Je ne suis pas d'accord avec ton analyse : 1/ Un des caractéristiques bien connue des rouleurs grimpeurs genre Anquetil, Indurain, Ullrich est qu'ils n' ont pas de démarrage en côte (ils peuvent larguer les autres en accentuant le rythme, cul sur la selle de préférence), ce qui ne correspond pas à Froome et à ses accélérations dévastatrices.patricienbcbg a écrit :Pour moi Froome est un rouleur grimpeur,
A un niveau moindre, Dumoulin, Van Garderen, Porte,...
Je pense que leur disparition est surtout due à un changement de certaines pratiques.... si l'EPO coulait encore à flot je pense qu'on aurait à l'heure actuelle des GT avec Dumoulin, Van Garderen, Porte, Froome, Capecchi, Kyrienka, Tony Martin, Cancellara,...
On voit très bien qu'il y a une course à la maigreur chez les leaders aujourd'hui, regardons la différence de carrure entre Froome/Van Garderen et Indurain/Jalabert par exemple.
A contrario, si l'EPO avait été détectable en 1990, on aurait eu des GT dominés par les purs grimpeurs comme Pantani, Piepoli, Jimenez, Virenque, des coureurs légers qui ont été broyés comme Cubino, Montoya, Rincon, Totschnig, Meija...
Pour subsister en tant que grimpeur dans les années 90's il fallait soit être un grimpeur d'exception (Pantani, Jimenez), soit être chargé comme une mule, au risque d'être broyé (Cubino, Montoya, Rincon, Piepoli, Meijia, Claveyrolat, Zberg B.)
En 2010, pour subsister en tant que rouleur grimpeur, il faut être soit un rouleur grimpeur d'exception ou être chargé comme une mule (je laisse le soin à chacun de classer Froome dans l'une des deux catégories), au risque d'être broyé.
J'ai bien peur que tout ne soit qu'une question de pratiques dopantes.
2/ L'EPO a autant avantagé les grimpeurs que les autres, Virenque n'aurait jamais réalisé les raids qui l'ont tendu célèbre sans sa potion. Pareil pour Chiapucci qui avait pu rétablir un peu l'équilibre avec Indurain du côté de Sestrières.
3: Tu parles de disparition des rouleurs grimpeurs mais tu en cites 3 (TVG, Porte, Dumoulin), preuve qu'ils sont encore là. Si les parcours étaient équilibrés avec plus de CLM, les méchants rouleurs grimpeurs tiendraient sans doute le haut de l'affiche au détriment des gentils grimpeurs. Un Hinault ou un Indurain auraient-ils gagné le Tour 2014 contre un Delgado ou un Pantani ?

