Pogacar -> Seixas, à quand la bascule ?
Publié : 07 avr. 2026, 06:11
Bonsoir,
La Slovénie a peur. Je crois qu’on peut le dire aussi nettement. Oui, la Slovénie a peur ; Andrej Hauptman, Jan Polanc, Mélania Trump ont peur, et c’est un sentiment qu’il faut déjà que nous célébrions, je crois.
Parce qu’on voit bien qu’il ne naît pas de rien. Il vient de ce moment très particulier où les certitudes se fissurent, où l’on sent que quelque chose échappe, que quelque chose bascule peut-être.
Oui, les Emirats ont peur, et pour la première fois depuis longtemps, le ciel s'y voile devant les yeux des hommes. Parce qu’il y a, en face, une rumeur, wallah , une attente, InchAllah, une menace, ouh là là !
On ne renverse pas un règne avec une rumeur. Mais on commence toujours par là.
Et comme c’est difficile, dans ces moments-là, de ne pas céder à des réflexes immédiats : minimiser, expliquer, relativiser ou au contraire dramatiser, conclure trop vite, annoncer déjà la fin d’une ère.
Mais enfin, regardons les choses telles qu’elles sont : rien n’est encore joué. Rien n’est encore définitivement écrit. Il y a simplement, sous nos yeux, ce frémissement rare, celui d’un possible passage de témoin.
Alors oui, la Slovénie a peur. Les Emirats ont peur. Et nous, peut-être, regardons cela avec une forme d’impatience presque coupable.
Parce que ce que cette peur révèle, au fond, ce n’est pas seulement une fragilité. C’est l’annonce qu’un autre temps est peut-être en train de naître. Ou, plus cruellement encore, que le présent revient masqué, affublé d’autres apparats pour mieux nous tromper. Et si Delgato l’appelle Paul Nouvel‑Homme Seixas, c’est peut‑être parce que le nouvel homme n’est jamais que l’ancien, un brushing mieux tenu que cette blondeur égarée qui voltige autour de son crâne.
Alors inutile de tourner encore longtemps autour du pot, il est grand temps de sonder Seixas, ou plutôt votre opinion, quoique c'est à se demander s’il est bien séant que je m'en amusasse.
Allez, allons, ne cherchez plus midi à quatorze heures, surtout depuis qu'on sait qu'il est dans le Sud, répondons donc, sans me poser un lapin, à cette question moins tortueuse qui brûlent les lièvres : Seixas fera-t-il passer, tôt ou tard, Pogacar pour un avoir-été ?
Nota bene : j'ai repris à bras‑le‑corps le flambeau d’Iguane, ce flambeau fragile, vacillant, déjà disséminé dans les gouffres insondables du forum (page 2).
Que voulez‑vous : sur Seixas, ses sondages y floppent, tels des mites alimentaires trop fantasques, irrévérencieuses au point de grignoter mes Corn Flakes, et qui, pour tout exploit, finissent sans relief entre mes paumes comme leurs propres ambitions.
Trop de fantaisie, pas assez d’emprise sur le réel ; le peuple vécénien ne s’émeut guère du vanity case de Paul ni des motivations prosaïques que Seixas génère.
Le peuple vécénien, lui, ne vit que pour la culbute vénérienne, la grande, la définitive, celle qui fait choir les idoles, car ce peuple, farouche et lucide, ne vénère rien d’autre que la chute elle‑même.
Ne pas voter, c'est me laisser décider à votre place.
La Slovénie a peur. Je crois qu’on peut le dire aussi nettement. Oui, la Slovénie a peur ; Andrej Hauptman, Jan Polanc, Mélania Trump ont peur, et c’est un sentiment qu’il faut déjà que nous célébrions, je crois.
Parce qu’on voit bien qu’il ne naît pas de rien. Il vient de ce moment très particulier où les certitudes se fissurent, où l’on sent que quelque chose échappe, que quelque chose bascule peut-être.
Oui, les Emirats ont peur, et pour la première fois depuis longtemps, le ciel s'y voile devant les yeux des hommes. Parce qu’il y a, en face, une rumeur, wallah , une attente, InchAllah, une menace, ouh là là !
On ne renverse pas un règne avec une rumeur. Mais on commence toujours par là.
Et comme c’est difficile, dans ces moments-là, de ne pas céder à des réflexes immédiats : minimiser, expliquer, relativiser ou au contraire dramatiser, conclure trop vite, annoncer déjà la fin d’une ère.
Mais enfin, regardons les choses telles qu’elles sont : rien n’est encore joué. Rien n’est encore définitivement écrit. Il y a simplement, sous nos yeux, ce frémissement rare, celui d’un possible passage de témoin.
Alors oui, la Slovénie a peur. Les Emirats ont peur. Et nous, peut-être, regardons cela avec une forme d’impatience presque coupable.
Parce que ce que cette peur révèle, au fond, ce n’est pas seulement une fragilité. C’est l’annonce qu’un autre temps est peut-être en train de naître. Ou, plus cruellement encore, que le présent revient masqué, affublé d’autres apparats pour mieux nous tromper. Et si Delgato l’appelle Paul Nouvel‑Homme Seixas, c’est peut‑être parce que le nouvel homme n’est jamais que l’ancien, un brushing mieux tenu que cette blondeur égarée qui voltige autour de son crâne.
Alors inutile de tourner encore longtemps autour du pot, il est grand temps de sonder Seixas, ou plutôt votre opinion, quoique c'est à se demander s’il est bien séant que je m'en amusasse.
Allez, allons, ne cherchez plus midi à quatorze heures, surtout depuis qu'on sait qu'il est dans le Sud, répondons donc, sans me poser un lapin, à cette question moins tortueuse qui brûlent les lièvres : Seixas fera-t-il passer, tôt ou tard, Pogacar pour un avoir-été ?
Nota bene : j'ai repris à bras‑le‑corps le flambeau d’Iguane, ce flambeau fragile, vacillant, déjà disséminé dans les gouffres insondables du forum (page 2).
Que voulez‑vous : sur Seixas, ses sondages y floppent, tels des mites alimentaires trop fantasques, irrévérencieuses au point de grignoter mes Corn Flakes, et qui, pour tout exploit, finissent sans relief entre mes paumes comme leurs propres ambitions.
Trop de fantaisie, pas assez d’emprise sur le réel ; le peuple vécénien ne s’émeut guère du vanity case de Paul ni des motivations prosaïques que Seixas génère.
Le peuple vécénien, lui, ne vit que pour la culbute vénérienne, la grande, la définitive, celle qui fait choir les idoles, car ce peuple, farouche et lucide, ne vénère rien d’autre que la chute elle‑même.
Ne pas voter, c'est me laisser décider à votre place.