voici un extrait de son interview
« Dans l’ambulance puis à l’hôpital, tu réfléchis. Tu regardes autour de toi et tu te dis que ce n’est que du vélo. J’espère ne jamais revenir là. Le vendredi, je me battais avec les meilleurs et je montais sur le podium, je n’avais plus qu’à assurer. Le samedi, je me sentais de plus en plus mal, la fièvre montait, j’avais très froid. J’ai compris que c’était mort. Ce furent les 40 km les plus longs de ma vie. Je me souviendrai toute ma vie de la dernière montée où Anthony (Roux) et même des coureurs d’autres équipes m’ont poussé pendant 15 km. En 2013, j’avais déjà monté le Ventoux avec de la fièvre et je m’étais dit que ça ne servait à rien et, au final, je l’ai refait. C’est dans mon tempérament de refuser d’abandonner. »
« Mon seul ennemi, c’est moi. On fait tout pour aider mes défenses immunitaires à être solides mais en troisième semaine d’un grand Tour, le taux de masse grasse est faible, le corps est ultra fatigué et je chope le moindre microbe. Je peux regarder un match de foot torse nu l’hiver, je ne serai jamais malade… »
En cette saison 2018, Thibaut Pinot arrive au terme de son contrat avec Groupama FDJ qui lui a fait une proposition de renouvellement. « Il y a des discussions ouvertes avec plusieurs équipes mais rien n’est signé. Pour l’instant, je n’ai pas la tête à penser à ça. Même si j’espère être fixé rapidement, ça ne m’inquiète pas »


