Vuelta 2016:10ème étape:Lugones-Lagos de Covadonga
Publié : 30 août 2016, 16:35
Certes les parcours voulant ménager le suspense renforcent cette homogénéité, mais il ne faut pas non plus nier que le niveau sur le Giro n'est pas le même en terme de densité : ils sont 5/ 6 très costauds et non 15, 25 costauds et non 40 ou 50...marooned2 a écrit :La difficulté des étapes/CLM n'a plus rien à voir donc je ne vois pas comment vous pouvez comparer quoi que ce soit.Coeur-de-Lyon a écrit :Même sur les chronos, le niveau est devenu plutôt homogène...
La hiérarchie des coureurs est moins établie que dans les 80'-90'-00'
=> bien pour le suspense, mais pour le spectacle on repassera.
Plus tu diminues le temps d'effort d'un chrono, plus le niveau va être homogène et resserré. Plus tu diminues les difficultés d'une étape de montagne, plus le niveau va être homogène et resserré tout en favorisant l'envoyage de watts dans la dernière montée.
Refoutez un CLM plat de 87 bornes et un CLM en côte au Ventoux de 36 bornes comme en 1987 et vous allez voir si le niveau est homogène sur les chronos...
Refoutez des étapes de montagne de 250 bornes et 6000m de dénivelé et vous allez voir si le niveau est homogène en montagne...
Sur le Tour en 2016, on propose un CLM "plat" de 36 bornes, un CLM en côte de 17 bornes et des étapes de montagne de 150-180 bornes et 3000-4000m de dénivelé. Et on s'étonne que le niveau est homogène et que tout le monde se tient en quelques secondes...
Cette année, seul le Giro a proposé une grande étape de montagne digne des années 80-90. C'était l'étape d'Alta Badia.
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210 bornes avec du gros dénivelé et un long moment au dessus des 2000m. D'un coup, le niveau était moins homogène... La sélection naturelle s'est faite naturellement et on a eu de très gros écarts à l'arrivée (le 10ème à 3'00", le 20ème à 6'21"", le 30ème à 11'52", etc...).
C'est curieux mais le niveau était d'un coup moins homogène :whistle:
Résultat sur le Giro on a aussi des équipes plus faibles et donc des leaders exposés plus tôt et donc qui s'usent plus. Le problème, particulièrement sur le tour, c'est que les tendances se renforcent au lieu de se contrecarrer : plus les niveaux sont homogènes plus les équipiers sont importants, plus les équipes donc verrouillent la course, ce qui bloque encore plus les attaquants déjà inquiet des niveaux très proches, ce qui abouti à une course qui se fige.