Liam a écrit : 11 sept. 2020, 23:26
Lotto-jumboy a écrit : 11 sept. 2020, 23:14
Heureusement que Bardet fini sans encombres. Je trouve cela assez irresponsable de le laisser repartir dans cet état. Imaginez les conséquences que cela pourrait avoir dans une descente dangereuse...A méditer.
T’as déjà essayé d’empêcher un coureur de repartir ? Je te déconseille
Ces mecs ne sont pas fait comme nous. La première chose à laquelle ils pensent c’est de remonter sur leur vélo le plus vite possible et de repartir pour terminer. C’est l’instinct. Il n’y a guère de temps pour faire un diagnostic pour leur dire d’arrêter, hors signe extérieur clair de danger (Skujins sur je ne sais plus quelle course là).
J'ai connu dans le temps un coureur venant du Grand-Duché de Luxembourg.
Un grand blond aux chaussures blanches.
Une année sur le Tour, un verglas d'été s'était malicieusement invité sur le passage du peloton dans la descente du col de Stockeu.
Naturellement, notre grand blond ne laissa pas passer l'occasion de se vautrer lamentablement.
Soudain, de stridents couinements percèrent la foule attroupée autour de ce spectacle affligeant.
C'était notre grand blond qui constata avec effroi que son cuissard avait été écorché lors de la chute.
Son frère, un autre grand maigrelet venant lui aussi du Grand-Duché de Luxembourg accouru (il faut savoir que le Grand-Duché de Luxembourg est si petit que les hommes qu y naissent doivent désormais s'y développer verticalement s'ils veulent voir un jour la canopée luxembourgeoise d'où la raison de ce particularisme anthropologique : Laurent Didier, Bob Jungels, Kevin Geniets sont d'ailleurs tous trop grands et sont de ce fait sujets à des déséquilibres chroniques s'ils ne sont plus entourés de près).
Revenons à notre grand blond : bien que déjà recroquevillé au sol, le braillard manqua de tomber une seconde fois, cette fois-ci dans les vapes lorsque l'index trémulant du fraternel pointa vers son genou ecchymosé.
Le grotesque de la scène eut bientôt raison de la curiosité des spectateurs ; las, ils s'en allèrent se coucher avant le soleil (il faut savoir également que, comme Gianni Moscon, les Belges ont très peur du noir alors ils couchent avec les poules, ce qui peut engendrer quelques créatures hybrides mi-homme mi-dindonneau comme Remco Déveine Poule, la poule-au-pot belge réversible : elle pond et sait faire le pont). A la différence des Français qui eux se lèvent quand poule y dort.
Bref, repassons du coq à l’âne :
Les minutes s’égrenèrent et notre poule mouillée n'avait toujours pas bougé le petit doigt de peur que celui-ci ne s'eût fracturé lors de la glissade, tétanisé et horrifié par une douleur qui pourrait apparaître d'un instant à l'autre.
Il eut fallu le réconfort de l’aîné pour le rassurer sur son intégrité physique, l'aider à déplier la troisième phalange de son auriculaire, et la deuxième, et la troisième, et le poignet, et le coude, et l'épaule, et le dos, et le cou, et le bec , et les pattes, et les ailes, Alouette! Alouette! et l'aider finalement à chevaucher de nouveau sa monture.