RouleMaPuce a écrit :Mister_Nobody a écrit :A noter parmi les anciens coureurs ou consultants qui sont visés par les critiques des Sky un certain Michael "Chicken" Rasmussen qui a laissé lui aussi entrevoir son scepticisme quant aux qualités de grimpeur de Geraint Thomas.
[i:ge2feug5]Track rider @GeraintThomas86 bringing back colombian climber @NairoQuinCo ![/i:ge2feug5]
Evidemment ce-dernier n'a pas manqué de réagir de manière virulente à ces attaques en balançant à la tête de Rasmussen son récent passif de coureur dopé.
[i:ge2feug5]"Ex-dopers, people like Michael Rasmussen, they know no other way," Thomas said of the Dane. "They are cheats and always will be cheats and they can't see a good rider as a good rider. That's really frustrating. Guys like that, what is he even doing here? It's a shame that the media give him a voice." [/i:ge2feug5]
Cependant, a contrario de certaines autres critiques "d'anciens", Rasmussen a plus ou moins payé sa dette lui.
Thomas de conclure:
[i:ge2feug5]"They loved us last year when we were losing,"[/i:ge2feug5]
Tiens cela nous rappelle Armstrong parlant de la crédibilité du dopé repenti Landis.
La bonne vieille méthode de s'en prendre au messager quand on n'a pas d'arguments à opposer au message.
Probabilité de culpabilité : en nette hausse après une telle réaction.
Landis, c'était autre chose quand même, il exposait des faits précis auxquels Armstrong répondait d'un simple revers de main.
Tout ce que fait Rasmussen, c'est de dire "dopé, dopé".
Thomas n'a pas tort cela dit, les anciens dopés ont une perception de leur sport complètement biaisée.
Di Luca a bien déclaré au CIRC qu'il estimait que 90% du peloton professionnel était dopé. Quand d'autres, sous couvert d'anonymat, faisaient des estimations à 20/30%.
On peut aussi comprendre leur réaction car ils n'ont cessé d'exister à une époque où n'importe quelle grosse performance ou toute performance tout court ne pouvait être synonyme que de dopage, où la triche était la norme.
Difficile pour eux d'imaginer qu'il en est autrement à présent, alors qu'il ont moins de connexions avec le milieu qu'à leur époque mais restent sûrs de ce qu'ils avancent malgré tout.
On peut en effet alors se demander ce qu'ils viennent faire sur la course, car ils ne peuvent analyser la course et les performances autrement que sous l'angle du dopage. Quand bien même le peloton serait 100% propre, leur jugement ne bougerait pas d'un iota.
Il est intéressant de constater que Laurent Jalabert suit la marée médiatique, guère étonnant chez lui, il a toujours fait ça.
On ne verra jamais un Jalabert se risquer à être à contre-courant, il a une image qu'il tente de sauvegarder depuis plus de 20 ans.
Peu de médias tapent sur Armstrong, Jalabert se garde de dire quoique ce soit sur le dopage voire de l'évoquer.
Pareil pour Nibali, on ne l'a pas entendu. Trop risqué de sortir du bois à l'époque surtout après ses casseroles encore trop récentes.
En 2012, il profite d'un premier déferlement médiatique contre la Sky de Wiggins, pour s'en prendre à Christian Knees, il rigolait à l'antenne de voir Knees mener le train dans un col à 80 km de l'arrivée.
On ne l'entendait pas quelques années plus tôt quand Knees entrait dans le top20 du général.
Il ne connaissait absolument le coureur et avait montré tout son opportunisme à l'époque, il se sentait obligé de réagir lui aussi et d'apporter sa touche personnelle à la démonstration des Sky.