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Giro : 16e étape, Bressanone - Andalo (132 km)

Publié : 25 mai 2016, 14:10
par piratapantani
peut être il est dans une période a la contador de 2013... remarque c'est le même age!

Giro : 16e étape, Bressanone - Andalo (132 km)

Publié : 25 mai 2016, 14:20
par -Vélomen-
Nibali a gagné le Tour 2014 devant des outsider/candidats au top 5 (Péraud, Pinot, Valverde, Van Garderen) et a bien évidemment profité des abandons de Froome et Contador.

Mais cette faible concurrence, il l'a écrasée. Péraud est à quasiment plus de 8 minutes et les Watts développés par l'Italien montre que c'était du haut niveau.

En 2015, Nibali est encore à un bon niveau en dernière semaine mais le mal est de toute façon déjà fait. Ca fait depuis 2013 qu'on ne voit plus briller toute l'année et ils nous sort désormais chaque année des préparations inquiétantes.

Quand tu ne fais rien ou presque du début de saison, tu n'as aucune excuse et doit aborder le Giro à 100%. Espérer monter en puissance et partir avec un retard de forme alors que tu prépares exclusivement le Giro, ça montre surtout que la préparation n'a pas été bonne, à la Jan Ullrich.

Je ne crois pas au déclin physique, Nibali n'a pas été blessé et n'a pas pu perdre une dizaine de watts comme ça en 1 an (entre 2014 et 2015). En plus il n'a que 31 ans.

A mon avis, l'usure est mentale, Nibali a psychologiquement lâché l'affaire, il a tout gagné, remporté le graal (le Tour) et l'ambiance est pesante dans son équipe.

Giro : 16e étape, Bressanone - Andalo (132 km)

Publié : 25 mai 2016, 14:42
par Thor8_one
Oui, mais il me semble qu'en 2014 Nibali il écrase son Tour la première semaine notamment sur l'étape flandrienne non ?

Giro : 16e étape, Bressanone - Andalo (132 km)

Publié : 25 mai 2016, 14:45
par tuco
veji2 a écrit :
tuco a écrit :roche n'a pas triché.
Je n'en sais rien, après ce que je voulais dire c'est que tout le monde dit encore que l'année 87de Roche c'est un peu une sorte d'année 95 de Jalabert sur stéroïdes : il avait trouvé la carburation parfaite....

Je pense que ça, c'est une explication trouvée a posteriori et qui est un peu tautologique


en plus, dans le détail, roche a battu sur le giro un pur grimpeur, robert millar, handicapé en CLM (90 km) et en CLME (43 km), et le jeune breukink, 23 ans

sur le tour, sans l'incident de bernard, il gagne pas (et encore moins sans le plombage de lemond)


et pour le mondial, rien d'étonnant à ce qu'un champion, dans la forme de sa vie, s'impose sur un tracé qui n'était pas plat.

Giro : 16e étape, Bressanone - Andalo (132 km)

Publié : 25 mai 2016, 15:01
par veji2
Gatsuop a écrit :
veji2 a écrit :
david38100 a écrit : Ouai mais oublie pas l'année 2014 de Nibali c'est pas 95 du Panda... en 2014 Nibali est écrasé par Contador et Froome. Je sais pas si il aurait tenu face à Contador dans la montagne parfois je me dis que oui et parfois non... je suis certains que le Pistolero l'aurait fait exploser dans le Port de Bales.
Bien sûr, c'est juste que je regarde différement ce TDF 2014 quand je vois ses saisons 2015 et cette année, mais bon... ce sport que nous aimons nous rangs soupçonneux de tout..
C'est clairs que le contraste Nibali 2014 avec 2015/2016 est assez important.
Maintenant on sera jamais ce qu'il en est vraiment, de toute façons il y a pas 50 solution :

- Nibali était au top de ça carrière en 2014, il est maintenant sur un déclins prononcés (Le déclin peut être "naturel" mais aussi avoir des causes extérieurs, style beacoup moins d'effort a l'entrainement/perte de motivation car pas au mieux dans son équipe/palmarès déjà réussi)

- Nibali 2014 était aider par une Pharmacie/Moteur qu'il n'a plus (Perso l'étape des pavés avec les Astanas qui font un numéros ça me laisse toujours perplexes)

- La concurrence de 2014 était bien plus faible que 2015/2016, et le niveau de Nibali intrinsèquement est un peu près le même qu'en 2014.

Ou ça peut être un être un mix de tous ça (Style Déclins de Nibali + Différence de plateau qui font accentuer le déclins de Nibali)
oui on peut imaginer un mélange de tout mais dans le fonds le premier est tout à fait possible et puis Nibali est peut être un des premiers coureurs depuis longtemps qui nous refait un déclin "normal" comme celui des grands champions d'autrefois... Les Merckx, Hinault et jusqu'à Fignon, le début de trentaine c'était le début de la fin..

Giro : 16e étape, Bressanone - Andalo (132 km)

Publié : 25 mai 2016, 15:49
par On3
Le point 3 de Gatsuop est déjà invalidé par les chiffres qui étaient sortis après-Tour 2014.
En 2014, Nibali a sorti les watts des précédents vainqueurs de Tour. Ce n'était pas plus faible, et je crois même me souvenir qu'il sortait un 425w (puissance étalon) sur Hautacam, ce qui fut remarquable.

Giro : 16e étape, Bressanone - Andalo (132 km)

Publié : 25 mai 2016, 16:02
par veji2
On1 a écrit :Le point 3 de Gatsuop est déjà invalidé par les chiffres qui étaient sortis après-Tour 2014.
En 2014, Nibali a sorti les watts des précédents vainqueurs de Tour. Ce n'était pas plus faible, et je crois même me souvenir qu'il sortait un 425w (puissance étalon) sur Hautacam, ce qui fut remarquable.
Clairement le Nibali de 2014 il est à un niveau Froomo-Contadorien...

Giro : 16e étape, Bressanone - Andalo (132 km)

Publié : 25 mai 2016, 16:04
par zefiros
Nibali a les 3 grands tours plus un monument.
Clairement en a t'il quelque chose à foutre d'avoir un deuxième giro?

Giro : 16e étape, Bressanone - Andalo (132 km)

Publié : 25 mai 2016, 16:22
par veji2
zefiros a écrit :Nibali a les 3 grands tours plus un monument.
Clairement en a t'il quelque chose à foutre d'avoir un deuxième giro?
Il peut, et c'est humain, ne plus avoir aussi faim ni envie de se faire autant mal...Mais tout ceci reste un mystère tout de même.

Giro : 16e étape, Bressanone - Andalo (132 km)

Publié : 25 mai 2016, 16:26
par zefiros
veji2 a écrit :
zefiros a écrit :Nibali a les 3 grands tours plus un monument.
Clairement en a t'il quelque chose à foutre d'avoir un deuxième giro?
Il peut, et c'est humain, ne plus avoir aussi faim ni envie de se faire autant mal...Mais tout ceci reste un mystère tout de même.
Le mec marche beaucoup au mental, il vient d'être père de famille, il a le début de la trentaine et tout gagné à part champion du monde.
Il a moins faim voila tout, sans compter sa préparation qui a été tronquée par ses vertiges et son équipe avec qui cela se passe mal.
Rien de bien dingue ca arrive trèèèèèèèèèèèès souvent dans le sport de haut niveau, ca le rend humain. :italy:

Un mec comme contador qui continue à avoir faim c'est rarissime, un vrai tueur l'espagnol.

Giro : 16e étape, Bressanone - Andalo (132 km)

Publié : 25 mai 2016, 16:31
par veji2
zefiros a écrit :
veji2 a écrit :
zefiros a écrit :Nibali a les 3 grands tours plus un monument.
Clairement en a t'il quelque chose à foutre d'avoir un deuxième giro?
Il peut, et c'est humain, ne plus avoir aussi faim ni envie de se faire autant mal...Mais tout ceci reste un mystère tout de même.
Le mec marche beaucoup au mental, il vient d'être père de famille, il a le début de la trentaine et tout gagné à part champion du monde.
Il a moins faim voila tout, sans compter sa préparation qui a été tronquée par ses vertiges et son équipe avec qui cela se passe mal.
Rien de bien dingue ca arrive trèèèèèèèèèèèès souvent dans le sport de haut niveau, ca le rend humain. :italy:

Un mec comme contador qui continue à avoir faim c'est rarissime, un vrai tueur l'espagnol.
On peut imaginer que la suspension qu'il perçoit comme injuste continue à hanter Contador qui veut absolument regagner un tour après celle-ci pour montrer que oui il est un grand champion.

Giro : 16e étape, Bressanone - Andalo (132 km)

Publié : 25 mai 2016, 16:31
par albo
Gatsuop a écrit :
veji2 a écrit :
david38100 a écrit : Ouai mais oublie pas l'année 2014 de Nibali c'est pas 95 du Panda... en 2014 Nibali est écrasé par Contador et Froome. Je sais pas si il aurait tenu face à Contador dans la montagne parfois je me dis que oui et parfois non... je suis certains que le Pistolero l'aurait fait exploser dans le Port de Bales.
Bien sûr, c'est juste que je regarde différement ce TDF 2014 quand je vois ses saisons 2015 et cette année, mais bon... ce sport que nous aimons nous rangs soupçonneux de tout..

- Nibali 2014 était aider par une Pharmacie/Moteur qu'il n'a plus (Perso l'étape des pavés avec les Astanas qui font un numéros ça me laisse toujours perplexes)
On ne peut pas parler d'un numéro "étonnant" des Astana sur cette étape pavée.

Nibali, qui n'est pas un manche et qui est plutot habile sur un vélo, se fait méchamment tracter par Fuglsang, équipier solide s'il en est, et surtout Westra, qui est le rouleur que l'on sait.
Tu ajoutes à cela quelques relais de Lars Boom qui voulait gagner l'étape, et cette "échappée victorieuse" de gros rouleurs devient moins étonnante.

Quand on revoit Andy se faire tracter par Spartacus sur le même terrain (certes sous le soleil), ça permet de bien se rendre compte à quel point l'aspiration est importante sur ce terrain aussi.

Giro : 16e étape, Bressanone - Andalo (132 km)

Publié : 25 mai 2016, 16:31
par El_Pistolero_07
Contador c'est depuis son accident qu'il a prit ce mental de tueur !

Giro : 16e étape, Bressanone - Andalo (132 km)

Publié : 25 mai 2016, 17:03
par Raboboy
albo a écrit :
On ne peut pas parler d'un numéro "étonnant" des Astana sur cette étape pavée.

Nibali, qui n'est pas un manche et qui est plutot habile sur un vélo, se fait méchamment tracter par Fuglsang, équipier solide s'il en est, et surtout Westra, qui est le rouleur que l'on sait.
Tu ajoutes à cela quelques relais de Lars Boom qui voulait gagner l'étape, et cette "échappée victorieuse" de gros rouleurs devient moins étonnante.

Quand on revoit Andy se faire tracter par Spartacus sur le même terrain (certes sous le soleil), ça permet de bien se rendre compte à quel point l'aspiration est importante sur ce terrain aussi.
Oui enfin on ne va pas refaire le débat en long, en large, et en travers mais on parle quand même non seulement d'une étape pavées, mais d'une étape avec suffisamment de pavés pour faire une sélection, sous la pluie donc avec pavés mouillés pour lesquels il vaut mieux avoir une certaine "habitude" et technique, et donc une étape où même un paquet de flandriens qui, à l'instar de Boom et Vanmarcke, avaient coché cette étape, ont été distancé sans ménagement par des Westra et Fulsgang qui étaient sans référence significative sur ce type d'épreuve (qui n'en ont guère plus depuis d'ailleurs, des mecs qui n'ont jamais existé ne serait-ce que sur un Volk ou un G-W), pas plus que Nibali; et un Westra qui avait déjà l'échappée matinale dans les pattes. Donc c'est quand même super ultra méga étonnant, d'un coup, de voir trois néophytes mettre à mal des vieux loups de mer avec le seul Boom qui arrive presque péniblement, du moins en deux temps, à suivre. Et qui ne relayera guère ensuite (faut pas exagérer son rôle) avant de sortir chercher l'étape.

Sur ces dix dernières années je crois que c'est largement l'une (si ce n'est la première) des "performances" collectives que je trouve parmi les plus louches. Donc, pas un numéro étonnant mais hyper étonnant, et le mot est faible.
J'aimerais bien demander à Sagan, Cancellara, Keukeleire voire Kwiatkowski, Hayman (après tout lui aussi était dans l'échappée comme Westra) ou Trentin ce que ça leur a fait de voir les Astana partir sans eux sur les pavés....

Giro : 16e étape, Bressanone - Andalo (132 km)

Publié : 25 mai 2016, 17:10
par papou06
On1 a écrit :Le point 3 de Gatsuop est déjà invalidé par les chiffres qui étaient sortis après-Tour 2014.
En 2014, Nibali a sorti les watts des précédents vainqueurs de Tour. Ce n'était pas plus faible, et je crois même me souvenir qu'il sortait un 425w (puissance étalon) sur Hautacam, ce qui fut remarquable.
Il y a des choses que les watts ne disent pas.
En 2014, Nibali est nettement au-dessus de ses adversaires. Ca lui permet de courir à sa main, de gérer la course comme il l'entend, et de ne jamais se mettre dans le rouge. Or se mettre dans le rouge quitte à exploser, c'est quelque chose que Nibali a très souvent fait dans sa carrière. C'est un coureur qui courre aux sensations et au panache, il ne veut pas lâcher de terrain sur ses adversaires, un peu comme un Contador, qui quand il est le moins fort, tente de suivre jusqu'à se mettre dans le rouge. On est loin de coureurs comme Froome ou Pinot, qui courent plus avec leurs données qu'avec leurs sensations.

Tout ça pour dire qu'avec des Froome et Contador, Nibali aurait plus facilement été mis en difficulté, et aurait pu sembler bcp moins impérial et développer des puissances moindres.

Mais tout ça, c'est de toute façon de la littérature. Les seules choses que l'on peut dire, c'est que Nibali a mérité son tour en le dominant de bout en bout.