biquet a écrit : 08 juin 2017, 09:44
veji2 a écrit : 08 juin 2017, 09:36
Ah tiens j'avais oublié qu'il avait sorti une bio, faudrait que je me la procure. Tu pourrais citer le passage sur le retour des watts en 2003, je ne suis pas sûr de comprendre ce que tu veux dire ? Qu'il a vu qu'il faisait des performances de malades, le top du top de ce qu'il pouvait faire, et était quand même surper loin ?
2001, 2002, grosso modo, c'était les 2 saisons de transition entre le passage de l'EPO à celui des transfusions sanguines.
C'est trop long pour citer puisque ça prend plusieurs pages de 2002 à 2003; mais en gros, il explique qu'après son Tour 2002, il s'était mis en tête de faire top 10 sur le Tour de France, si ce n'est mieux, qui s'est donc vraiment préparé, et que son année 2003 lui semblait bonne, sauf qu'arrivé sur le Tour de France, ça roulait beaucoup plus vite.
Tout d'abord il parle de Millar qui a complétement changé d'attitude et ne traine plus qu'avec Lelli (en lisant entre les lignes on comprend que l'Italien était probablement le fournisseur).
"J'ai surpris des bribes de conversations liées aux résultats de la prise de sang d'avant Tour 'Tu es à combien?' - '49,8; 49,7' pas besoin d'être un grand clerc pour comprendre".
"Malheureusement au fil des jours, j'ai l'impression que mes adversaires habituels roulent plus vite! Sur le plat. Dans les contre-la-montre. En montagne. Enfin tout le long du parcours, je suis dans le dur, incapable de suivre ceux que je lâche d'ordinaire dans les cols..."
Il explique ensuite voir très mal vécu (et ça revient plusieurs fois dans le livre d'ailleurs) d'être traité de coureur dilettante, avec un manque d'ambition. Il explique aussi qu'il considère sur une semaine qu'on peut lutter contre les dopés, mais impossible sur GT, au moment d'aborder 2004 :
"Pas la peine de rêver! Je ne viserai plus le classement général du Tour de France. A partir de maintenant, je change ma façon de courir. Je vis au jour le jour. J’essaierais de gagner des étapes." [...] "Sachant ce qui se passe en coulisses, je préfère me fixer des objectifs réalisables par le coureur que je suis, qui pédale sans artifices... A mes yeux, c'est déjà une belle ambition."
En 2005, il marche du tonnerre : "Evidemment dans l'optique du Tour, Eric Boyer, un ancien professionnel, qui vient d'être nommé nouveau manager de l'équipe, m'invite à viser le classement général. 'Tu peux faire dans les dix. Peut être même mieux!' m'assure-t-il. Mais je lui réponds posément qu'il en est hors de question! Je connais trop la musique, et lui aussi la connait : sur le Tour, comme par magie, les Botero, Leipheimer, Armstrong, Vinokourov iront beaucoup plus vite et récupéreront mieux. En troisième semaine, moi, je serais balayé."