Les enseignements du jour :
- Bernal repasse devant Thomas. Est-ce un atout pour eux ? Pas sûr. Le fait que Thomas attaque alors que Bernal creusait montre que chacun souhaite gagner le Tour.
- Pinot pas terrible aujourd'hui. Il vient de le dire à demi-mot en interview. Pour une journée moyenne il reste avec les meilleurs, sauf Bernal. C'est dommage, mais pas catastrophique. La question est : sa forme moyenne du jour est-elle un petit coup de mou passager ou est-ce une tendance ? J'espère vraiment pas. 20 secondes entre Pinot et Bernal, que je considère comme le gros client désormais.
- Movistar ... bon ben ... les gars vous êtes chelou, ça ne nous surprend même plus.
- Alaphilippe. Avec des tactiques de gagne-petit comme aujourd'hui, comme les autres jours, il va gagner le Tour.
Ok il montre des faiblesses et va peut-être craquer à l'usure, mais bon sang ... de belles étapes comme ça qui se résument à 2 bornes de bagarre et encore !! lamentable ! en tous cas aujourd'hui il a autant d'avance qu'à l'entrée des Pyrénées.
Je l'aime beaucoup mais je trouve que l'état d'esprit des coureurs n'est pas celui de ceux qui veulent prendre le risque de gagner.
P.S : je regrette vraiment l'étape du Tourmalet. Pinot pouvait creuser des gros trucs ce jour-là, en ne partant qu'à 2 bornes du sommet. Je regrette plus ce jour-là que la bordure.
Ca devient rare de voir des attaques !! alors même qu'Ineos n'est pas forte cette année ! on pourrait avoir une course d'homme à homme, avec des leaders face à face, ou presque. Mais non. On reprend les bons vieux schémas des années 2010, voire 2000 avec Armstrong sauf que là personne n'écrase la course.
Si les rivaux d'Alaphilippe veulent gagner le tour, demain ils doivent l'attaquer (pas faire un gros tempo) dans l'Iseran, et ceux qui resteront se départageront sur la montée finale.
Malheureusement, ils préfèrent peut-être faire "all in" sur la montée de Val-Thorens.