-Volonté de lancer la course de loin, donc idéalement placer les montées les plus difficiles relativement loin de l’arrivée. Et volonté de chercher des pentes raides pour décrocher les équipiers, ou au moins minimiser leur impact (moins d’aspiration dans les pentes raides)
-Pas d’étape décisive le lendemain d’une étape permettant une attaque de loin, ceci pour éviter aux leaders l’excuse de « j’ai pas attaqué pour garder des forces pour demain »
-Pas d’étape de montagne « épouvantail » en dernière semaine pour éviter aux leaders d’attendre celle-ci sans être offensif auparavant, néanmoins rien n'est joué jusqu'à la veille de l'arrivée.
-Au contraire, volonté de motiver les grimpeurs à ne pas louper d’occasion d’attaquer en 1ère et 2ème semaine pour prendre de l’avance vu qu’ils ont une épée de Damoclès au-dessus de la tête : l’étape des pavés (et dans une moindre mesure le très long CLM).
-Volonté de construire des étapes décisives sur les massifs intermédiaires (Jura, Morvan et Vosges), avec des vraies possibilités de créer des écarts.
Les chiffres :
3376 km de distance totale
7 étapes de haute montagne
5 étapes de moyenne montagne
7 étapes de plaine
1 contre la montre par équipes (21 km)
1 contre la montre individuel (48 km)
24,5 km de secteurs pavés
57 montées classées :
-6 montées HC
-8 montées 1ère catégorie
-12 montées 2ème catégorie
-13 montées 3ème catégorie
-18 montées 4ème catégorie
Le tracé général :

Dans le détail sur les zones pas très visibles sur la carte générale :


Etape 1 : Noirmoutier en l’Ile – Beauvoir sur Mer (CLME) : 21 km
Un CLM par équipes tout plat et pas trop long pour commencer, en empruntant le passage du Gois.
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Etape 2 : Challans – Fontenay le Comte : 177 km
Première étape en ligne toute plate et intégralement en Vendée qui ne devrait pas échapper à un sprint massif.
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Etape 3 : Niort – Périgueux : 204 km
On met le cap au sud avec une étape quasi toute plate, à un détail près, un petit talus placé à 11 km de l’arrivée qui n’est pas suivi immédiatement de la descente, mais d’un replat de quelques kilomètres. Le sprint massif reste probable, mais les baroudeurs pourraient tenter leur chance avec réussite, ou au moins mettre en difficulté les sprinteurs les moins à l’aise en bosse.
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Etape 4 : Périgueux – Montauban : 189 km
On se rapproche rapidement des Pyrénées, mais c’est certainement au sprint massif que les coureurs se départageront à Montauban.
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Etape 5 : Toulouse – Tarascon sur Ariège : 202 km
5ème jour de course, et on entre dans le vif du sujet avec le premier massif montagneux de ce TDF : les Pyrénées. Si ce massif ne sera pas le plus décisif, il devrait permettre de faire quelques écarts et d’affiner le classement général après les premières étapes sans grandes difficultés. Si le début d’étape est plat pendant plus de 100 km, les coureurs enlèveront le gros plateau pour la première fois depuis le départ du TDF dans le Col de la Core, mais c’est réellement dans le triptyque final que les choses vont se corser. Le Col d’Agnes et sa pente moyenne à 8.5% sera décisif pour la victoire d’étape. Après la descente du Col de Lers, il restera 15 km en faux-plat descendant jusqu’à l’arrivée, mais si un outsider attaque dans le Col d’Agnes, restera-t’il des équipiers pour emmener leur leader après un tel menu ?
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Cette étape vallonnée est la première arrivée en altitude de ce TDF. Elle sera jugée à l’extrémité nord-est de la chaine des Pyrénées : au terrible Mont Tauch et ses pentes impressionnantes. En effet, si la première moitié de l’ascension finale n’est qu’à 6.7%, les 4 derniers kilomètres sont à 11% de moyenne ! Les poids-plumes vont se régaler dans ces pentes.
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Après 2 étapes difficiles le peloton longera le Golfe du Lion pour une étape quasiment plate, à l’exception de l’ascension du Mont Saint Clair, plus touristique que réellement décisive. Ce retour au calme ne sera peut être que théorique si le vent s’en mêle, les coups de bordure pourraient faire de gros dégats au classement général, et proposer un sprint en peloton réduit à l’arrivée.
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Etape 8 : Aigues Mortes – Vaison la Romaine : 180 km
L’étape est toute plate, à un détail près : un épouvantail nommé Mont Ventoux placé à 30 km de l’arrivée, de quoi faire forcément des écarts. Mais il ne suffira pas de grimper, il faudra savoir descendre pendant 20 km, et rouler pendant 10 km avant de rejoindre l’arrivée. Et cette fois-ci plus question d’attendre le retour des équipiers, il n’y en aura plus, c’est leader contre leader le match attendu dans la dernière heure de cette étape.
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Fin de la première semaine de course en ce dimanche, et veille de jour férié, les jambes seront sûrement bien lourdes, surtout avec l’étape de la veille. Cette étape vallonnée sans grande difficulté est un cadeau pour les baroudeurs. Les coureurs auront à cœur de terminer rapidement pour se divertir devant du vrai sport : la finale de la Coupe du Monde de football !
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REPOS
Etape 10 : Jausiers – Saint Véran : 208 km
Au lendemain de la première journée de repos, on ne sait pas comment réagissent les organismes. Il va falloir pourtant être au top, sous peine de prendre plusieurs minutes dans la vue. Le col de Larche en début d’étape devrait servir de tremplin pour l’échappée, mais il n’est pas très difficile. Ensuite on est en Italie, dans la vallée pendant 100 km, puis deux redoutables ascensions : le Col du Sampeyre et ses 9 derniers kilomètres à 9%, enchainé par le terrible versant italien du Col Agnel, un long faux plat montant suivi par 9 kilomètres à 9.8%. Le sommet à plus de 2700 mètres d’altitude est le toit du TDF, il marque aussi la frontière avec l’Italie et le retour de la course en France. Après 15 kilomètres de descente, on enchaine directement avec les 3 derniers kilomètres menant à Saint Véran, la plus haute commune d’Europe. Si la montée finale parait insignifiante, il y a fort à parier qu’elle fera des écarts énormes, surtout que la course sera certainement lancée beaucoup plus tôt dans l’étape. La veille d’une étape qui ne sera pas décisive, les leaders n’auront aucune excuse pour ne pas faire la guerre.
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Etape de transition au cœur des vallées alpines, cette 11ème journée de course devrait voir une échappée au long cours formée dans le Col du Lautaret s’expliquer dans les deux dernières bosses, les leaders vont pouvoir se reposer un peu…
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Etape 12 : Albertville – Annecy : 116 km
L’étape en ligne la plus courte de ce TDF (excepté celle des Champs Elysées) promet d’être nerveuse. Très rapidement les coureurs vont aborder une nouveauté : le col de l’Arpettaz, superbe petite route sur les hauteurs d’Ugine. Suivra la montée relativement simple du Col des Aravis, puis la difficulté ultime avec le col des Glières et sa pente moyenne extrême. Après une courte descente, il restera 20 km de faux plat descendant jusqu’à Annecy, les écarts créés dans la montée vont varier jusqu’à l’arrivée, mais dans quel sens ? Y aura t-il des équipiers pour rouler dans la plaine après cette dernière difficulté ? Quel leader pourra trouver du soutien après avoir placé un équipier dans l’échappée matinale ? Cette fois encore, le lendemain l’étape est facile, les leaders pourront récupérer de leurs efforts du jour.
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Cette étape de transition en Haute Savoie et en Suisse aura une seule vraie difficulté assez longue (11 km), mais avec une pente faible (moins de 5%). Vraisemblablement une échappée devrait aller au bout, mais avec le final tout plat il n’est pas exclu de voir des équipes de sprinters tenter de revenir dans la 2ème moitié de l’étape.
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Etape 14 : Annemasse – Hauteville Lompnes : 183 km
Tracée dans les préalpes puis le massif du Jura, cette étape est une vacherie infâme. Les 100 premiers kilomètres sont très difficiles, les 50 suivants sont extrêmes avec l’enchainement Grand-Colombier – Col de la Biche, par leurs deux versants les plus raides. Le petit col de la Lèbe en fin d’étape ferait presque sourire s’il n’y avait pas les 2 monstres qui le précèdent. Et sur le déroulement de la course, ça change tout. Le col de la Lèbe devient l’égal de la petite montée d’Aprica précédée par le terrible Mortirolo qui a soigneusement éparpillé le peloton, et les écarts faits par une faible montée placée à cet endroit de la course sont généralement terribles.
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Le massif du Morvan est habituellement un oublié du TDF, pourtant au niveau des possibilités de parcours il n’a rien à envier à certains hauts lieux de la saison des classiques. A la veille du jour de repos, les coureurs vont pouvoir se dépenser sans compter sur cette classique ardennaise en direction de Dijon. Mais après une semaine alpestre terrible et avec la longueur de l’étape, la fatigue pourrait faire de très gros dégâts dans les pentes à 2 chiffres de l’ouest dijonnais. Sur les 7 dernières bosses, 6 d’entre elles présentent minimum 500 mètres à plus de 10%. Et quasiment pas de plat dans les 80 derniers kilomètres, les bosses s'enchainent avec peu de récupération. Avant la descente sur Dijon, la dernière bosse sera dure à avaler avec son kilomètre à 12%, surtout avec le menu indigeste qui précède.
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Les 85 derniers kilomètres de l'étape avec les pentes :
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REPOS
Etape 16 : Dole – Besançon (CLM) : 48 km
L’heure des rouleurs a sonné, avec un long contre la montre individuel plat entre Dole et Dijon, il faudra faire parler les watts pour l’emporter. Pour le général, les rouleurs-grimpeurs vont pouvoir reprendre plusieurs minutes aux poids plumes.
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Etape 17 : Montbéliard – Champ du Feu : 166 km
Retour en montagne, cette fois dans le massif des Vosges pour 2 étapes. La première d’entre elle commence par une longue portion dans la plaine alsacienne, puis se terminera probablement par une course de côte dans le Champ du Feu, une montée de 12 km commençant avec 3 km faciles, puis les 9 km suivants à 7.4% de moyenne, relativement roulant, mais assurément de quoi faire des écarts.
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C’est la dernière étape de montagne, il faudra donc attaquer sans compter pour les grimpeurs, car il faudra avoir de l’avance sur les rouleurs-grimpeurs. Pour les grimpeurs, le TDF est encore très long et mieux vaudra avoir un solide matelas de minutes jusqu’à la veille de l’arrivée… Mais revenons à cette étape courte, nerveuse et difficile tracée dans le massif des Vosges. Il y a de quoi lancer les hostilités de loin, parce qu’à l’exception des 5 premiers et des 5 derniers kilomètres, il n’y a pas un mètre de plat ! Et avec des pentes plutôt élevées. Même l’avant dernier col à 6.1% est un trompe l’œil, il y a en réalité un palier qui coupe 2 portions de 3 km à 8%. D’une importance capitale pour le classement général final, la dernière montée significative de ce Tour de France emprunte la Route des Américains, tout un symbole en cette année de centenaire de l’armistice de 1918. En effet, cette route a été baptisée ainsi parce qu’elle a été construite par les américains en 1917 pour approvisionner les soldats qui se battaient sur les crêtes vosgiennes. Il faudra ensuite basculer sur les faux-plats de la crête des Vosges, puis entamer la descente du col de la Schlucht en direction de Gérardmer.
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Etape 19 : Nancy – Chemin des Dames Mémorial : 222 km
Toujours en lien avec le centenaire de l’armistice de 1918, la plus longue étape de ce TDF s’achèvera devant le mémorial de la bataille du Chemin des Dames. L’étape est plate, à l’exception du talus menant au Chemin des Dames dont le sommet est situé à 3.5 km de l’arrivée. Probablement pas de quoi éviter un sprint massif, mais peut être que certains sprinters auront trop reculé dans la bosse pour y participer.
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Etape 20 : Laon – Lille : 188 km
Le juge de paix de ce TDF ne sera pas une montée, mais une étape plate comme la main la veille de l’arrivée, une étape où tout peut se passer, une étape où le 2ème du général peut renverser le maillot jaune même s’il a 3 minutes d’avance. La veille de l’arrivée, les organismes sont secs, légers, affûtés comme jamais, la force manque à la plupart des coureurs, les équipes sont décimées par les abandons ou la fatigue. Pourtant il va falloir tenir le haut du pavé ! Sur les routes de Paris Roubaix, 24.5 km de secteurs pavés sont au programme, et parmi eux les plus difficiles comme la Trouée d’Aremberg ou encore le secteur pavé de Mons en Pévèle. Il restera 16 km de plat après le dernier secteur pavé, mais y aura t-il encore un peloton à ce stade de la course ? Les équipiers restants vont être très importants dans cette étape pour protéger leur leader, dynamiter la course ou encore combler les écarts. Les rouleurs-grimpeurs peuvent reprendre beaucoup de temps aux purs grimpeurs, mais où seront-ils dans le classement général avant le départ ?
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Etape 21 : Nogent sur Oise – Paris Champs Elysées : 108 km
La délivrance, cette étape est la traditionnelle parade pour le vainqueur final. Un sprint massif est prévu, inévitable.
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