NAhhh...kentinmania_ a écrit :On s'approchait de plus en plus des sprints semi massifs sur la Concha. Il fallait faire quelque chose même si effectivement ça favorise une course de côte.
Si il ne reste pas trop d'équipiers après Jaizkibel, alors Arkale peut être un tremplin pour des Jungels, Bardet, Gilbert... avant la dernière bosse qui favorise les puncheur-grimpeurs
Le problème c'est qu'on ne raisonne que via les parcours : on se dit qu'on va avoir un sprint à 60 à LBL ? on va rajouter St Nicolas. On se dit qu'on va avoir un sprint à 60 sur RVV ? On te fait une orgie de bergs dans les derniers 50kms, etc...
Ne raisonner que sur le parcours c'est raisonner par l'absurde, car on ne fait que déplacer le problème : pour être sûr qu'on a bien que un ou deux gars qui arrivent seuls sur la ligne d'arrivée, on met une horreur 5kms avant mais de facto on a un sprint à 60 sur cette horreur là.
On se plaint des courses par étapes cadenassées mais les courses d'un jour c'est pire : réduire le nombre d'équipiers est encore plus important pour celles là : En gros il faudrait avoir le minimum minimorum d'équipiers pour apporter des bidons aux leaders et tirer quelques bouts droits mais sans plus. Quand on voit les JOs de Londres, on avait d'un coup des coureurs qui étaient obligés à réapprendre à courir comme le faisait les cadors jusqu'au milieu des années 80 : assumer ses responsabilités assez tôt dans la course, faire soit même l'effort pour être devant pour ne pas être enterrer à l'arrière, etc...
Je vois des courses comme les JO et pour moi l'avenir il est là : tu fais des équipes avec 4/5 coureurs sur les courses d'un jour ça redevient une épreuve d'endurance individuelle, avec des leaders qui ne sont pas cachés pendan 230 bornes mais qui doivent régulièrement faire l'effort d'être à l'avant, maintenir un tempo, etc.
Je sais que ce n(est pas réaliste en soi, mais déjà des équipes de 6 ce serait un peu moins pire. La réforme de fonds dans le cyclisme ce n'est pas les parcours, c'est "comment exposer les leaders à la course bien plus tôt, les forcer à courir avant le dernier col, la dernière bosse?". Si on trouve la réponse à cette question, la problématique du parcours disparaitra d'elle même.



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