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C'est terrible mais c'est sans doute ça : les mecs ont leurs boites à pillules, leurs patchs, leur puff, tout ce qui faut et qui normalement doit rester dans les clous de l'acceptable, suffit d'un boulette et boom.
ça pose avant tout la question des seuils et autorisations. On aura de nouveau le débat "mais alors les athlètes n'ont pas le droit d'être malades et de se soigner ?" mais on leur répondra que si ils le peuvent, mais qu'ils doivent suspendre leur activité pendant ce temps là : pas de course ni d'entrainement.
Je reprends son post d'hier, car il va dans la même ligne que je maintiens depuis plusieurs mois.
Le sport de haut niveau ne devrait être accessible uniquement à des personnes en parfaite santé qui n'ont besoin d'aucun médicament particulier. Et si leur santé se dégrade, il arrête la compétition pour se soigner, quitte à revenir plus tard.
En cyclisme, la moyenne des carrières sera nettement plus courte, mais au moins les coureurs auraient le respect de tous, les vrais champions se doivent de bénéficier d'une très grosse santé et d'une génétique parfaite.
Ça me paraît normal qu'un GT qui débute avec 180 coureurs se termine avec pas plus d'une cinquantaine d'hommes encore valides. C'était d'ailleurs le but lors de la création du Tour de France.
Ma citation date du mois de novembre lorsque l'affaire est sortie. Et je suis de plus en plus convaincu d'avoir raison, malgré des réserves pleurnichardes sur quelques braves coureurs 100% honnêtes qui seraient victimes d'un système trop strict.
Sinon, il y aura toujours des zones grises où les plus vicieux prendront le dessus sur les naturels.
Et je rêve surtout d'un cyclisme qui deviendrait le sport dont la pureté serait l'exemple à suivre.
Certains peuvent bien me reprocher de souhaiter une sorte de "hunger games", et puis ? L'héroïsme qui est à l'origine du Tour de France, c'était bien ça, et les critiques sont venus avec les équipes de marques au-dessus des autres et puis le reste avec la soupe trop salée et ses suites...
Mon souhait: voir le cyclisme revenir à ses origines où n'importe quel petit ennui de santé te ruinait la carrière avec obligation de se reconvertir dans un métier moins exigeant.
Je ne vais peut e^tre pas aussi loin que toi, mais je pense la même chose sur le fond : Dans le fond, un athlète de haut niveau doit être quelqu'un dont le corps tourne à plein régime. S'il est atteint d'affections qui exigent des traitements lourds sans lesquels il ne peut plus continuer, alors il ne peut plus continuer. C'est comme ça.
Il va falloir resserrer de nouveau toute la question de l'encadrement médical.
100% d'accord avec Veiji, d'ailleurs je pense que les athlètes qui sont malades sont ceux qui ont trop tapé dans le moteur (pour simplifier) et qui ne savent pas gérer leur limite (surtout parce qu'il en ont pas besoin avec les passe-droits actuels). Et je trouve que le sport, ce ne devrait pas être de repousser ses limites, mais d'apprendre à jouer avec pour être à 100% mais pas plus. Ou alors sinon il faut en assumer les conséquences comme l'a dit veiji (abandon ou gruppetto).
Tout le monde attend Pogacar, mais Pogacar n'attend personne
Il n'y avait pas de réserves pleurnichardes. Simplement une conception de Justice qui fait que des innocents ne peuvent pas être sanctionnés pour les délits des coupables.
Sinon, l'encadrement médical est evidemment au coeur du problème. Il est impossible de continuer à faire reposer la probité d'une équipe sur des individus salariés desdites équipes. Juge et partie, c'est malsain. Il faudra sans doute un big bang médical et que l'UCI mette les moyens en créant un escadron de médecins chargés de soigner les coureurs pro.
Si se sont des salariés et qu'ils sont malades, ils doivent effectuer un arrêt de travail (du moins en France) donc ça équivaudrait à un abandon sur les courses françaises. Ou alors ce raisonnement ne fonctionne que pour les équipes françaises ?
Tout le monde attend Pogacar, mais Pogacar n'attend personne
Le sucre sportif a écrit : 06 mars 2018, 11:10
Si se sont des salariés et qu'ils sont malades, ils doivent effectuer un arrêt de travail (du moins en France) donc ça équivaudrait à un abandon sur les courses françaises. Ou alors ce raisonnement ne fonctionne que pour les équipes françaises ?
Pas forcément. Toutes les maladies n’entraînent pas forcément un arrêt de travail.
Le sucre sportif a écrit : 06 mars 2018, 11:10
Si se sont des salariés et qu'ils sont malades, ils doivent effectuer un arrêt de travail (du moins en France) donc ça équivaudrait à un abandon sur les courses françaises. Ou alors ce raisonnement ne fonctionne que pour les équipes françaises ?
Pas forcément. Toutes les maladies n’entraînent pas forcément un arrêt de travail.
Ca dépend du travail : si quelqu'un ne peut plus respirer (comme ça devait être le cas de Froome pendant la vuelta), tu lui interdit de prendre le vélo. Après si c'est pour travailler devant un ordi ça devrait aller
Tout le monde attend Pogacar, mais Pogacar n'attend personne
L'anti-dopage doit adopter les mêmes principes que la Justice traditionnelle, c'est à dire "arrêter" un sportif sur la base d'éléments concomitants, et non plus avec un niveau de preuves équivalents à des affaires criminelles!
La Justice exige au premier titre de faire la part des choses. Englober dans une même catégorie des individus qui ont un besoin impérieux de soins et ceux qui abusent ces substances contrevient à ce principe. Alors, bien sûr, c'est couteux et exigeant, mais c'est à mon sens la seule voie pour respecter l'humain et sanctionner le fautif derrière le sportif. Mettre tout le monde dans le meme sac, c'est capituler à la facilité et faire le payer le prix des abus à ceux qui n'y sont pas rien. Enfin, c'est d'autant plus injuste et inutile qu'un sportif malade, en pleine crise d'asthme réelle, ne prendra pas de salbutamol pour optimiser ses performances mais pour retrouver un confort respiratoire déjà bien moindre que celui d'un individu ordinaire. La crise d'asthme réelle l'ecarte en elle-même de la course aux honneurs. Inutile donc de prendre des mesures aveugles de mise hors course.
L'enjeu est d'identifier qui sont les vrais asthmatiques.
Les mecs qui font une crise d'asthme en competition, n'ont rien a faire sur la dite competition.
Ils doivent abandonner, se soigner, parce qu'ils sont malades et revenir quand ils sont mieux.
abraxas a écrit : 06 mars 2018, 12:00
Les mecs qui font une crise d'asthme en competition, n'ont rien a faire sur la dite competition.
Ils doivent abandonner, se soigner, parce qu'ils sont malades et revenir quand ils sont mieux.
Ben tu sais, pour le vrai asthmatique c'est déjà ce qui doit se passer en fait. Quand tu tapes une crise d'asthme en compétition, tu ne peux pas continuer.
Pour les autres, ils se soignent et ont un traitement de fond pour que cela ne survienne pas justement. Et là, on en revient à ce que disait Booze.
I AM THE LAW. (Chris Froome)
I'm here to kick ass and chew bubble gum, and I'm all out of gum. (Duke Nukem)
Si la Justice, ou un système quelconque, laisse fuir trop de fraudeurs alors il crée davantage de victimes. Il y a donc un optimum entre éviter les erreurs et n'attraper personne. C'est pour cela que la Justice condamne des individus sur des éléments circonstanciels.
Il faut faire pareil pour le dopage : des éléments concomitants comme ceux sur la Sky devraient suffire à les punir.
Pour rebondir sur ce que dit RMP, si la conclusion de l'affaire Froome est l'interdiction de tout usage de salbutamol comme le réclament certains ici, cela revient in fine à absoudre d'une certaine manière la sky de ses turpitudes en noyant ses méfaits dans une vaste affaire "salbutamol". Cela revient à renoncer à pointer réellement la perversion de leurs pratiques consistant à detourner des medicaments au profit d'individus sains. Cela revient à ne pas nommer la faute.
Par contre suspendre la sky, car aujourd'hui on peut en être là, pour tromperie est possible non ?
Ok le médicament est autorisé, sauf qu il est utilisé à des fins sportives et non médicale, il s agit donc de tromperie pour tricher et non de dopage.
Donc ce n est pas en accord avec les règlements sportifs je pense.
Du coup si c est le cas il peuvent être suspendu.
Tiens est ce que ce médicament peut provoquer des crises d énervement? (Moscon)