C'est compréhensible ...
Sinon on a vu hier au tour de Vendée qu'il n'est pas nécessaire d'avoir des chemins de terre pour avoir de l'indécision et une course de mouvement.
D'ailleurs dans les dernières années (je remonte jusqu'à 2012 j'ai la flemme d'aller plus loin)
2012 (235kms) : Marcato règle un groupe de 3, peu d'écarts entre les groupes mais des écarts à l'arrivée.
2013 (235kms) : Degenkolb sprint massif
2014 (237kms) : Wallays devant Voeckler, les 2 terminent de peu devant le peloton
2015 (231kms) : Trentin, Van der Sande et Van Avermaet devant un groupe de 12 coureurs.
2016 (252kms) : Gaviria anticipe le sprint
2017 (234 kms) : Trentin devant Kragh Andersen et Terpstra puis un groupe de 12
En résumé, on a une minorité de sprints massifs, 1/6 dernières éditions. Paris Tours n'est pas une classique pour sprinteurs sur les dernières années. On ne peut pas justifier l'introduction des chemins de terre pour faire le spectacle, ou parce qu'avec l'évolution du cyclisme, il n'y a plus de suspense et on est condamné à un sprint massif. C'est faux.
J'ai l'impression que l'on généralise ce qu'il se passe sur les courses par étapes sur les courses d'un jour qui sont radicalement différentes. Ok les courses par étapes sont suivies par le gros du public, qui fait l'amalgame que toutes les courses cyclistes sont devenues chiantes. L'organisateur se sent obligé de trouver des solutions pour augmenter artificiellement les écarts (alors que c'était parfait auparavant, tout le monde pouvait gagner) en succombant à un effet de mode (les chemins de terre) à cause d'une généralisation erronnée.
Là, on passe d'une course à suspense, façon San Remo, à une course pour coureurs de classiques, sans que les sprinteurs puissent jouer leur chance. C'est dommage. C'est plus sur d'autres classiques comme celle de Londres ou de Hambourg qu'il y a besoin de mettre des chemins de terre. Pas Paris-Tours.
Après, il y a l'argument publicitaire autour des vignobles de la Touraine que je comprends, donc ça passe pour cette année, une édition spéciale, un millésime dira-t-on. Mais j'espère que ce sera la dernière et que l'on cherchera à mieux médiatiser le cyclo-cross plutôt que de l'importer dans le cyclisme sur route (sur route hein, pas sur chemins !)
Je dis cela, mais si on me sort l'argument que Paris-Tours était chiante à suivre auparavant et que les chemins de terre étaient nécessaire, avec preuve à l'appui, je me convertirais, pas de soucis
