Ca_va_bardet a écrit :
Pour moi, vu certains 'phénomènes' qui existent dans le peloton, au hasard un Ricco par exemple, il me semblait évident que si le dopage mécanique existait, on aurait eu des aberrations qui auraient fait passer les 90's pour des courses d'enfants de choeur. Pour moi, c'est clair, les coureurs individuellement ne sont pas forcément idiots, il y en a surement un paquet de très intelligents, mais il suffit de quelques illuminés qui veulent vraiment la victoire à tout prix, pour que l'utilisation du moteur devienne complètement irrationnelle, et qu'on débouche sur un délire télévisuel. On l'a bien vu avec l'EPO, les mecs n'ont pas peur du grotesque, et vont jusqu'à risquer leurs vies, et pas qu'un peu. Donc pourquoi la joueraient-ils soft avec un moteur ? Surtout comme dit par Alexstru, qu'on peut avoir des puissances loin d'être négligeables. Le genre de puissances qui ne feraient non pas une petite différence en fin d'étape, mais carrément TOUTE la différence !
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Il y a pour moi un gros problème de cohérence.
Les chiffres avancés par l'ingénieur hongrois au sujet des puissances fournies par ses dispositifs sont soit volontairement largement surestimées à des fins marketing soit ces données mériteraient d'être nuancées.
Car qui peut croire que les dispositifs qu'utiliseraient les pros permettent de fournir un supplément de 250 W ?
250 W sur quelques secondes alors, parce qu'au-delà, comme tu le précises Ca_va_bardet, on aurait droit depuis longtemps aux même aberrations auxquelles on a eu droit avec l'EPO de la part de coureurs kamikazes comme Mustafa Sayar ou Ivaïlo Gabrovski, qui ne savent pas doser, et qui ne se seraient pas privés pour faire des montées de bosses à 350 + 250 W = 600 W !
Le gain apporté par ces dispositifs doit être, je pense, bien plus faible que les chiffres avancés.
Il parle de 50 à 80 W pour les [i:3lvgn39r]roues électromagnétiques[/i:3lvgn39r], qui pèsent très lourd à ce qu'il paraît, autrement dit, je doute que ça apporte un supplément décisif dans la performance (tout au plus 0.1 à 0.2 W/kg dans les cols) et au prix que ça coûte, je ne sais pas si le jeu en vaut la chandelle.
Quand je lis ici et là que c'est ce qui a permis à l'équipe de GB de tout rafler sur piste au JO de Londres, je reste encore une fois perplexe : 50 à 80 W mais avec un poids supplémentaire bien désavantageux dans les virages qui favorise grandement la déportation sur l'extérieur et qui dévie les sprinteurs de la trajectoire idéale.
Quelques dizaines de watts supplémentaires pour des puissances avoisinants 2300 à 2500W en pleine vitesse (ce n'est pas pareil là que 50W rapportées à une puissance de 400W dans un col), ça reste bien marginal et ça ne saurait expliquer uniquement la domination des Britanniques.
L'épisode le plus louche reste pour moi le GP E3 2011 avec encore une fois Cancellara qui essuie une avarie de problèmes mécaniques (2 crevaisons et un problème de dérailleur) en un très court laps de temps et qui se transforme en SuperFabian après tous ces déboires pour aller ridiculiser tous ses collègues.