Vos courses & cyclosportives racontées saison 2015
Vos courses & cyclosportives racontées saison 2015
Bon courage/amusement pour l'Ariégeoise !
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Vos courses & cyclosportives racontées saison 2015
Je comprends bien, mais pourquoi ils sont quasiment uniquement dans l'extrême sud des Vosges et dans une bosse bien précise (le versant Vosgien du Ballon d'Alsace).Alexstru a écrit :Il y a deux raisons selon moi.
-La première, c'est que les flamands sont vraiment des très grands fan de vélo. Ils sont des milliers et des milliers à pratiquer. Et ils ont les moyens d'avoir du bon matos, de voyager,... Bref, sur les cyclo wallonnes, ils sont largement majoritaires. Lorsque j'ai fait mon grand Liège Bastogne Liège l'année dernière, la seule fois que j'ai entendu parler français, c'était des français justement. Le reste parlait flamand/néerlandais, anglais, allemand,...
-La deuxième, c'est qu'il n'y a rien qui ressemble à des montagnes en Belgique. Les plus proches sont celles des Vosges. En 4 h de route, on y est (8 heures pour les Alpes, >10h pour les Pyrénées).
C'est frustrant de ne pas avoir de montagne en Belgique. C'est donc un objectif pour beaucoup de cyclo belge et néerlandais d'aller rouler en montagne à l'étranger.
[img size = 50]http://img15.hostingpics.net/pics/169098badgeag2r.png[/img]
« J’ai chopé en position Coppel. »
« J’ai chopé en position Coppel. »
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Bon ben il va être l'heure de partir... Putain faut être con pour se lever à de telles heures le week-end quand même^^
Vos courses & cyclosportives racontées saison 2015
Ma selle qui se desserre, je me fais dépasser par des centaines de coureurs lorsque je la resserre, je remonte dans Peguere, et Agnès, mais je finis loin, ça me gonfle l'enchainement de soucis techniques.
Demain je fais le récit du Tarn Sud et assez vite celui de la mountagnole.
Demain je fais le récit du Tarn Sud et assez vite celui de la mountagnole.
Vos courses & cyclosportives racontées saison 2015
Pour ma part, lever 4 heures, je mets la télé et vois un reportage sur Fr2, le tour du Burkina Faso! Un signe!
Direction l'arrivée pour déposer la voiture, descente sur la ligne de départ. 2850 partants, c'est impressionnant, je passe la ligne de départ avec 3 minutes de moins par rapport à la tête (et je suis dans le milieu).
Première partie très rapide, je vois des gars rouler à plus de 40, mais qui sont déjà très clairement en train de tapper dedans...J'ai décidé de faire le parcours à mon rythme, donc je ne me laisse pas griser. Arrive rapidement foix et la 1ere ascension, col des marrous. Col long, usant, qui paraissait facile sur le profil. De bonnes rampes à 8-9%, le tout dans le brouillard. J'ai bien monté, bonnes sensations sauf que comme il devait faire hyper chaud, j'avais bu plus que de raison depuis la veille...à un moment pause gros pipi et c'est clair, on grimpe mieux la vessie vide...Arrivée au 1er ravito, eau, saucisson (envie de salé) et hop descente. J'ai pu constater que je suis pas un si mauvais descendeur, j'ai doublé pas mal de monde et en fait j'aime cet exercice.
Bref je vous passe tout les détails, si ce n'est la route pourrave du col de Saraillé. Par contre c'est hyper jolie, surtout sur le versant descente. On arrive vite sur le dernier ravito solide d'Aulus les bains, avant les 2 dernières ascension. Et là j'ai connu l'enfer...le col d'Agnès. Un col que j'ai trouvé horrible, au moins 4 km à 10%, en ligne droite, avec un paysage quelconque. Pas mal de monde marchant, des avions de chasses du grand parcours montant à vitesse grand V (les enfoirés). Perso j'a monté les 10 km en mode auto, 30*25, entre 8-9 km, sans me mettre dans le rouge. Arrêt au ravito en eau. Mais ce col, beurk. Arrivé en eau petite descente dans un endroit par contre magnifique menant au port de l'hers, montée sur 3.5 km avec 2 km à 8%,. RAS.
Le plus fun fût la longue descente, à fond les ballons, avant de rallier l'arrivée où je finis à bloc. J'en avais encore sous le pied...j'ai donc bien géré
Au final, je finis 930 je crois (objectif 1500), à 21.2 de moyenne (objectif 20 mais mon compteur s'arrête pour les pauses donc la moyenne officielle sera inférieure). Bien content d'avoir pu mener à terme cet objectif après 2 ans de pratique, je reviendrai l'année prochaine. Je tenterai de faire mieux. Il va falloir que je bosse le foncier et la force pour améliorer tout ça.
Direction l'arrivée pour déposer la voiture, descente sur la ligne de départ. 2850 partants, c'est impressionnant, je passe la ligne de départ avec 3 minutes de moins par rapport à la tête (et je suis dans le milieu).
Première partie très rapide, je vois des gars rouler à plus de 40, mais qui sont déjà très clairement en train de tapper dedans...J'ai décidé de faire le parcours à mon rythme, donc je ne me laisse pas griser. Arrive rapidement foix et la 1ere ascension, col des marrous. Col long, usant, qui paraissait facile sur le profil. De bonnes rampes à 8-9%, le tout dans le brouillard. J'ai bien monté, bonnes sensations sauf que comme il devait faire hyper chaud, j'avais bu plus que de raison depuis la veille...à un moment pause gros pipi et c'est clair, on grimpe mieux la vessie vide...Arrivée au 1er ravito, eau, saucisson (envie de salé) et hop descente. J'ai pu constater que je suis pas un si mauvais descendeur, j'ai doublé pas mal de monde et en fait j'aime cet exercice.
Bref je vous passe tout les détails, si ce n'est la route pourrave du col de Saraillé. Par contre c'est hyper jolie, surtout sur le versant descente. On arrive vite sur le dernier ravito solide d'Aulus les bains, avant les 2 dernières ascension. Et là j'ai connu l'enfer...le col d'Agnès. Un col que j'ai trouvé horrible, au moins 4 km à 10%, en ligne droite, avec un paysage quelconque. Pas mal de monde marchant, des avions de chasses du grand parcours montant à vitesse grand V (les enfoirés). Perso j'a monté les 10 km en mode auto, 30*25, entre 8-9 km, sans me mettre dans le rouge. Arrêt au ravito en eau. Mais ce col, beurk. Arrivé en eau petite descente dans un endroit par contre magnifique menant au port de l'hers, montée sur 3.5 km avec 2 km à 8%,. RAS.
Le plus fun fût la longue descente, à fond les ballons, avant de rallier l'arrivée où je finis à bloc. J'en avais encore sous le pied...j'ai donc bien géré
Au final, je finis 930 je crois (objectif 1500), à 21.2 de moyenne (objectif 20 mais mon compteur s'arrête pour les pauses donc la moyenne officielle sera inférieure). Bien content d'avoir pu mener à terme cet objectif après 2 ans de pratique, je reviendrai l'année prochaine. Je tenterai de faire mieux. Il va falloir que je bosse le foncier et la force pour améliorer tout ça.
Impaussible n'est pas français.
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3ème Ariégeoise finie pour moi. 168 bornes, 3500m de D+.
Un peu déçu.
1110 coureurs au départ. Cette année, une vingtaine d'élite (1ères FFC du coin, l'US Montauban est venue en force). Le départ est donc très très rapide. Je suis dans le premier peloton jusqu'au pied du 1er col (le Portel en passant par les cols de Marrous et Péguère).
Je me rends vite compte que mes jambes sont plus que moyennes, je saute rapidement mais monte tout de même ce premier col à un bon rythme.
La mauvaise surprise est que le temps est très couvert, on aura de la brume et de la bruine au sommet de chaque col, on ne pourra même pas profiter du paysage pour se remonter le moral.
Je fais, en plus, de bien mauvaises descentes, très crispé. Je ne suis pas vraiment \"dedans\", un peu las.
Heureusement je chope des groupes qui envoient dans les vallées.
Le col de la Core est à mi-parcours, je ne suis pas bien avec déjà des crampes. Je me laisse décroché du groupe et à partir de là je me mets à un tout petit rythme pour finir en mode \"cyclo-survie\";
Je finis \"au mental\". Le col d'Agnès est terrible, je monte à la folle allure de 10,5 km/h; puis le port de Lhers, puis la descente, puis l'arrivée.
201ème au scratch (941 classés). Bof. A 25,3 km/h de moyenne quand même. L'année dernière, j'avais fait 153 (mais j'avais eu une semaine de congés avant). Et surtout, le plus embêtant est que, cette fois-ci, j'ai eu très peu de plaisir.
De plus j'ai eu beaucoup de boulot ces derniers temps, j'ai un peu moins roulé que l'année dernière et j'ai eu une gastro en début de semaine, ça n'a pas aidé tout ça.
Un peu déçu.
1110 coureurs au départ. Cette année, une vingtaine d'élite (1ères FFC du coin, l'US Montauban est venue en force). Le départ est donc très très rapide. Je suis dans le premier peloton jusqu'au pied du 1er col (le Portel en passant par les cols de Marrous et Péguère).
Je me rends vite compte que mes jambes sont plus que moyennes, je saute rapidement mais monte tout de même ce premier col à un bon rythme.
La mauvaise surprise est que le temps est très couvert, on aura de la brume et de la bruine au sommet de chaque col, on ne pourra même pas profiter du paysage pour se remonter le moral.
Je fais, en plus, de bien mauvaises descentes, très crispé. Je ne suis pas vraiment \"dedans\", un peu las.
Heureusement je chope des groupes qui envoient dans les vallées.
Le col de la Core est à mi-parcours, je ne suis pas bien avec déjà des crampes. Je me laisse décroché du groupe et à partir de là je me mets à un tout petit rythme pour finir en mode \"cyclo-survie\";
Je finis \"au mental\". Le col d'Agnès est terrible, je monte à la folle allure de 10,5 km/h; puis le port de Lhers, puis la descente, puis l'arrivée.
201ème au scratch (941 classés). Bof. A 25,3 km/h de moyenne quand même. L'année dernière, j'avais fait 153 (mais j'avais eu une semaine de congés avant). Et surtout, le plus embêtant est que, cette fois-ci, j'ai eu très peu de plaisir.
De plus j'ai eu beaucoup de boulot ces derniers temps, j'ai un peu moins roulé que l'année dernière et j'ai eu une gastro en début de semaine, ça n'a pas aidé tout ça.
cheveu sur la soupe
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Pour faire ça je signe de suite Gradouble... moyenne très sympa tout de même. On a pas tous le même mode survie.
Par contre, je te rejoins...dommage tout ce brouillard.
Par contre, je te rejoins...dommage tout ce brouillard.
Impaussible n'est pas français.
- El_Pistolero_07
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- Inscription : 04 août 2014, 08:00
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Bravo les gars, à mon tour d'être admiratif !
Gradouble fait la même moyenne que moi à l'Ardèchoise, sauf que lui a grimpé le col d'Agnès...
ça doit être sympa l'Ariégeoise aussi
Gradouble fait la même moyenne que moi à l'Ardèchoise, sauf que lui a grimpé le col d'Agnès...
ça doit être sympa l'Ariégeoise aussi
Pilote de C15 mutin
Mon Strava : https://www.strava.com/athletes/6038754
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Bon je pense que tout le monde s'en fout du Tarn Sud, et lire les premiers récits de l'Arigeoise me donne envie de raconter la mienne.
Donc comme pour Thejul, je suis sur la mountagnole, en dossard prioritaire avec finalement pas mal de coureurs que je connais, et je pars d'ailleurs à côté de Mancebo et de vaiceurum (cf message du 18/04/2015 sur ce topic). Ça discute pas mal.
Le départ est donné sous un temps couvert, il y a de la brume sur les quelques sommets entourant Tarascon-sur-ariège, jolie ville et pour l'anecdote, j'ai trouvé magnifique la petite route qu'on prenait en descente pour rejoindre les sas.
Ça part assez vite, mais au delà de la vitesse, c'est surtout que ça frotte pas mal sur de petites routes, on arrive assez vite dans les bosses d'Amplaing, qui me permettent de remonter, j'ai pas de mauvaises jambes mais tiens... Lorsque je me rassois je me trouve un peu bas sur la selle... Je continue avec cette interrogation mais les sensations ne sont pas bonnes, et lorsque je trouve le temps de la regarder, hum, elle est de travers, la selle est en train de descendre. Sachant que mon père m'attends à Biers, en bas de la descente après le premier col, je me dis que je peux peut être allé jusque là... Ce n'est pas possible, la selle descend de plus en plus, ce n'est pas tenable.
Je laisse donc à mon grand regret partir le premier peloton, j'ai heureusement une clé dans ma poche pour resserrer la selle. Mais je ne l'ai pas assez remontée, du coup je dois m'arrêter à nouveau 2 kilomètres plus loin. Adieu veaux, vaches, cochons, je suis déjà à 5 minutes du premier peloton.
J'ai réglé la hauteur de selle à l’œil, forcément, chez moi je verrais qu'elle était durant tout le reste de la course 2cm plus bas, je le sentais dans la position et les genoux, mais je pouvais pas me permettre de retenter le diable.
Je repars tout de même assez fort, remontant de gros groupes dans les contreforts de Peguere avant d'en trouver un à mon goût pour le pied (faut dire aussi qu'avec plus de 17 kilomètres d'ascension, je veux pas commencer dans le rouge).
Je commence donc Peguere en mode \"Pantani\" à dépasser des groupes plus ou moins gros de cyclistes, les 4 premiers kilomètres, c'est quasiment une file ininterrompue de cyclistes le long du col. Quelques coureurs (une petite dizaine) vont me dépasser et je ne suivrais pas leur rythme. C'est bien de faire le jump de groupes en groupes, mais c'est différent que de suivre dans les roues, et ça use. J'ai un petit contrecoup dans les pentes les plus difficiles, dans la brume et la bruine, la buée sur les lunettes, je ne sais pas où je vais, dur. Je reste avec mon petit groupe que je vais distancer dans les faux plats vers Lacrouzette. Au ravito le groupe s'est un peu reconstitué mais entre ceux qui s'arrêtent et ceux qui vont sur le grand parcours, on se retrouve à 4.
La descente de Lacrouzette est une véritable horreur, je ne sais pas ce que tu en as pensé Thejul, mais moins, des pentes supérieures à 10% je suis tétanisé, j'arrive cependant à dépasser du monde et me voilà à Biers avec deux gars. Je m'arrête à hauteur de mon père qui me ravitaille, j'en profite pour pisser et regarder à nouveau vite fait la selle, il me dit que vaiceurum est 21ème, les autres potes il les a pas vu/reconnu. Moi je suis 320ème et cette minute trente d'arrêt va me reléguer 40 places plus loin, mais à ce moment, dépité, je m'en contrefous.
Je repars donc dans Saraillé, sans élan, tout à gauche, sur mon 34x25 et c'est la surprise ce col, qu'est ce qu'il est irrégulier, qu'est ce qu'il est dur! Je le monte à ma main, je me fais dépasser par 5 cyclistes, j'en dépasse 5.
La descente a été annoncé très dangereuse, mais si il est vrai que la première partie dans la forêt est pleine de gravillons, la seconde, avec un paysage très sympa, est assez propre, je remonte une quinzaine de coureurs et me retrouve dans un groupe de 6/7 pour la transition vers Agnès. Je roule avec deux autres et on revient sur un autre groupe, nous voilà une petite vingtaine.
A Aulus les Bains, je m'arrête remplir un bidon, tout mon groupe s'arrête quasiment et quasiment tout le groupe derrière ne s'arrête pas, je repars avec eux.
Agnès, comme dis plus haut, c'est une horreur ces trois premiers kilomètres, si on a eu la bruine en haut de Peguere, là on a le soleil, et de l'humidité aussi, je transpire beaucoup et c'est une lutte psychologique pour ne pas poser pied à terre. Les situations sont en grandes partie figées, tout le monde va au même rythme, sur cette très très longue ligne droite. Pour ma part les deux premiers kilomètres sont affreux. Je regrette de n'avoir que le 34x25 et pas x28 comme me le proposait mon père et qui m'aurait permis de plus tourner les jambes.
Passé ces deux premiers kilomètres, j'arrive toutefois à trouver mon rythme (quasiment le même que Gradouble à 30 secondes prêt) et là, ça va être la remontée fantastique, je reprends aux alentours de 100 coureurs dans cet unique col, je ne vais pas vite, je dois être entre 10 et 11 km/h mais personne n'arrive à m'accrocher, personne ne me remonte, et pour ma part lorsque je reprends un coureur il est vite assez loin derrière et même des coureurs à 5/6 minutes devant au pied seront rattrapés, ça donne la patate!
A 3,5 kilomètres du sommet, je rattrape Mancebo, qui est à ce moment là vraiment pas bien du tout, je lui propose à manger, pensant à une fringale, mais non, il me dit juste n'avoir plus de force. Je continue, m'arrête au ravito à 3km du sommet pour remplir un bidon (je bois beaucoup) et faire descendre les pulsations (pas longtemps en comparant avec Gradouble par strava, je perds 30 secondes) et je repars, en me retournant dans ces derniers kilomètres, je vois Mancebo pas si loin, qui semble s'être refait la santé. L'avant dernier kilomètre dans la brume est terrible, par contre je finis fort sur le dernier kilomètre.
Me voilà dans un groupe pour la descente, je continue ma remontée dans celle ci, superbe, larges routes, soleil, paysage formidable avec l'étang de Lers, ça fait vraiment Tour de France et je commence plein pot le Port de Lhers justement. Le Port de Lhers il est horrible, parce que on voit à cause d'une large courbe les coureurs 4 kilomètres plus loin si hauts, si loin...
Au pied, un gars me dit que je suis 240ème.
Je me fais reprendre par le premier de l'Arigeoise (la grande) à 2 kilomètres du sommet, je l'encourage, il me remercie, il monte vite mais ça ne m'impressionne pas. 500 mètres plus loin, énorme coup de bambou, je termine l'ascension comme je peux, complétement planté, repris par plusieurs coureurs (dont le second et puis troisième de l'Arigeoise qui du coup, m'impressionnent beaucoup plus^^).
Au sommet, c'est la délivrance, une descente assez dangereuse où je prendrais peu de risque, et puis enfin, l'arrivée.
Je finis 262ème au scratch (perdant 20 places vu que je suis parti dans les premiers, rien à dire). 23,9 km/h de moyenne sans les arrêts, 23,3 avec.
Je croise les potes à l'arrivée on discute de nos performances respectives, puis je crois vaiceurum, qui a fait une ascension d'Agnès monstrueuse (15,5 km/h selon strava) pour remonter 15 places et terminer 6ème (7ème au temps), juste monstrueux. JFK, je l'avais dit \"on en reparlera tu verras\" :D
Bilan :
Très déçu de mon soucis mécanique qui me fait perdre les bonnes roues, me fait perdre des forces à chasser et sauter de groupes en groupes, mais aussi, qui, du fait de ma position 2cm trop bas, me fait plus mal aux jambes qu'habituellement, ça se traduit par des pulsations plus basses que d’habitude (jambes douloureuses) et donc vitesse moindre (là où je dois passer entre 158 et 162 je passe entre 150 et 155 pour préserver les jambes).
Une descente de Lacrouzette immonde, mais les autres superbes.
Un col d'Agnès terrible mais où j'ai pris un pied assez énorme, comme au pied de Peguere, à remonter des groupes en veux tu en voilà.
Un plaisir de voir beaucoup de monde que je connais.
Et puis organisation au top, et spectateurs excellent, déjà ils étaient beaucoup, entre ceux qui ont des pancartes pour les gars de leurs clubs, leurs amis ou le papa qui court, ceux déguisés, ceux qui encouragent tout le monde, celui qui distribue des gobelets d'eau dans Agnès et les musiciens, j'ai trouvé ça génial, rien que pour ça, j'y reviendrais l'an prochain, parce que malgré tout les soucis et la souffrance, ça a été une superbe aventure! Et une grosse envie de progresser également.
Donc comme pour Thejul, je suis sur la mountagnole, en dossard prioritaire avec finalement pas mal de coureurs que je connais, et je pars d'ailleurs à côté de Mancebo et de vaiceurum (cf message du 18/04/2015 sur ce topic). Ça discute pas mal.
Le départ est donné sous un temps couvert, il y a de la brume sur les quelques sommets entourant Tarascon-sur-ariège, jolie ville et pour l'anecdote, j'ai trouvé magnifique la petite route qu'on prenait en descente pour rejoindre les sas.
Ça part assez vite, mais au delà de la vitesse, c'est surtout que ça frotte pas mal sur de petites routes, on arrive assez vite dans les bosses d'Amplaing, qui me permettent de remonter, j'ai pas de mauvaises jambes mais tiens... Lorsque je me rassois je me trouve un peu bas sur la selle... Je continue avec cette interrogation mais les sensations ne sont pas bonnes, et lorsque je trouve le temps de la regarder, hum, elle est de travers, la selle est en train de descendre. Sachant que mon père m'attends à Biers, en bas de la descente après le premier col, je me dis que je peux peut être allé jusque là... Ce n'est pas possible, la selle descend de plus en plus, ce n'est pas tenable.
Je laisse donc à mon grand regret partir le premier peloton, j'ai heureusement une clé dans ma poche pour resserrer la selle. Mais je ne l'ai pas assez remontée, du coup je dois m'arrêter à nouveau 2 kilomètres plus loin. Adieu veaux, vaches, cochons, je suis déjà à 5 minutes du premier peloton.
J'ai réglé la hauteur de selle à l’œil, forcément, chez moi je verrais qu'elle était durant tout le reste de la course 2cm plus bas, je le sentais dans la position et les genoux, mais je pouvais pas me permettre de retenter le diable.
Je repars tout de même assez fort, remontant de gros groupes dans les contreforts de Peguere avant d'en trouver un à mon goût pour le pied (faut dire aussi qu'avec plus de 17 kilomètres d'ascension, je veux pas commencer dans le rouge).
Je commence donc Peguere en mode \"Pantani\" à dépasser des groupes plus ou moins gros de cyclistes, les 4 premiers kilomètres, c'est quasiment une file ininterrompue de cyclistes le long du col. Quelques coureurs (une petite dizaine) vont me dépasser et je ne suivrais pas leur rythme. C'est bien de faire le jump de groupes en groupes, mais c'est différent que de suivre dans les roues, et ça use. J'ai un petit contrecoup dans les pentes les plus difficiles, dans la brume et la bruine, la buée sur les lunettes, je ne sais pas où je vais, dur. Je reste avec mon petit groupe que je vais distancer dans les faux plats vers Lacrouzette. Au ravito le groupe s'est un peu reconstitué mais entre ceux qui s'arrêtent et ceux qui vont sur le grand parcours, on se retrouve à 4.
La descente de Lacrouzette est une véritable horreur, je ne sais pas ce que tu en as pensé Thejul, mais moins, des pentes supérieures à 10% je suis tétanisé, j'arrive cependant à dépasser du monde et me voilà à Biers avec deux gars. Je m'arrête à hauteur de mon père qui me ravitaille, j'en profite pour pisser et regarder à nouveau vite fait la selle, il me dit que vaiceurum est 21ème, les autres potes il les a pas vu/reconnu. Moi je suis 320ème et cette minute trente d'arrêt va me reléguer 40 places plus loin, mais à ce moment, dépité, je m'en contrefous.
Je repars donc dans Saraillé, sans élan, tout à gauche, sur mon 34x25 et c'est la surprise ce col, qu'est ce qu'il est irrégulier, qu'est ce qu'il est dur! Je le monte à ma main, je me fais dépasser par 5 cyclistes, j'en dépasse 5.
La descente a été annoncé très dangereuse, mais si il est vrai que la première partie dans la forêt est pleine de gravillons, la seconde, avec un paysage très sympa, est assez propre, je remonte une quinzaine de coureurs et me retrouve dans un groupe de 6/7 pour la transition vers Agnès. Je roule avec deux autres et on revient sur un autre groupe, nous voilà une petite vingtaine.
A Aulus les Bains, je m'arrête remplir un bidon, tout mon groupe s'arrête quasiment et quasiment tout le groupe derrière ne s'arrête pas, je repars avec eux.
Agnès, comme dis plus haut, c'est une horreur ces trois premiers kilomètres, si on a eu la bruine en haut de Peguere, là on a le soleil, et de l'humidité aussi, je transpire beaucoup et c'est une lutte psychologique pour ne pas poser pied à terre. Les situations sont en grandes partie figées, tout le monde va au même rythme, sur cette très très longue ligne droite. Pour ma part les deux premiers kilomètres sont affreux. Je regrette de n'avoir que le 34x25 et pas x28 comme me le proposait mon père et qui m'aurait permis de plus tourner les jambes.
Passé ces deux premiers kilomètres, j'arrive toutefois à trouver mon rythme (quasiment le même que Gradouble à 30 secondes prêt) et là, ça va être la remontée fantastique, je reprends aux alentours de 100 coureurs dans cet unique col, je ne vais pas vite, je dois être entre 10 et 11 km/h mais personne n'arrive à m'accrocher, personne ne me remonte, et pour ma part lorsque je reprends un coureur il est vite assez loin derrière et même des coureurs à 5/6 minutes devant au pied seront rattrapés, ça donne la patate!
A 3,5 kilomètres du sommet, je rattrape Mancebo, qui est à ce moment là vraiment pas bien du tout, je lui propose à manger, pensant à une fringale, mais non, il me dit juste n'avoir plus de force. Je continue, m'arrête au ravito à 3km du sommet pour remplir un bidon (je bois beaucoup) et faire descendre les pulsations (pas longtemps en comparant avec Gradouble par strava, je perds 30 secondes) et je repars, en me retournant dans ces derniers kilomètres, je vois Mancebo pas si loin, qui semble s'être refait la santé. L'avant dernier kilomètre dans la brume est terrible, par contre je finis fort sur le dernier kilomètre.
Me voilà dans un groupe pour la descente, je continue ma remontée dans celle ci, superbe, larges routes, soleil, paysage formidable avec l'étang de Lers, ça fait vraiment Tour de France et je commence plein pot le Port de Lhers justement. Le Port de Lhers il est horrible, parce que on voit à cause d'une large courbe les coureurs 4 kilomètres plus loin si hauts, si loin...
Au pied, un gars me dit que je suis 240ème.
Je me fais reprendre par le premier de l'Arigeoise (la grande) à 2 kilomètres du sommet, je l'encourage, il me remercie, il monte vite mais ça ne m'impressionne pas. 500 mètres plus loin, énorme coup de bambou, je termine l'ascension comme je peux, complétement planté, repris par plusieurs coureurs (dont le second et puis troisième de l'Arigeoise qui du coup, m'impressionnent beaucoup plus^^).
Au sommet, c'est la délivrance, une descente assez dangereuse où je prendrais peu de risque, et puis enfin, l'arrivée.
Je finis 262ème au scratch (perdant 20 places vu que je suis parti dans les premiers, rien à dire). 23,9 km/h de moyenne sans les arrêts, 23,3 avec.
Je croise les potes à l'arrivée on discute de nos performances respectives, puis je crois vaiceurum, qui a fait une ascension d'Agnès monstrueuse (15,5 km/h selon strava) pour remonter 15 places et terminer 6ème (7ème au temps), juste monstrueux. JFK, je l'avais dit \"on en reparlera tu verras\" :D
Bilan :
Très déçu de mon soucis mécanique qui me fait perdre les bonnes roues, me fait perdre des forces à chasser et sauter de groupes en groupes, mais aussi, qui, du fait de ma position 2cm trop bas, me fait plus mal aux jambes qu'habituellement, ça se traduit par des pulsations plus basses que d’habitude (jambes douloureuses) et donc vitesse moindre (là où je dois passer entre 158 et 162 je passe entre 150 et 155 pour préserver les jambes).
Une descente de Lacrouzette immonde, mais les autres superbes.
Un col d'Agnès terrible mais où j'ai pris un pied assez énorme, comme au pied de Peguere, à remonter des groupes en veux tu en voilà.
Un plaisir de voir beaucoup de monde que je connais.
Et puis organisation au top, et spectateurs excellent, déjà ils étaient beaucoup, entre ceux qui ont des pancartes pour les gars de leurs clubs, leurs amis ou le papa qui court, ceux déguisés, ceux qui encouragent tout le monde, celui qui distribue des gobelets d'eau dans Agnès et les musiciens, j'ai trouvé ça génial, rien que pour ça, j'y reviendrais l'an prochain, parce que malgré tout les soucis et la souffrance, ça a été une superbe aventure! Et une grosse envie de progresser également.
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Pour ceux qui ont fait l'ariegeoise/la mountagnole; où ont été prises les photos? Certaines sur Peguere, d'autres apparemment dans Lers, mais y'en a eu sur Agnès ou pas? J'arrive pas à me rappeler où c'était en les visionnant?!
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Non, pas dans l'Agnes.Akaion a écrit :Pour ceux qui ont fait l'ariegeoise/la mountagnole; où ont été prises les photos? Certaines sur Peguere, d'autres apparemment dans Lers, mais y'en a eu sur Agnès ou pas? J'arrive pas à me rappeler où c'était en les visionnant?!
cheveu sur la soupe
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Bon y'a plus que moi qui poste. Tant pis je continue même si ça n'est pas très intéressant.
Petit retour sur la Pyrénéenne.
Je me suis inscrit sur le grand parcours, 183 km avec leTourmalet, l'Aspin, la Hourquette d'Ancizan, le petit col d la Croix Blanche et enfin la montée finale d'Hautacam; 4700 m de dénivelées environ. Une folie un peu pour moi. C'est un défi.
Le but sera de finir.
On est 540 au départ. Il y a trois quarts d'espagnols et beaucoup d'anglo-saxons. Je suis tout au fond au départ.
Bon en gros, ma course n'aura rien de transcendant : je ne vais jamais me mettre dans le rouge, je vais monter tous les cols au train sur un petit rythme. Economie maximale.
Curieusement je vais prendre du plaisir dans les descentes. Pas de grandes vitesses mais une vitesse moyenne correcte.
Je vais navigué dans de petits groupes dans les vallées (souvent, en étant le seul français ;) )
voilà. 214ème au scratch sur 480 classés (super :brave-bete: ) à 22,2 km/h. (le premier à 29,9 km/h
)
En fait j'ai surtout découvert de très belles routes sur de magnifiques cols :
- le Tourmalet par Luz et Barèges : long, jamais hyper dur sauf le dernier km à 10% et surtout magnifique (paysage minéral de très haute montagne), en se retournant au sommet, on voit les 8 derniers km du col, splendide.
- l'Aspin, en 2 parties : 7 km de faux-plats puis 5 km de pentes à 8%, le tout en forêt à part le sommet où la vue se dégage d'un seul coup sur la vallée suivante.
- la Hourquette : toute petite route en forêt très difficile. Superbe descente côté Payolles.
- Hautacam : semble un mur après 170 bornes. Vraiment très dur au milieu. Plus facile à la fin avec une mer de nuage en prime.
Ah et puis les ravitos, pour une fois je les ai tous faits. 6 au total plus l'arrivée. 10 minutes d'arrêt au total.
J'ai donc ingurgité en tout :
- en boissons : 1,5 litre d'Isostar, 2 litres d'eau, presqu'un litre de jus d'orange, 8 ou 9 gobelets de coca
- en solides : 2 pâtes d'amande, 4 pâtes de fruit, 2 pains au lait jambon-fromage, une banane, 10 abricots secs, 2 sandwiches au jambon, 2 sandwiches au fromage et 5 ou 6 tranches de saucisson.
8 heures le cul sur la selle, il fallait bien ça ;)
Petit retour sur la Pyrénéenne.
Je me suis inscrit sur le grand parcours, 183 km avec leTourmalet, l'Aspin, la Hourquette d'Ancizan, le petit col d la Croix Blanche et enfin la montée finale d'Hautacam; 4700 m de dénivelées environ. Une folie un peu pour moi. C'est un défi.
Le but sera de finir.
On est 540 au départ. Il y a trois quarts d'espagnols et beaucoup d'anglo-saxons. Je suis tout au fond au départ.
Bon en gros, ma course n'aura rien de transcendant : je ne vais jamais me mettre dans le rouge, je vais monter tous les cols au train sur un petit rythme. Economie maximale.
Curieusement je vais prendre du plaisir dans les descentes. Pas de grandes vitesses mais une vitesse moyenne correcte.
Je vais navigué dans de petits groupes dans les vallées (souvent, en étant le seul français ;) )
voilà. 214ème au scratch sur 480 classés (super :brave-bete: ) à 22,2 km/h. (le premier à 29,9 km/h
En fait j'ai surtout découvert de très belles routes sur de magnifiques cols :
- le Tourmalet par Luz et Barèges : long, jamais hyper dur sauf le dernier km à 10% et surtout magnifique (paysage minéral de très haute montagne), en se retournant au sommet, on voit les 8 derniers km du col, splendide.
- l'Aspin, en 2 parties : 7 km de faux-plats puis 5 km de pentes à 8%, le tout en forêt à part le sommet où la vue se dégage d'un seul coup sur la vallée suivante.
- la Hourquette : toute petite route en forêt très difficile. Superbe descente côté Payolles.
- Hautacam : semble un mur après 170 bornes. Vraiment très dur au milieu. Plus facile à la fin avec une mer de nuage en prime.
Ah et puis les ravitos, pour une fois je les ai tous faits. 6 au total plus l'arrivée. 10 minutes d'arrêt au total.
J'ai donc ingurgité en tout :
- en boissons : 1,5 litre d'Isostar, 2 litres d'eau, presqu'un litre de jus d'orange, 8 ou 9 gobelets de coca
- en solides : 2 pâtes d'amande, 4 pâtes de fruit, 2 pains au lait jambon-fromage, une banane, 10 abricots secs, 2 sandwiches au jambon, 2 sandwiches au fromage et 5 ou 6 tranches de saucisson.
8 heures le cul sur la selle, il fallait bien ça ;)
cheveu sur la soupe

