Ne pourrait-on pas neutraliser les temps à 3 km ?
Publié : 07 juin 2016, 13:33
Je me permets de lancer un petit débat, ça va en faire bondir quelques uns, et tant mieux s'il y a des contradicteurs (j'espère avoir quand même quelques soutiens !). Voilà, je suis pour une neutralisation des temps à 3 km de l'arrivée sur les étapes de plaine terminant au sprint massif uniquement. Je ne parle pas des étapes arrivant sur le plat, mais bien des étapes classifiées par les organisateurs comme étape de plaine.
L'idée n'est pas de stopper la course à 3 km, en cas d'échappée par exemple on prendrait bien le temps de la ligne d'arrivée. Mais je pense qu'on pourrait fixer une règle qui dit ceci : \"Lorsque le premier groupe de la course est composé de plus de 50 coureurs à l'entame des 3 derniers kilomètres, les coureurs composant ce groupe seront classés dans le temps du 1er à l'arrivée\".
L'objectif principal c'est de réserver le final de l'étape aux sprinters et à leurs équipiers sans être parasités par les leaders en panique. On l'a vu hier, Froome qui frotte comme un idiot à 2 km de l'arrivée, Contador qui était également aux avants postes juste avant. Et même auparavant Zakarin qui perturbe la préparation des sprints en ne roulant pas droit... On peut tomber sur le dos de ces coureurs de CG, mais ils le font pour éviter les chutes et les cassures qui leur font perdre un temps précieux. Pourtant tout le monde sait pertinemment que dans une étape de plaine où le peloton est groupé à 3 km de l'arrivée, il ne se passera aucun événement intéressant susceptible de bousculer le classement général. Les chutes c'est une chose, certains pourraient dire que les cassures font partie de la course. Franchement est ce que les cassures sont un fait de course intéressant ? Est ce que vous avez déjà vibré au moment de la création d'une cassure dans le dernier kilomètre ? Pas moi. Ca n'est pas un événement offensif, mais juste une sanction par rapport au placement du coureur. La récompense ou la sanction du placement d'un coureur de CG dans le final, c'est ça qui me gêne. Dès lors que ça entre en jeu, le gars va vouloir (et devoir) prendre des risques pour ne pas perdre de temps, quitte à parasiter la préparation du sprint.
Pour moi une étape de plaine qui se présente peloton groupée à 3 km de l'arrivée n'a plus aucun intérêt pour le CG, la seule chose qui rend la course palpitante est la bataille pour la victoire d'étape, c'est à dire dans 99% des cas le sprint et sa préparation.
Vous pourriez me dire que c'est injuste pour les échappées qui se créent dans les 3 derniers kilomètres, mais soyons réalistes, ça n'arrive quasiment jamais, et les rares fois ou ça peut arriver le coureur prend seulement quelques petites secondes d'avance (et éventuellement se fait entuber de ces quelques petites secondes avec ma proposition de règle). Notez que s'il gagne l'étape en faisant le kilomètre je ne sais pas s'il va pleurer pour les 5 secondes qu'il a perdu avec cette règle.
Il se pourrait que cette règle décale la tension non plus dans les 3 derniers kilomètres, mais de 6 à 3 kilomètres de l'arrivée vu que c'est là qu'il faudra éviter les cassures pour les leaders du CG. Mais je n'y crois pas puisque le vrai problème actuel c'est l'addition du stress des leaders + le stress des sprinters et de leurs équipes. En appliquant cette règle, on réduit les risques de chute en étalant un peu le stress : de 6 à 3 km c'est les leaders qui stressent, et les 3 derniers km seulement les sprinters et leurs équipes.
Outre l'aspect sécurité, il y a aussi la clarté du sprint. Au moins s'il n'y a plus que les trains des sprinters on se rendra beaucoup plus facilement des forces en présence et des diverses stratégies des trains en visionnant l'arrivée.
L'idée n'est pas de stopper la course à 3 km, en cas d'échappée par exemple on prendrait bien le temps de la ligne d'arrivée. Mais je pense qu'on pourrait fixer une règle qui dit ceci : \"Lorsque le premier groupe de la course est composé de plus de 50 coureurs à l'entame des 3 derniers kilomètres, les coureurs composant ce groupe seront classés dans le temps du 1er à l'arrivée\".
L'objectif principal c'est de réserver le final de l'étape aux sprinters et à leurs équipiers sans être parasités par les leaders en panique. On l'a vu hier, Froome qui frotte comme un idiot à 2 km de l'arrivée, Contador qui était également aux avants postes juste avant. Et même auparavant Zakarin qui perturbe la préparation des sprints en ne roulant pas droit... On peut tomber sur le dos de ces coureurs de CG, mais ils le font pour éviter les chutes et les cassures qui leur font perdre un temps précieux. Pourtant tout le monde sait pertinemment que dans une étape de plaine où le peloton est groupé à 3 km de l'arrivée, il ne se passera aucun événement intéressant susceptible de bousculer le classement général. Les chutes c'est une chose, certains pourraient dire que les cassures font partie de la course. Franchement est ce que les cassures sont un fait de course intéressant ? Est ce que vous avez déjà vibré au moment de la création d'une cassure dans le dernier kilomètre ? Pas moi. Ca n'est pas un événement offensif, mais juste une sanction par rapport au placement du coureur. La récompense ou la sanction du placement d'un coureur de CG dans le final, c'est ça qui me gêne. Dès lors que ça entre en jeu, le gars va vouloir (et devoir) prendre des risques pour ne pas perdre de temps, quitte à parasiter la préparation du sprint.
Pour moi une étape de plaine qui se présente peloton groupée à 3 km de l'arrivée n'a plus aucun intérêt pour le CG, la seule chose qui rend la course palpitante est la bataille pour la victoire d'étape, c'est à dire dans 99% des cas le sprint et sa préparation.
Vous pourriez me dire que c'est injuste pour les échappées qui se créent dans les 3 derniers kilomètres, mais soyons réalistes, ça n'arrive quasiment jamais, et les rares fois ou ça peut arriver le coureur prend seulement quelques petites secondes d'avance (et éventuellement se fait entuber de ces quelques petites secondes avec ma proposition de règle). Notez que s'il gagne l'étape en faisant le kilomètre je ne sais pas s'il va pleurer pour les 5 secondes qu'il a perdu avec cette règle.
Il se pourrait que cette règle décale la tension non plus dans les 3 derniers kilomètres, mais de 6 à 3 kilomètres de l'arrivée vu que c'est là qu'il faudra éviter les cassures pour les leaders du CG. Mais je n'y crois pas puisque le vrai problème actuel c'est l'addition du stress des leaders + le stress des sprinters et de leurs équipes. En appliquant cette règle, on réduit les risques de chute en étalant un peu le stress : de 6 à 3 km c'est les leaders qui stressent, et les 3 derniers km seulement les sprinters et leurs équipes.
Outre l'aspect sécurité, il y a aussi la clarté du sprint. Au moins s'il n'y a plus que les trains des sprinters on se rendra beaucoup plus facilement des forces en présence et des diverses stratégies des trains en visionnant l'arrivée.