(j'arrive après la bataille, j'ai réussi à regarder l'étape du jour en différé en no-spoil, youpi... ou pas en fait, c'était nul)biquet a écrit :Oui, mais je pense que les gars regardent bien les profils d'étape. Et quand ils voient une descente technique, presque dangereuse, puis une portion de plaine de 9 bornes avant l'arrivée, les "trés rares" attaquants potentiels se disent: " Le final ne se prête pas à une attaque, je ne bouge pas."Wombat a écrit :Mouais après même chez les coureurs "offensifs" il y a une grosse dose de calcul. Valverde attaque beaucoup mais à l'évidence c'est loin d'être du "all-in", on garde toujours une grosse réserve sous le pied en cas de coup dur.
De toute façon dans une montée à fort pourcentage comme le Grand Colombier sans vent de face, il est strictement impossible que 11 coureurs soient incapables de se départager parce que cela impliquerait que ces 11 bonshommes soient exactement du même niveau.
Morzine, c'est différent. L'arrivée est en bas, y a pas de plaine aprés la descente.
Pour moi, les attaquants sont juste des ânes.
Complètement d'accord avec Wombat, tu n'as pas un groupe Jaunard homogène. TVG saute "à cause" de Valverde-Aru, mais si tout le monde laisse faire Poels, jamais il ne saute...
Pourquoi les attaquants sont des ânes ? Parce qu'ils attaquent n'importe comment.
1 - Ils attaquent seuls. Tout le temps. Et ben oui, une fois que le gap est fait, c'est dur de le renforcer. Tu es seul, sans espoir de repos. Tu attaques à 2-3, pas forcément de la même team.. Tu l'as, ce repos possible... Mais pour le top10, c'est chacun pour sa gueule...
2 - Ils n'attaquent pas à fond... Ou la Peur du Retour de bâton. Comment tu peux niquer des équipiers XXL alors que toi tu te dépouilles pas... Ne me dites pas que Valverde-Aru sont à fond quand ils roulent devant Poels... S'ils étaient au bord du pétage... Ben justement, ils auraient pété après. Ca me rappelle l'anecdote de Fignon, "je me mettais souvent dans le rouge car je voyais quer mes adversaires étaient justes... J'étais limite, mais eux allaient encore plu=> alls exploser que moi."
Bingo. Aucune prise de risque => all together.
Après, il y a les raisons de cette frilosité. Le parcours est un coupable idéal, et on ne peut pas vraiment passer outre. Les difficultés massées en 3eme semaine ; les arrivées en descente propices au spectacle dans les échappés mais pas du tout propices à l'attaque d'un groupe où il reste des domestiques pour rouler sur le plat.
Et puis la toute-trop-puissance Sky, mais il y a un topic dédié je crois.
=> Bilan après 2 semaines du coup : un Tour ennuyant, mais est-ce si surprenant que cela ? N'est-ce pas nous, suiveurs, qui avions anticipé une grosse bagarre tous les jours alors que finalement le déroulement des étapes est on ne peut plus logique, quand on y pense ?


