Y a -t-il consensus ou pas sur la question mais globalement il me semble que les matches de football, notamment lors des grandes compétitions internationales comme l'Euro que nous venons de vivre, le constat est un peu similaire au cyclisme: en règle générale on s'ennuie pas mal, en dehors de rares coups d'éclat il ne se passe rien de bien folichon. Et de là de se poser la question suivante: à quoi cela est-il dû? Certainement à plusieurs facteurs conjugués mais parmi ceux-là je me demande si ce n'est pas tout simplement le signe d'une évolution irrémédiable et peut-être pas loin d'être arrivée à son terme?
D'une part on peut se demander aujourd'hui dans quelle mesure il y a encore une marge de progression possible dans le domaine du sport? Autrement dit le moyen de faire encore la différence par rapport à l'adversaire, physiquement parlant. D'autre part on peut constater que le sport d'aujourd'hui, le sport professionnel, a poussé son développement à son extrême, que ce soit en préparation physique, mentale, médicamenteuse....et enfin le fait que la mondialisation (merci Bosman en sport), la surmédiatisation a aussi sans doute annulé pas mal de choses: il y a 50 ans, 40 ans on ne connaissait pas nécessairement tous ses adversaires, en football par exemple on en connaissait pas obligatoirement tous les jours adverses, Brésiliens, Hongrois.... Il y avait un jeu spécifique chez certaines équipes, nationales ou clubs. De même en cyclisme on ne connaissait pas toujours les adversaires, leurs points forts, leurs points faibles, leurs limites... En 2016 il n'y a plus de frontières, toutes les méthodes d'entrainement, les tactiques de jeu ont été étudiées, mélangées pour en tirer le meilleur et finalement tout le monde connait tout le monde, au détail près, il y a tout simplement eu une uniformisation du sport et des athlètes qui sont désormais extrêmement proches les uns des autres. Aujourd'hui, avec le suivi des athlètes, plus moyens de faire des écarts, un type qui n'a pas une bonne hygiène de vie, un bon régime alimentaire, il est vite sur la touche (et ne me sortez pas Carlos

