé les ailes hier avec Yates. Il aurait fallu que Bernal connaisse un jour-sans à moins de 6.0 W/kg sur la dernière ascension. Sur leur niveau intrinsèque, c'était impossible : Yates ne l'a jamais fait dans sa carrière.
On comprend aussi la stratégie de Roglic : ne pas s'engager dans un duel avec Pogacar pour aller chercher les 6.5 W/kg sur une dernière montée lorsqu'il reste encore une étape déterminante dans le même bloc, Roglic pourrait lui être supérieur et lui prendre 15/20" mais je crains qu'à ce petit jeu, Pogacar lui fasse payer le prix fort sur l'étape suivante. Le CLM de la PDBF est un avertissement pour cette année.
Sinon, pour l'étape ce dimanche, il est amusant de constater que le Giro nous a souvent sortis un vainqueur improbable ou du moins pas forcément attendu au départ de l'étape le dernier jour.
Ces dernières années, on a eu droit à :
Des chronos gagnés par Chad Tagada, Jos Van Emden, Marco Pinotti, Ignatas Konovalovas.
Des sprints remportés par Luka Merguez, Nikias Arndt.
Iljo
"El Queutardo de San Juan" Keisse qui la joue finisseur avec Turbo Durbo.
Cette année, moins de risques de voir des
salisseurs de palmarès encore faire irruption sur la dernière étape vu que le plateau des rouleurs est resté plus intact.
Mais ne pas soyez pas totalement surpris de voir Matteo Sobrero décrocher la queue du Mickey. Tout le monde sera focalisé sur Caruso mais la vraie supercherie se jouera dans l'ombre bien plus tôt (c'est un truc de base qu'apprend Gérard Majax aux prestigitateurs en herbe).