C'est plus compliqué que ça, pour moi. En fait, il faudrait différencier le malade naturel (celui qui souffre d'une pathologie par la faute à pas de chance) du malade \"professionnel\" (celui qui est devenu malade parce-qu'il n'a pas écouté son corps,qu'il lui en a demandé plus que celui-ci ne pouvait donner). Et je parle pas forcément d'asthme, une affection qui peut se manifester dans diverses circonstances, même tardivement et sans raison apparente.
C'est le 2è qui me gêne. Des chaudières comme Sharapova, Sundby ou Bjoergen ont un point commun: ils sont reconnus unanimement comme des forcenés, des bourreaux de travail, des jusqu'au-boutistes. Voilà des sportifs qui sont probablement allés bien au-delà de leurs possiblités, jusqu'à se retrouver en panique (et devoir passer des examens cliniques poussés) parce-que son cœur bat à 180 pulsations au moment de démarrer une sortie d'entrainement (Bjoergen)..
C'est l'excès, le surentrainement (et l'excès de compétitions, aussi) qui est à mettre en cause. Mais dans le sport de haut-niveau, c'est presque un réflexe culturel.
On commence à comprendre qu'il faudra sans doute en finir avec l'ultra-productivisme si cette planète veut se ménager un avenir, mais j'ai tendance à penser qu'il faudra raisonner de la même façon pour le sport de haut-niveau. Le malthusianisme sportif, voilà l'avenir.
(c'est de la pure utopie, je sais bien que les choses ne sont pas prés d'évoluer)
La pesanteur se dirige toujours vers le bas et le pognon vers la frontière suisse. (cavanna)