LGDG a écrit : 22 mai 2018, 21:25
Richard a écrit : 22 mai 2018, 21:16
c'est-à-dire s'attaquer lui-même et se le prendre en boomerang ?
cette fameuse etape rassemblait tout ce qu'il y a de beau et de mauvais dans le cyclisme francais
+2 coureurs au top (Pinot et Bardet)
+une belle equipe
+une strategie offensive
-malgre la frilosité du directeur sportif Julien "il reste encore du temps" Jurdie
-des ambitions restreintes (essayer de gagner l'etape plutot que le general)
Pinot n'était pas au top et ça annonçait son échec au Tour...
Et je ne pense pas que l'étape plutôt que le général ait été l'objectif de Bardet : il a manqué de sang-froid, de lucidité, et a voulu les deux, ou pensé que l'étape ne sacrifiait pas l'autre...
Résultat il a perdu les deux
Je pense qu'il se comporterait différemment maintenant, ayant mûri et pris de l'assurance, et comblé le petit fossé qu'il y avait à l'époque entre lui et Pinot, même s'ils restent différents.
Et je n'avais pas rebondi sur Spilak mais il n'y a pas photo entre leurs perfs respectives en grand tour, il n'y a même pas à répondre sur les points que tu soulèves par malice je pense.
Reste que les futurs objectifs de Pinot sont un vrai problème oui, pour cette saison c'est tracé, mais pourra-t-il construire sa saison 2019 autour du Tour comme objectif majeur avec tant d'aléas et si peu de certitudes de ne pas y connaître de mauvais jour post-repos ? Bon les étapes ne seront pas forcément aussi décisives les lendemains de repos mais tout de même.
La question d'une carrière à la Spilak est carrément légitime, surtout sonné après une journée pareille, mais la réponse positive que tu y donnes est précipitée je trouve : déjà parce qu'il vaudra mieux y répondre à froid, dans cinq jours pour commencer, ensuite parce que si on se risque à une première analyse malgré tout, ce serait un renoncement majeur pour un coureur qui a d'indéniables qualités pour les grands tours, qui tire peut-être le meilleur de son potentiel physique sur trois semaines, et qui y a déjà largement brillé malgré tout.
Si les "accidents" récurrents sont le prix à payer, il y a peut-être d'autre voies de carrières médianes à trouver que de faire une croix aussi radicale que Spilak.