luckywinner a écrit :
Les italiens ont roulé derrière personne puisqu'il n'y avait personne à l'avant, après si tu t'attends à que quelqu'un attaque sur la partie plane là ça va loin.
Il me semblait bien avoir vu un groupe de 8 coureurs à l'avant avec 2 champions du monde à 2tours de la fin, alors peut-être que ce genre de groupe ne compte pas?
Et c'est qui ramène le gros du peloton à l'avant c'est les leaders de Boonen (Vanmarcke, GVA et Gilbert) pas les équipiers d'une autre nation, c'est quand même assez étrange comme situation contrôlée.
Alors je ne dis pas que sans l'action des belges ce groupe aurait forcément pu jouer la gagne, mais si aucune nation représentée à l'avant n'aurait fait le boulot dans le peloton, la situation aurait été particulièrement indécise (les allemands étaient cuits, les français n'avait pas grand monde pour rouler à part éventuellement Delage, les norvégiens n'étaient que 2 dont Kristoff, restaient les australiens et les danois mais qui n'ont pas pour autant montré une grande efficacité sur le peu de boulot qu'ils ont essayé de faire).
1/ Les Italiens roulent sur Farrat et Sitsiou après avoir roulé sur Oliveira and co pendant toute la partie plane, tu ne peux pas dire qu'il n'y a personne devant, c'est juste que personne ne prend de champ car des équipiers nombreux (les Italiens en l'occurrence) roulent.
2/ L'important c'est qu'il y a toujours eu assez d'équipiers de présent pour faire le travail. Certaines équipes sont resté cachées (les Australiens) d'autres ont tenté de durcir un peu la course (les Hollandais et Belges) et d'autres ses sont fatiguées à contrôler (les Allemands pour Degen).
Mais au final à chaque fois qu'une initiative a été prise, il y a eu un rapport de force clairement en faveur du collectif d'une nation qui a pu, seule ou presque, ramener le peloton devant. C4est ça le souci à mon sens : Il y a toujours des équipiers en nombre suffisants pour qu'une équipe puisse faire rattraper l'échappée.
Et quand tu dis "ah ouais mais si tu penses que les leaders vont attaquer sur le plat....". Ben justement quand une course a isolé les leaders, le plat est souvent le bon moment pour attaquer, quand tout le monde se regarde.
Je reviens souvent à un exemple qui m'a frappé ces dernières années : l'attaque de Voeckler sur le replat après le Sormano sur le Lombardie 2013. Elle m'avait marqué parce qu'en terme de sens de la course, c'était Le truc idéal à faire pour un second couteau : profiter du fait qu'après la descente du Sormano tout le monde est un peu éparpillé, que ça se regarde, que personne ne veut assumer la course, pour attaquer. J'avais trouvé dingue qu'il n'y ait pas un ou deux autres coureurs à tenter le coup avec Voeckler. Il avait pris 1mn40 d'avance tout seul, mais une fois qu'assez d'équipiers Katusha et Movistar étaient rentrés, il s'était fait reprendre au pied de Ghisallo, que tous les autres second couteaux avaient patiemment attendus pour avoir le privilège de se faire défoncer par Purito.
C'est une situation différente mais sur ce mondial j'ai revu la même problématique : il y a toujours suffisamment d'équipiers pour que pour des leaders il soit toujours préférable d'attendre plutôt que d'attaquer. Sur ce mondial, il y a toujours eu un peloton avec assez d'équipiers pour qu'une nation finisse toujours par assumer ses responsabilités et faire le boulot pour tout le monde.
Résultat on a failli avoir un Matthews champion du monde en n'ayant jamais à lever son cul de la selle, à suivre une attaque. Je ne dis pas qu'un mec ne doit pas pouvoir devenir champion du monde au sprint. Qu'un Matthews s'accrochant aux attaquants dans les difficultés règle un groupe de 6/10/15 coureurs en fin de course, c'est parfait et c'est bien joué, mais qu'on en arrive à ce que sauf la miraculeuse attaque de Sagan, un CDM voit Matthews devenir CDM grâce au sabordage de GVA par EBH sur son porte bagage, ça aurait été un comble de tristesse tout de même.