Comme d'hab avec la Vuelta ça manque un peu de variété, avec 7 arrivées au sommet
Mais contrairement à d'habitude, il n'y a qu'une seule vraie montée sèche à Font-Romeu (et encore en 2 temps). Le reste des étapes de montagne comprennent toujours pas mal de dénivelé avant la montée finale, quand on n'a pas carrément de vrais beaux enchainements (Andorre, Calar Alto, Collado del Alguacil la veille de l'arrivée). D'ailleurs, cette dernière étape a du kilométrage, ce qui change des formats "sprint" qu'on a régulièrement à ce moment dans les GT. Il faudra être en forme jusqu'au bout, et dès le départ vu le menu en 1° semaine (3 arrivées au sommet !!)
Sinon, j'aime beaucoup le retour d'étapes typiques de la Vuelta, plates avec une bosse pas loin de l'arrivée (étapes 5, 8, 10, 11, 13, 15). De quoi amener de l'incertitude

De manière générale, il y a pas mal de relief sur les étapes de plaine, de quoi donner leur chance aux baroudeurs
Mention spéciale à l'étape 6, vraie belle étape de moyenne montagne avec la portion de sterrato, ainsi qu'à l'étape finale à Grenade, qui devrait assurer un minimum d'intérêt sportif. Le chrono est un peu court (32km), mais on a vu pire.
Sur les mauvais points, et c'est rédhibitoire pour moi, c'est le tracé en lui-même que je trouve problématique. 2 énormes transferts en 1° semaine, puis à nouveau 2 gros transferts en 2° et 2 en 3°
C'est pas avec ça qu'ils auront moins chaud en Andalousie, à moins que ce soit pour garantir suffisamment de temps avec la clim dans le bus aux coureurs...
Et sinon, comme d'hab, c'est n'importe quoi, avec des boucles dans tous les sens, sans cohérence, et un Tour d'Espagne qui continue d'alterner Nord et Sud chaque année. Ca devient pire d'année en année, surtout depuis que Guillen a pris le manche...
Pour finir, pas d'arrivée mythique comme imaginé, que ça soit tout en haut de la Sierra Nevada ou aux Canaries. Finalement, c'est très quelconque