Avant la course, il y avait déjà eu débat quant à savoir si le mur n'était pas trop long pour Alaphilippe, c'est 10 min d'effort, donc dans une stratégie 100% Alaphilippe, c'était clairement suicidaire de le faire monter à bloc pendant 10 min, Bardet et Pinot lui sont bien supérieurs sur ce type d'effort. Les crampes d'Alaphilippe sont malheureusement complètement logiques.Moi cela m’a lâché d’un coup, j’ai senti les crampes arriver à la moitié du mur, le « Höll ». Le final de ce mur était horrible pour moi, j’ai zigzagué sur la route. Je ne pouvais plus pédaler. Il y a longtemps que je n’avais pas eu ce genre de sensations. Pas de regrets, je me suis battu juste pour basculer, et à ce moment-là je savais que c’était mort pour jouer la gagne.
On voit toujours Alaphilippe dans les reportages Stade2 lorsqu'il est à l'entrainement, il monte tempo la première partie des bosses et sort souvent une énorme accélération sur les derniers hectomètres. Il préfère toujours laisser partir en bas des bosses assez longues que de devoir s'imposer un gros rythme dès le pied.
Les Français auraient du contrôler sans s'affoler pour Alaphilippe dans la première partie du mur quitte à laisser sortir un Woods et Alaph aurait piqué son sprint sur le haut.



