Re: Les grimpeurs français
Publié : 04 juil. 2020, 18:40
13. Laurent FIGNON

Il ne rentre pas dans la catégorie des grimpeurs à proprement parler mais difficile de faire l’impasse sur certaines de ses performances en montagne.
En 1984, il franchit un premier pallier sur le Giro dont il remporte le Grand Prix de la Montagne. Il se distingue en particulier dans la dernière étape de montagne où il se lance dans une grande offensive dans le Pordoi et parvient à prendre le maillot rose en repoussant Moser à plus de deux minutes. Insuffisant pour l’emporter au général.
Mais si l’histoire retient le rôle de l’hélicoptère de télévision dans le chrono final, les poussettes impunies dont bénéficia Moser dans les cols ou encore l’annulation du Stelvio, on a tendance à oublier que Fignon fut incapable de distancer le transalpin dans le Jafferau et surtout qu’il perdit plus d’une minute sur celui-ci dans le Blockhaus.
Quelques semaines plus tard, Fignon est transfiguré et survole le Tour 1984 en repoussant Hinault à plus de 10 minutes au général. Il remporte notamment trois étapes dans les Alpes dont un chrono en côte et seul Herrera le prive d’un quadruplé en le devançant à l’Alpe d’Huez tandis que tous les autres sont repoussés à plusieurs minutes. Le Fignon du Tour 84 appartenait à la caste des plus grands et on peut se demander la carrière qu’il aurait eu sans la blessure au tendon d’achille qui le mit sur la touche en 1985.
Il parvient à revenir à un niveau correct en 1987, saison au cours de laquelle il se classe 3e de la Vuelta en remportant une étape puis, comme en 84, s’impose à la Plagne sur le Tour, mais cette fois-ci en échappée.
Ce n’est toutefois qu’au cours de sa fantastique saison 1989 qu’il renoue avec ses plus belles heures en montagne. Très régulier dans l’exercice sur le Giro (une victoire d’étape, 2e au Tre Cime derrière Herrera), il prend sa revanche sur 1984 en remportant l’épreuve. Sur le Tour, il parvient à suivre Delgado dans l’Alpe d’Huez pour reprendre le maillot jaune à Lemond, puis s’impose à Villars de Lans après une belle attaque. Là encore, le contre-la-montre final lui est finalement fatal avec ces fameuses 8 secondes.
En conflit avec Guimard au sein de la formation Castorama en 1991, il réalise néanmoins une fantastique performance sur le Tour entre Jaca et Val Louron : après un début d’étape poussif, il se classe finalement 4e et "premier des autres" derrière le sulfureux trio Indurain-Chiappucci-Bugno.
Il signe son dernier succès sur le Tour l’année suivante à Mulhouse au terme d’une belle contre-attaque à travers les Vosges qui le voit remonter un à un les échappées initiales dans le Grand Ballon avant de résister d'un souffle à un groupe mené par Leblanc et Dufaux.

Il ne rentre pas dans la catégorie des grimpeurs à proprement parler mais difficile de faire l’impasse sur certaines de ses performances en montagne.
En 1984, il franchit un premier pallier sur le Giro dont il remporte le Grand Prix de la Montagne. Il se distingue en particulier dans la dernière étape de montagne où il se lance dans une grande offensive dans le Pordoi et parvient à prendre le maillot rose en repoussant Moser à plus de deux minutes. Insuffisant pour l’emporter au général.
Mais si l’histoire retient le rôle de l’hélicoptère de télévision dans le chrono final, les poussettes impunies dont bénéficia Moser dans les cols ou encore l’annulation du Stelvio, on a tendance à oublier que Fignon fut incapable de distancer le transalpin dans le Jafferau et surtout qu’il perdit plus d’une minute sur celui-ci dans le Blockhaus.
Quelques semaines plus tard, Fignon est transfiguré et survole le Tour 1984 en repoussant Hinault à plus de 10 minutes au général. Il remporte notamment trois étapes dans les Alpes dont un chrono en côte et seul Herrera le prive d’un quadruplé en le devançant à l’Alpe d’Huez tandis que tous les autres sont repoussés à plusieurs minutes. Le Fignon du Tour 84 appartenait à la caste des plus grands et on peut se demander la carrière qu’il aurait eu sans la blessure au tendon d’achille qui le mit sur la touche en 1985.
Il parvient à revenir à un niveau correct en 1987, saison au cours de laquelle il se classe 3e de la Vuelta en remportant une étape puis, comme en 84, s’impose à la Plagne sur le Tour, mais cette fois-ci en échappée.
Ce n’est toutefois qu’au cours de sa fantastique saison 1989 qu’il renoue avec ses plus belles heures en montagne. Très régulier dans l’exercice sur le Giro (une victoire d’étape, 2e au Tre Cime derrière Herrera), il prend sa revanche sur 1984 en remportant l’épreuve. Sur le Tour, il parvient à suivre Delgado dans l’Alpe d’Huez pour reprendre le maillot jaune à Lemond, puis s’impose à Villars de Lans après une belle attaque. Là encore, le contre-la-montre final lui est finalement fatal avec ces fameuses 8 secondes.
En conflit avec Guimard au sein de la formation Castorama en 1991, il réalise néanmoins une fantastique performance sur le Tour entre Jaca et Val Louron : après un début d’étape poussif, il se classe finalement 4e et "premier des autres" derrière le sulfureux trio Indurain-Chiappucci-Bugno.
Il signe son dernier succès sur le Tour l’année suivante à Mulhouse au terme d’une belle contre-attaque à travers les Vosges qui le voit remonter un à un les échappées initiales dans le Grand Ballon avant de résister d'un souffle à un groupe mené par Leblanc et Dufaux.


