La crise du cyclisme belge

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Modérateur : Modos VCN

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GATO
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Daniel_H a écrit :
Certes, Roubaix reste Roubaix mais, par exemple, une année, Freddy Maertens a remporté 13 étapes du Tour d'Espagne, ce qui est impensable actuellement...
5 jours aprés cette Vuelta 1977 commence le Giro 1977.
Et Freddy Maertens y remporte 7 victoires avant d`abandonner sur chute au sprint lors de la 8e étape B. :lolilol:
Le nesquik devait être très bon. :moqueur:
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tuco
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GATO a écrit :
Daniel_H a écrit :
Certes, Roubaix reste Roubaix mais, par exemple, une année, Freddy Maertens a remporté 13 étapes du Tour d'Espagne, ce qui est impensable actuellement...
5 jours aprés cette Vuelta 1977 commence le Giro 1977.
Et Freddy Maertens y remporte 7 victoires avant d`abandonner sur chute au sprint lors de la 8e étape B. :lolilol:
Le nesquik devait être très bon. :moqueur:
tout le monde prenait le même nesquik


ça m'ennuie qu'on n'évoque plus le passé qu'à l'aune des années berzine-riis-amrstrong, c'est vraiment dommage :sad:


freddy maertens (jamais vu rouler) devait être un superchampion, voilà tout.
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veji2 a écrit :
Daniel_H a écrit :
chrisroyer a écrit :Il a un bien meilleur palmarès quand même le Roger, plus complet avec LBL et la Lombardie (et je parle même pas des courses par étapes, Tirreno c'était un peu celui de cette année et le tour de Suisse devait être cancellarien, il avait surement Rominger comme manager)
Oui, c'est difficile de comparer les époques. Roger a gagné maintes fois Tirreno mais c'était une semaine pour sprinteurs à l'époque. LBL se déroulait tout à fait autrement, on arrivait au vélodrome de Rocourt, à l'époque et le parcours était bien moins sélectif, les attaques se faisaient plus tôt, etc. Cela n'enlève rien au palmarès du Gitan qui était aussi un sacré champion mais il faut comparer ce qui est comparable. Certes, Roubaix reste Roubaix mais, par exemple, une année, Freddy Maertens a remporté 13 étapes du Tour d'Espagne, ce qui est impensable actuellement...
[b:3vog6g2x]au delà des parcours le "pool" de cyclistes de talents était très limité aussi hein, c'est comme si à son époque il y avait eu Valverde (Merckx) que lui c'était GVA et qu'à côté il y avait encore une douzaine de bons coureurs et ensuite des gars de niveau conti... ben forcément même si un parcours n'est pas optimal pour toi, tu tapes des victoires sur plein de scenarios différents.[/b:3vog6g2x]

ça reste à prouver, ça. Je trouve que c'est l'excuse idoine.


Bon, je dis pas que le niveau n'a pas progressé, mais tout de même, quelle belle excuse pour ne rien changer aux reglements ! "ah ben ils sont plus forts ma bonne dame", non !


ou alors, même, JUSTEMENT, ils sont plus homogènes, raison de plus pour alourdir les vélos !!! pour refaire les écarts


car je suis PER-SUA-Dé que le ratio champions/bon coureurs/mauvais est le même quelle que soit l'époque. Et persuadé aussi que la voirie, le matériel et autres paramètres actuels favorisent le "moyen-bon" par rapport au bon, et que donc, il faut en rajouter dans la difficulté, pas du parcours forcément mais en terme de matériel (même vélo pour le clm que pour le pavé ou le reste, moins d'équipiers, parcours plus long, lestage...)


c''est juste aberrant, et du conservatisme pur et fanatique que de ne rien changer quand, de toute évidence, tout le reste à changé
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pierrefromalsace
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Je trouve ça normal au contraire que le peloton s’homogénéise.

Plus le temps passe, plus de nouveaux pays s'intéressent au cyclisme, plus des talents de ces pays débarquent.
Avant, les coureurs venaient de 6 ou sept pays d'Europe occidentale, maintenant ils viennent aussi d'Europe centrale, d'Europe de l'Est, d'Europe du Nord, des îles Britanniques, des pays du Commonwealth, d'Amérique du Nord et du Sud, d'Asie Centrale, d'Afrique, etc etc...

Les bons arrivent et remplacent numériquement les mauvais. Tout cela me parait fort logique.
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pas faux


mais raison de plus :)
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GATO
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tuco a écrit :
GATO a écrit :
Daniel_H a écrit :
Certes, Roubaix reste Roubaix mais, par exemple, une année, Freddy Maertens a remporté 13 étapes du Tour d'Espagne, ce qui est impensable actuellement...
5 jours aprés cette Vuelta 1977 commence le Giro 1977.
Et Freddy Maertens y remporte 7 victoires avant d`abandonner sur chute au sprint lors de la 8e étape B. :lolilol:
Le nesquik devait être très bon. :moqueur:
tout le monde prenait le même nesquik

ça m'ennuie qu'on n'évoque plus le passé qu'à l'aune des années berzine-riis-amrstrong, c'est vraiment dommage :sad:

freddy maertens (jamais vu rouler) devait être un superchampion, voilà tout.
Alors, il faut rendre le Tour de France 1978 á son équipier Michel Pollentier.
Sans parler que les contrôles á cette époque ...
[b:3dlzgseq]Par exemple le Tour 1980 : les cyclistes étaient contrôlés qu`une seule fois sur la question des corticoides et anabolisants et ils savaient le jour du contrôle :lolilol: [/b:3dlzgseq]
http://www.ina.fr/video/I00011417/jacqu ... video.html
Je précise que les deux victoires de Maertens aux CDM á l`époque mon fait plaisir, la deuxième surtout. Un des grands champions de ce sport avec toutes ses polémiques.
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pierrefromalsace a écrit :Je trouve ça normal au contraire que le peloton s’homogénéise.

Plus le temps passe, plus de nouveaux pays s'intéressent au cyclisme, plus des talents de ces pays débarquent.
Avant, les coureurs venaient de 6 ou sept pays d'Europe occidentale, maintenant ils viennent aussi d'Europe centrale, d'Europe de l'Est, d'Europe du Nord, des îles Britanniques, des pays du Commonwealth, d'Amérique du Nord et du Sud, d'Asie Centrale, d'Afrique, etc etc...

Les bons arrivent et remplacent numériquement les mauvais. Tout cela me parait fort logique.
En quoi l'internationalisation d'une chose est-elle toujours positive, faudrait m'expliquer...

Il n'y a pas plus de talents aujourd'hui qu'il y a vingt ans, il faut arrêter de raconter des farces. Sous prétexte qu'on ne retrouve plus dix Espagnols dans le top 20 de la vuelta, c'est synonyme de progrès et de venues de talents supérieurs du monde entier ? L'internationalisation est entrain de tuer le cyclisme dans l'oeuf.
La base du cyclisme c'est quoi ? La France, l'Italie et la Belgique avant tout, puis la Suisse, l'Espagne et les Pays-Bas (le Luxembourg est un cas trop particulier). L'internationalisation a amené Armstrong et sa clique de l'US Postal, la fin de dizaines de courses en Europe occidentale, le chômage de coureurs, de soigneurs, la fin d'équipes pros françaises, italiennes, espagnoles...

En 2002, on avait comme 5 grosses équipes pro françaises, 6-7 italiennes, 4 Espagnoles... depuis la Once a disparu, Kelme a disparu, Euskaltel, Mapei, Fassa Bortolo, Saeco, Acqua e Sapone, Mercatone Uno, Crédit Agricole, Jean Delatour, ...

L'internationalisation a failli détruire le Tour de France qui proposait des parcours stéréotypés où la caravane devenait l'argument numéro un, l'internationalisation a amené le fric, cette course à l'armement du dopage technologique, des oreillettes, des équipes totalement déracinées, des stars du peloton qui ne communient plus rien avec les spectateurs,... L'internationalisation est entrain de tuer le Giro, la vuelta est passée sous tutelle française, on a gavé le calendrier WT de courses inutiles et sans prestige comme Québec, Montréal, Down Under, Pologne, Eneco, Tour de Chine et on a laissé mourir des courses comme le Tour du Latium, Paris Bruxelles,... des championnats du monde se déroulant dans des pays grotesques qui n'en ont rien à cirer du cyclisme... Kittel champion du monde, ça sera joli tu crois ? :elephant: Cela fait 16 ans qu'il n'y a plus eu de championnat du monde cycliste en France... treize ans en Belgique... par contre en Australie, en Norvège, au Danemark, en Autriche, au Qatar... des pays qui n'en ont rien à secouer globalement du vélo par rapport à nos contrées... "Il faut développer la passion du cyclisme dans de nouveaux endroits ", me lanceras-tu ? Non, il faut plutôt ouvrir de nouveaux marchés et se faire un maximum de pognon facilement !

L'internationalisation a haussé le niveau ? Je ne vois pas en quoi avoir un Allemand, un Tchèque, un Polonais, un Anglais, un Canadien, un Portugais, un Belge et un Danois dans le top 8 du GP de Québec (GP qui sera financé par l'UCI et qui rapportera autant de points dans le calendrier que Gand Wevelgem) est un signe de qualité...

Il y a moins de Français, d'Italiens ou d'Espagnols au top dans les courses, non pas parce que le niveau du peloton a augmenté, mais le niveau des nations historiques a chuté ! Et pourquoi ont-elles chuté ? Les moyens manquent... l'internationalisation forcée est privilégiée au détriment des nations fondatrices de ce sport, moins de courses, moins de clubs amateurs, moins d'équipes, moins de coureurs pros -> moins de résultats, mais le peloton n'est absolument pas de meilleure qualité maintenant... il n'y a qu'à voir le spectacle sur les courses... tout est gangrené par le fric, les points WT et chacun préfère assurer son top 10.... Si tu penses que Froome, Nibali, Aru, Pinot, Van Garderen,Quintana et Contador c'est supérieur à Merckx, Poulidor, Gimondi, Van Impe, Thévenet, Ocana... Si tu penses que Boonen, Cancellara, Sagan, Van Avermaet c'est supérieur à Museeuw, Ballérini, Tafi, Bortolami, Tchmill...

L'internationalisation n'a amené qu'une seule chose : le fric, le pognon facile, la maille... continuons à défendre cette "marche inarrêtable" de l'histoire, et dans dix ans, on aura un très beau calendrier WT avec le Tour du Langkawi, le Tour de Californie, le GP Doha, l'Aruba Classic, le Tour d'Oman, le Tour de Grande Bretagne... avec des équipes kazakhes, chinoises, de milliardaires russes qui dictent des ordres à l'UCI... oups pardon c'est déjà le cas.... :elephant:

Le cyclisme doit rester un sport européen car c'est le berceau fondateur de ce sport, cela ne plaira pas aux "internationalistes" avides de découvrir de nouveaux marchés...
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Globalement d'accord sur l'internationalisation pour le fric. En revanche vu la situation économique mondiale et plus particulièrement, je pense que les équipes italiennes, espagnoles voire françaises se seraient tout de même cassées la gueule
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bullomaniak
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Un beau ramassis d'idées schématisées et à côté de la plaque qui insère des liens de cause à effets entre des éléments qui n'ont pas de liens entre eux pour servir un beau discours réac. Un mec qui place Thévenet dans les légendes du cyclisme n'a aucune crédibilité.
Crabtree
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L'internationalisation actuelle par rapport aux années de Merckx est surestimée. Certes, de nos jours, elle est organisée par l'UCI et massive mais à l'époque déjà, on voyait venir des coureurs de tous horizons. Je suis très surpris de voir cité l'Europe du Nord car dans les années 1970, les talents scandinaves ne manquaient pas, quelques-uns des meilleurs rouleurs de l'histoire: Ole Ritter, Leif Mortensen, Knut Knudsen, Gösta et Thomas Pettersson, Sven-Åke Nilsson ou Tommy Prim. Il y avait naturellement de nombreux répresentants des Îles britanniques tels que Barry Hoban, Michael Wright, Vin Denson ou Leslie West (peu d'Irlandais mais il y avait Seamus Elliott à la génération précédente et Kelly arrivera très vite). Il y avait des coureurs du \"Commonwealth\" comme Matthew Gilmore, Clyde Sefton, Bruce Biddle, Donald Allan ou Gary Clively (plusieurs pistiers certes, mais qui pratiquait également le cyclisme sur route) et surtout d'excellents coureurs colombiens comme Rafael Niño ou Cochise Rodriguez qui dominaient le circuit colombien de l'époque, surtout Cochise avait des capacités de rouleurs exceptionnels qu'on ne retrouve pas chez les Colombiens actuels. En Amérique du Nord, c'était très pauvre mais les Américains arrivaient avec Mike Neel et Jonathan Boyer. La grande différence par rapport à aujourd'hui, c'est naturellement l'ouverture à l'ancien bloc de l'est qui maintenait ses coureurs dans les rangs amateurs à l'époque. Mais même à ce niveau, les meilleurs coureurs d'Europe de l'Est avaient la possibilité de se frotter aux meilleurs occidentaux lors de courses open comme les Paris-Nice de 1974 et 1975 ou bien le Tour du Luxembourg par exemple. Ryszard Szurkowski était le meilleur coureur de l'est à l'époque et il a participé à ces deux Paris-Nice-là sans briller.

Je ne nie cependant pas que le cyclisme a changé depuis. Selon moi, les principales différences sont l'évolution du dopage, du matériel avec le vélo carbone et puis surtout la polarisation des parcours des différentes courses. Pour gagner, Liège-Bastogne-Liège, de nos jours, il faut avoir un poids de forme de 65kg au maximum lorsque Roger De Vlaeminck par exemple pesait 72kg au meilleur de sa forme. Liège-Bastogne-Liège est beaucoup trop accidenté en son final, si bien que les coureurs font une course d'attente jusque là. Cela favorise des punchers explosifs comme Philippe Gilbert. La Flèche wallonne est un cas typique pour cela. Quand Merckx la gagnait, l'arrivée était à Charleroi avec le Mur de Thuin comme juge de paix. C'est une côte en pavé que vous avez pu découvrir lors du dernier Tour de Wallonie avec la victoire de Danny Van Poppel. Sur un parcours comme celui de la Flèche wallonne de l'époque, Tom Boonen et Fabian Cancellara auraient été grandissimes favoris et Joaquim Rodriguez n'aurait pas eu la moindre chance alors que sur le parcours moderne, il n'est pas dit que Merckx aurait jamais pu gagner, dans tous les cas, pas quatre fois.
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pierrefromalsace
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Je ne vois pas pourquoi tu es \"surpris\". Je n'ai pas donné de dates pour mon raisonnement. Ce que tu racontes ici c'est la même chose que moi au final.
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bullomaniak a écrit :Un beau ramassis d'idées schématisées et à côté de la plaque qui insère des liens de cause à effets entre des éléments qui n'ont pas de liens entre eux pour servir un beau discours réac. Un mec qui place Thévenet dans les légendes du cyclisme n'a aucune crédibilité.
Tu n'as rien compris à mon message, tu m'attribues des propos que je n'ai jamais tenus et tu n'argumentes rien, je suis heureux d'être traité de réac par quelqu'un à l'argumentaire inexistant.
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Crabtree a écrit :L'internationalisation actuelle par rapport aux années de Merckx est surestimée. Certes, de nos jours, elle est organisée par l'UCI et massive mais à l'époque déjà, on voyait venir des coureurs de tous horizons. Je suis très surpris de voir cité l'Europe du Nord car dans les années 1970, les talents scandinaves ne manquaient pas, quelques-uns des meilleurs rouleurs de l'histoire: Ole Ritter, Leif Mortensen, Knut Knudsen, Gösta et Thomas Pettersson, Sven-Åke Nilsson ou Tommy Prim. Il y avait naturellement de nombreux répresentants des Îles britanniques tels que Barry Hoban, Michael Wright, Vin Denson ou Leslie West (peu d'Irlandais mais il y avait Seamus Elliott à la génération précédente et Kelly arrivera très vite). Il y avait des coureurs du "Commonwealth" comme Matthew Gilmore, Clyde Sefton, Bruce Biddle, Donald Allan ou Gary Clively (plusieurs pistiers certes, mais qui pratiquait également le cyclisme sur route) et surtout d'excellents coureurs colombiens comme Rafael Niño ou Cochise Rodriguez qui dominaient le circuit colombien de l'époque, surtout Cochise avait des capacités de rouleurs exceptionnels qu'on ne retrouve pas chez les Colombiens actuels. En Amérique du Nord, c'était très pauvre mais les Américains arrivaient avec Mike Neel et Jonathan Boyer. La grande différence par rapport à aujourd'hui, c'est naturellement l'ouverture à l'ancien bloc de l'est qui maintenait ses coureurs dans les rangs amateurs à l'époque. Mais même à ce niveau, les meilleurs coureurs d'Europe de l'Est avaient la possibilité de se frotter aux meilleurs occidentaux lors de courses open comme les Paris-Nice de 1974 et 1975 ou bien le Tour du Luxembourg par exemple. Ryszard Szurkowski était le meilleur coureur de l'est à l'époque et il a participé à ces deux Paris-Nice-là sans briller.

Je ne nie cependant pas que le cyclisme a changé depuis. Selon moi, les principales différences sont l'évolution du dopage, du matériel avec le vélo carbone et puis surtout la polarisation des parcours des différentes courses. Pour gagner, Liège-Bastogne-Liège, de nos jours, il faut avoir un poids de forme de 65kg au maximum lorsque Roger De Vlaeminck par exemple pesait 72kg au meilleur de sa forme. Liège-Bastogne-Liège est beaucoup trop accidenté en son final, si bien que les coureurs font une course d'attente jusque là. Cela favorise des punchers explosifs comme Philippe Gilbert. La Flèche wallonne est un cas typique pour cela. Quand Merckx la gagnait, l'arrivée était à Charleroi avec le Mur de Thuin comme juge de paix. C'est une côte en pavé que vous avez pu découvrir lors du dernier Tour de Wallonie avec la victoire de Danny Van Poppel. Sur un parcours comme celui de la Flèche wallonne de l'époque, Tom Boonen et Fabian Cancellara auraient été grandissimes favoris et Joaquim Rodriguez n'aurait pas eu la moindre chance alors que sur le parcours moderne, il n'est pas dit que Merckx aurait jamais pu gagner, dans tous les cas, pas quatre fois.
Merci pour cette argumentation.
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vesp-asien a écrit :
pierrefromalsace a écrit :Je trouve ça normal au contraire que le peloton s’homogénéise.

Plus le temps passe, plus de nouveaux pays s'intéressent au cyclisme, plus des talents de ces pays débarquent.
Avant, les coureurs venaient de 6 ou sept pays d'Europe occidentale, maintenant ils viennent aussi d'Europe centrale, d'Europe de l'Est, d'Europe du Nord, des îles Britanniques, des pays du Commonwealth, d'Amérique du Nord et du Sud, d'Asie Centrale, d'Afrique, etc etc...

Les bons arrivent et remplacent numériquement les mauvais. Tout cela me parait fort logique.
En quoi l'internationalisation d'une chose est-elle toujours positive, faudrait m'expliquer...

Il n'y a pas plus de talents aujourd'hui qu'il y a vingt ans, il faut arrêter de raconter des farces. Sous prétexte qu'on ne retrouve plus dix Espagnols dans le top 20 de la vuelta, c'est synonyme de progrès et de venues de talents supérieurs du monde entier ? L'internationalisation est entrain de tuer le cyclisme dans l'oeuf.
La base du cyclisme c'est quoi ? La France, l'Italie et la Belgique avant tout, puis la Suisse, l'Espagne et les Pays-Bas (le Luxembourg est un cas trop particulier). L'internationalisation a amené Armstrong et sa clique de l'US Postal, la fin de dizaines de courses en Europe occidentale, le chômage de coureurs, de soigneurs, la fin d'équipes pros françaises, italiennes, espagnoles...

En 2002, on avait comme 5 grosses équipes pro françaises, 6-7 italiennes, 4 Espagnoles... depuis la Once a disparu, Kelme a disparu, Euskaltel, Mapei, Fassa Bortolo, Saeco, Acqua e Sapone, Mercatone Uno, Crédit Agricole, Jean Delatour, ...

L'internationalisation a failli détruire le Tour de France qui proposait des parcours stéréotypés où la caravane devenait l'argument numéro un, l'internationalisation a amené le fric, cette course à l'armement du dopage technologique, des oreillettes, des équipes totalement déracinées, des stars du peloton qui ne communient plus rien avec les spectateurs,... L'internationalisation est entrain de tuer le Giro, la vuelta est passée sous tutelle française, on a gavé le calendrier WT de courses inutiles et sans prestige comme Québec, Montréal, Down Under, Pologne, Eneco, Tour de Chine et on a laissé mourir des courses comme le Tour du Latium, Paris Bruxelles,... des championnats du monde se déroulant dans des pays grotesques qui n'en ont rien à cirer du cyclisme... Kittel champion du monde, ça sera joli tu crois ? :elephant: Cela fait 16 ans qu'il n'y a plus eu de championnat du monde cycliste en France... treize ans en Belgique... par contre en Australie, en Norvège, au Danemark, en Autriche, au Qatar... des pays qui n'en ont rien à secouer globalement du vélo par rapport à nos contrées... "Il faut développer la passion du cyclisme dans de nouveaux endroits ", me lanceras-tu ? Non, il faut plutôt ouvrir de nouveaux marchés et se faire un maximum de pognon facilement !

L'internationalisation a haussé le niveau ? Je ne vois pas en quoi avoir un Allemand, un Tchèque, un Polonais, un Anglais, un Canadien, un Portugais, un Belge et un Danois dans le top 8 du GP de Québec (GP qui sera financé par l'UCI et qui rapportera autant de points dans le calendrier que Gand Wevelgem) est un signe de qualité...

Il y a moins de Français, d'Italiens ou d'Espagnols au top dans les courses, non pas parce que le niveau du peloton a augmenté, mais le niveau des nations historiques a chuté ! Et pourquoi ont-elles chuté ? Les moyens manquent... l'internationalisation forcée est privilégiée au détriment des nations fondatrices de ce sport, moins de courses, moins de clubs amateurs, moins d'équipes, moins de coureurs pros -> moins de résultats, mais le peloton n'est absolument pas de meilleure qualité maintenant... il n'y a qu'à voir le spectacle sur les courses... tout est gangrené par le fric, les points WT et chacun préfère assurer son top 10.... Si tu penses que Froome, Nibali, Aru, Pinot, Van Garderen,Quintana et Contador c'est supérieur à Merckx, Poulidor, Gimondi, Van Impe, Thévenet, Ocana... Si tu penses que Boonen, Cancellara, Sagan, Van Avermaet c'est supérieur à Museeuw, Ballérini, Tafi, Bortolami, Tchmill...

L'internationalisation n'a amené qu'une seule chose : le fric, le pognon facile, la maille... continuons à défendre cette "marche inarrêtable" de l'histoire, et dans dix ans, on aura un très beau calendrier WT avec le Tour du Langkawi, le Tour de Californie, le GP Doha, l'Aruba Classic, le Tour d'Oman, le Tour de Grande Bretagne... avec des équipes kazakhes, chinoises, de milliardaires russes qui dictent des ordres à l'UCI... oups pardon c'est déjà le cas.... :elephant:

Le cyclisme doit rester un sport européen car c'est le berceau fondateur de ce sport, cela ne plaira pas aux "internationalistes" avides de découvrir de nouveaux marchés...

:applaud:


à part pour les points WT qui (dieu merci) n'ont plus cette importance, je suis d'accord


faudrait une sécession des nations historiques, et fuck l'UCI et ses gp de québec, ses championnats au qatar et sa future parité H/F

mais bon, sauf gigantesque peak oil, ça n'arrivera pas, donc bon, en attendant, profitons du cyclisme actuel qui, dans les classiques au moins, est plus excitant qu'il y a dix ans, et si les GT sont [i:pjf710eh]plutot[/i:pjf710eh] chiants, au moins y'a de la star, plus excitante que dans les années 2000 (ou pire, du temps de hinault ou la concurrence était vraiment faiblarde)
Pour un cyclisme réactionnaire :cheval:
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Les Ardennaises n'ont jamais été aussi chiantes qu'actuellement tuco. Voir Gerrans gagner Liège est une abomination pour moi. On rajoute des côtes dans le final de Liège, on arrive toujours à Ans qui est une arrivée horrible, on franchit toujours trois fois ce bête mur de Huy, on a modifié un très beau parcours de l'Amstel pour mettre cet affreux Cauberg en juge de paix à 2km de l'arrivée... on a même changé le calendrier pour tenter de revalori$er l'Amstel...

Les Flandriennes sont parfois très médiocres... on a mis un horrible parcours sur le Ronde, on a supprimé le somptueux Mur de Grammont, on a supprimé ce qui faisait l'essence même du Ronde (les petites routes à travers les champs où chacun bouffait le vent), tu as vu maintenant que l'on passe sur de larges nationales dans le final avant d'aborder le vieux Quaremont... sans parler de cet horrible circuit et le fait que l'arrivée du Ronde soit payante... Roubaix a su rester identique en revanche et c'est tant mieux.

Je n'évoque même pas le changement de calendrier de l'E3 et de GW tout ça dans le but de créer un \"troisième week-end flandrien\"...

Le fric et l'internationalisation ont tué Liège, la Flèche et le Ronde. Le Lombardie est chiant une année sur deux avec cet horrible parcours, seul Roubaix résiste pour l'instant. San Remo c'est à part, classique si spéciale qu'on ne peut la classer, mais au moins elle ne s'est pas \"prostituée\" en mettant le mur dans le final qui aurait permis à Nibali ou Purito Rodriguez d'être des gros favoris...
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