indeed, dans une telle chaleur, les mecs sont cuits et le peloton n'est plus si efficace avec des équipiers dont les niveaux baissent fortement pour certains dans de telles conditions, alors que le mec qui va attaquer dans la côte aux 12 bornes lui par opposition il est bien.Akaion a écrit :Sinon, j'étais donc en vers le haut de la bosse de Preserville. Les échappés et le peloton ne sont pas passés trop vite. Valverde très souriant, Froome discutait avec Roche, Nibali souriant, Purito dans les voitures...
Le vent a tourné je crois, et devrait être favorable pour les échappés dans le final.
Le Giant qui roulait était en sueur, tout comme Gaudin (lui à l'arrière du peloton). Avec ces conditions horribles de chaleur humide (le pire cet été pour le moment) si les échappés ont 4 minutes d'avance au pied de la côte de saint Cirgue, c'est jouable. On sera sur de la montée descente sur des routes qui rendent pas forcément, et les Giant sur une partie un peu bosselée ne m'a vraiment pas fait forte impression.
L'énorme chaleur c'est comme le gros froid pluvieux : ça favorise le mouvement car ce sont des circonstances qui font baisser le niveaux de manière très hétérogène : là où tu avais 3 équipiers d'un niveau 20 pour rouler derrière un attaquant d'un niveau 25, la chaleur va faire qu'un équipier sera de niveau 8, l'autre 12, l'autre 18, là où l'attaquant qui a quand même tenté sa chance est lui à niveau 23 disons (les coureurs vraiment moins bien sont au fond en train d'en chier, pas d'attaquer). Résultat tu as dans cet exemple 3 équipiers Giant qui essaient de tirer le peloton mais avec un niveau d'efficacité bien moindre qu'en conditions normales.
Les conditions normales favorisent les performances "dans la moyenne" et donc les équipiers, là où les circonstances exceptionnelles de chaleur humide (ou de froideur humide d'ailleurs) font exploser les niveaux dans tous les sens et donc font ressortir du lot les mecs qui encaissent bien.
A mon sens ce sera très dur d'arriver pour un sprint en peloton: soit l'échappée tient, soit les contrattaques réussissent ou à tout le moins font exploser les sprinteurs et on arrive à 30 plutôt quà' 80, un peu comme à Nancy l'an dernier en fait.

