Il faut préciser que le recrutement n'a plus rien à voir quand ils ont compris que continuer à s'aventurer sur le marché italien (Ryabushenko, Guardini, Petilli...), ça allait les mener à leur perte. Depuis, ils captent une majorité des plus grands talents chaque saison (2019 ; Pogacar et Philipsen - 2020 : Ardila (qui venait d'écraser comme jamais auparavant le Giro u23), Bjerg et McNulty les deux meilleurs rouleurs U23 au monde excepté Evenepoel - 2021 : Ayuso, Fisher-Black et Hirschi - 2022 : Almeida - 2023 : Vine, Christen, Bax - 2024 : Del Toro, Baroncini, Morgado - 2025 : Torres), prenant en quelques sortes le relais de la Sky qui pensait qu'avec Bernal le plus dur avait été fait et qui a persisté à tort sur la filière colombienne avec Sosa et ses potes nazes et qui fait toujours d'un grabataire espagnol sa figure de proue.El_Pistolero_07 a écrit : 23 oct. 2025, 22:00 Comme Iguane je pense que Pogacar tombera jamais. UAE a tellement d'argent pour le protéger, payer des avocats etc que c'est impossible qu'il tombe.
Surtout qu'il faut se rappeler qu'avant 2020, UAE c'est une équipe de guignol qui ne gagne rien, avec juste un jeune prometteur en 2019 (qui sera largement leur meilleur coureur cette année là), Pogacar a rendu UAE crédible comme équipe pro, lui a offert les premières victoires de prestige et permis à cette équipe nulle, à la base italienne, de devenir l'équipe numéro un au monde et de cumuler les victoires comme des perles...
Et vu son salaire, il partira jamais et donc sera toujours un ambassadeur d'UAE qui le défendra au cas où...
Donc, sur la durée, il était évident qu'ils allaient finir par taper juste et que les résultats allaient suivre à une époque où les jeunes coureurs sont très rapidement compétitifs.
Pour autant, ce qui peut interpeller sur la dynamique d'équipe, ce sont les progrès indéniables de Pogacar et de toute sa garde rapprochée sur les efforts longs en montagne (Adam Yates : saut de perf en 2023, Pogacar en 2024, Narvaez et Wellens en 2025, Almeida progression plus régulière mais ça vient à présent titiller Vingegaard en GT). On peut espérer de tout cœur que Beubeu va se mettre à savoir passer les cols de plus d'un 1.5 km à présent.
Il ne faut cependant pas perdre à l'esprit que, depuis l'affaire Festina, les grosses équipes ont eu tendance à se délester des contraintes organisationnelles du dopage collectif, Discovery Channel une des dernières à y résister avec des perfusions à l'arrache sur des aires de repos, déjà en 2009, Armstrong avait dû se débrouiller davantage par lui-même, Bruyneel ne voulant plus mettre les mains dans le cambouis/mélasse/nesquick. Les tops coureurs sont redirigés vers des réseaux de préparateurs externes avec quelques fois des connexions plus importantes avec certaines équipes facilitatrices (Astana/Ferrari, CSC/Cecchini, Santucione/Saeco/Lampre, Fuentes/Kelme, Rabobank/Humanplasma, Arkéa/Sainz, FDJ/Schmidt (
Le Froome de la Vuelta 2011 qui n'allait pas être reconduit à la fin de la saison, je doute que la Sky nous l'avait préparé aux petits oignons, c'était Lars Peter Nordhaug qui était prévu à sa place sur la Vuelta, tombé malade quelques jours avant le grand départ. Pour Saunier Duval, allez demander à Nicolas_Fichtrement, lui, il sache. En 2008, c'est surtout Ricco, sa meuf et ses potes qui ont du se refiler le tuyau sur les effets à rallonge de la CERA.
Réduire le dopage à une affaire d’équipe, c’est céder à une lecture trop binaire et fantasmée du peloton. Les pratiques suspectes ne s’arrêtent pas aux frontières d’un bus, et les réseaux individuels dépassent largement les structures officielles.


