Bradounet_ a écrit : 17 oct. 2019, 18:38
La diffusion des étapes en intégralité a en effet tué les étapes marathon.
Désormais tout est bien calibré.
J'ai surement cette nostalgie de l'enfance où j'avais l'impression qu'une étape du TdF se déroulait toute la journée et où je me faisais des suivis réguliers à la radio pour connaitre l'évolution des écarts avec les échappées et les vainqueurs des sprints intermédiaires. Cela créait une formidable attente avant de pouvoir accéder aux images de la course et favorisait l'imaginaire.
Et puis quel plaisir ce fut de pouvoir croquer ses Miel Pops en vacances devant le départ d'une montagne d'une étape de montagne à la télé, de pouvoir manger sa ratatouille pendant une ascension de l'Aspin et lécher la face intérieure de ses BN chocolat-noisette accompagné de sa brique de jus de raisins pendant la montée de l'Alpe d'Huez.
Je comprends tout à fait ce que tu veux dire. J'ai connu ça aussi pendant les naillenetiz.
Et puis regarder le "Journal du Tour" signifiait quelque chose, même pour les étapes plates, car en général on avait raté toute la ou les batailles pour l'échappée.
On découvrait alors, sous nos yeux ébahis, que l'échappée était sortie en plusieurs morceaux, que des mecs était revenu, que d'autres avaient lâché, que Lemond, Breukink ou encore Stephen Roche avaient tenté de prendre l'échappée du matin avant de s'être ravisé.
Francis Marotto (pas sur de l'orthographe), nous dévoilait une réalité fantasmée; en effet, comme tu le dis, on avait l'impression que les coureurs partaient vraiment la matin (cad avant midi, et non pas les matins d'aujourd'hui compris entre 13h et 15h).
Le prisme de la nostalgie nous embellit tellement les choses, car mon père, Marotto et Chamouleau, il s'en fout pas mal et n'a aucun souvenir.